Bal de Givre à New York, Fabrice Colin

Bal de Givre à New York, Fabrice Colin

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L’histoire

Anna Claramond ne se souvient plus de rien. Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte les assiduités du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui, mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu’elle est en danger. Anna sait qu’elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire, une fois retrouvée ?

Mon avis

Quelle expérience étrange que la lecture de ce roman, qui a éveillé en moi toutes sortes de sentiments contradictoires. J’ai adoré la description de ce New York futuriste, fait d’acier et de verre, où l’hiver semble s’être installé de façon permanente. Je me suis laissée entrainer dans cette intrigue un peu folle, où l’on se demande à chaque chapitre où l’auteur veut en venir (d’autant que le résumé en 4ème de couverture promet un final époustouflant). Si j’étais un peu sceptique au début, je me suis rapidement prise au jeu et j’ai lu ce roman quasiment d’une traite tant j’étais scotchée à cet univers fantomatique, où la réalité pourrait bien n’être qu’un mirage.

Mais l’héroïne m’a exaspérée au plus haut point (dans le genre “je me laisse porter par les événements, je ne me pose aucune question sur toutes les choses bizarres qui se passent autour de moi – notamment sur la disparition inexpliquée de mes parents – mais j’éclate en sanglots parce que je ne trouve pas LA robe de bal” !). Un autre personnage m’a fortement déplu : Wynter, le jeune homme de bonne famille, séduisant et riche, devant lequel l’héroïne se pâme. Je trouve cela un peu embêtant d’avoir éprouvé cela vu que ce sont les personnages principaux… mais ils m’ont rappelé le couple Bella/Edward et donc forcément, quand on n’aime pas l’un, on ne peut aimer l’autre.

Cela dit, j’ai vraiment apprécié d’autres personnages, les secondaires en fait : Jacob (quoique son emploi du “nous” a fini par m’agacer, car je ne pouvais pas m’empêcher d’entendre la voix de Gollum à chaque fois qu’il parlait), la clocharde un peu voyante, Iris (qui n’est autre que la sœur de Wynter), le Masque (surtout le mystère qui plane autour de lui)…

La quête d’Anna – qui prend quand même conscience à un moment donné que quelque chose ne tourne pas rond dans cet univers – est sans doute la partie la plus intéressante de l’histoire et l’on sent la tension monter, elle va d’ailleurs être exacerbée jusqu’au tout dernier chapitre, point culminant de ce roman. Et c’est là que le retour à la réalité a été difficile pour moi : la révélation finale a été une énorme déception. Quoi, vraiment ? Tout ça pour ça ? Une chute déjà vue et revue ? Passé ce moment de vide, je me suis quand même dit qu’il faudrait que je relise ce roman, pour le découvrir sous cette nouvelle perspective et faire attention aux indices qui ont pu être semés ça et là. Je suis donc partagée : j’ai été aussi enchantée que déçue par ce roman. Et c’est bien la première fois !

 

Et voilà pour ma 6ème participation au challenge des Lieux Imaginaires d’Arieste ! C’est aussi mon 1er livre pour le Time to choose du mois de mars…

logo-challenge-lieux-imaginaires time to choose

Bal de Givre à New York, de Fabrice Colin, Le Livre de Poche, 288 pages, 6,60€.

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2 Replies to “Bal de Givre à New York, Fabrice Colin”

    1. Je ne suis pas en position de le conseiller, à chaque fois que j’y repense je me demande : mais finalement, j’ai aimé ou pas ??!!
      Oui, mais… Non, mais quand même… C’est terrible de ne pas avoir un avis tranché sur la question !
      Je pense que je vais laisser reposer… et le relire !!!

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