La maîtresse de Rome, Kate Quinn

L’histoire

Jeune esclave juive soumise aux caprices de l’arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s’emploie de son mieux à les séparer. Cette dernière n’est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas à être remarquée de l’aristocratie romaine… et d’un dangereux admirateur : l’empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

Mon avis

Ah, que j’en ai entendu parler de cette Maîtresse de Rome dont l’histoire en a passionné plus d’une sur la blogo l’an passé ! A tel point que j’ai craqué, je me suis procuré le roman à toute vitesse… pour finalement le laisser patienter plusieurs mois dans ma biblio tellement j’avais peur d’être déçue ! Et puis il y a quelques semaines, à l’occasion d’une LC avec la charmante Thalia, je l’ai enfin sorti pour plonger en plein cœur de la Rome Antique.

D’ailleurs, je crois que c’est ce que j’ai préféré dans ce livre : le contexte historique, excellemment rendu dans les moindres détails par Kate Quinn, en bonne fille d’historien (ça aide !). Les descriptions, des arènes romaines aux villas d’été de Tivoli, en passant par le temple consacré à la déesse Vesta… c’est simple, on s’y croirait !

La construction du roman a bien des qualités car on suit les destins croisés de personnages hauts en couleurs : l’esclave Thea au douloureux passé, Arius devenu gladiateur malgré lui, la peste Lepida aussi insensible qu’ambitieuse, le sage sénateur Marcus, son fils Paulinus, l’empereur Domitien aux mille vices… Passions, intrigues, trahisons : on ne s’ennuie pas une seconde !

Par contre, j’ai noté quelques points négatifs : le changement quasi-systématique de point de vue qui n’apporte rien à l’intrigue, et une narration parfois décousue, dépourvue de transitions dignes de ce nom. Si l’auteur maîtrise le point de vue historique, je pense que son écriture manque de fluidité.

Mais dans l’ensemble, c’est une saga historique assez passionnante, qui pourrait très bien être portée à l’écran ! Et il se pourrait fort bien que je lise la suite, L’impératrice des sept collines, qui raconte le parcours de la jeune génération… ce qui ne sera certainement pas de tout repos 😉

Un grand merci à Thalia d’avoir partagé cette lecture avec moi ! Vous pouvez d’ailleurs découvrir son avis ici. Et puis c’était aussi l’occasion de participer au challenge Au cœur de la Rome Antique organisé par Soukee 🙂

La maîtresse de Rome, de Kate Quinn, chez Pocket, 690 pages, 8,40 €.

Attention : le visuel utilisé est celui de mon édition parue chez France Loisirs, et qui n’est apparemment plus disponible…

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8 Commentaires

Catégorie Historique

8 réponses à La maîtresse de Rome, Kate Quinn

  1. Ah oui, l’ambiance historique, quel délice … même si je ne suis pas certaine d’avoir voulu vivre à cette époque.

    J’avais même pas lu que l’auteur était fille d’historien, et pourtant c’est écrit dans sa présentation x) Donc oui, ça a du aider ^^
    Merci pour cette LC, j’ai passé un bon moment à discuter avec toi 😉

    Hâte de découvrir la suite. La sortie poche est en juillet si je me trompe pas. Mais je suis pas sure de le lire directement, faudra voir à ce moment-là x)

    • Coralie

      Ah non, vivre à cette époque, très peu pour moi !
      Moi aussi j’ai passé un très bon moment avec tous ces papotages au fil des pages, c’était vraiment agréable !
      Pourquoi pas lire la suite en juillet… C’est une bonne lecture pour les vacances je trouve :p
      Si tu es partante pour une nouvelle LC, ce sera avec plaisir 🙂
      Bisous Thalia !

  2. J’ai adoré ce roman. Non, même pas : je me suis délecté de sa lecture, un vrai régal 🙂
    J’espère que tu vas lire le deuxième tome, et j’espère que tu n’y trouveras pas les mêmes petites faiblesses ! Je l’ai préféré au premier, pour ma part, c’est dire 😀

  3. Pour le cadre historique, pourquoi pas ? Mais j’en ai tellement d’autres sur le feu que ce ne serait pas raisonnable DU TOUT !! 🙂

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