Le coeur cousu, Carole Martinez

LeCoeurCousu

Je sens que ce billet va être difficile à écrire, car c’est une lecture que j’ai terminée avec beaucoup de mal…

Le résumé

Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé : il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Mon avis

Malgré tous les prix et tous les bons échos entendus dans mon entourage, j’aurais dû me douter que ce livre n’était pas pour moi, mes préférences allant à la littérature anglo-saxonne plutôt qu’hispanique… Mais bon, j’ai été séduite par le Domaine des murmures, et je voulais me faire mon avis sur ce cœur cousu, recommandé à tout bout de champ.

Et je n’ai pas aimé. Vraiment. J’ai bien sûr retrouvé le charme de l’écriture de Carole Martinez, sa poésie et sa délicatesse qui m’avaient séduites dans son deuxième roman, mais je n’ai pas du tout été touchée par cette fable espagnole dans laquelle les femmes semblent maudites (d’ailleurs, j’ai ressenti la même chose à la lecture de Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé).

Je ne me suis pas attachée aux protagonistes (sauf peut-être à La Blanca, ce personnage très secondaire, qui m’a intriguée et émue), je n’ai pas été emportée par l’histoire, un peu décousue et pleine de longueurs… pire, je crois qu’elle m’a perdue à même pas un quart du roman, lorsque José s’installe dans le poulailler. Autant dire que les trois quarts restants n’ont pas été une lecture agréable pour moi et j’ai été soulagée de refermer ce livre.

Je pense que c’est le genre d’histoires que l’on aime ou que l’on déteste, mais j’insiste, cela ne remet pas du tout en cause la qualité de l’écriture ! Et je remercie les éditions Gallimard qui m’ont permis de me faire mon avis…

Avez-vous lu Le cœur cousu, et surtout qu’en avez-vous pensé ?

 

Le cœur cousu, de Carole Martinez, Folio, 448 pages, 8,60 €.

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4 Commentaires

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4 réponses à Le coeur cousu, Carole Martinez

  1. J’avais adoré mais tu n’es pas la seule à ne pas avoir aimé…

    • Coralie

      Oui, et pourtant c’est assez rare que je ne trouve pas mon compte dans un roman, car il y a toujours quelque chose qui me plait ou m’interpelle : un personnage, le contexte, une scène en particulier…
      J’ai vraiment préféré Du domaine des Murmures, il faut dire que j’aime bien la période du Moyen Âge 😉

  2. Rebonjour, c’est grâce à une blogueuse que j’ai découvert Carole Martinez. J’ai trouvé ce roman superbe surtout la première grande partie. Elle aurait pu s’arrêter là et quelle écriture, en effet! Bonne fin d’après-midi.

    • Coralie

      Il en faut pour tous les goûts ! Moi je n’ai pas du tout accroché avec cette fable, par contre j’ai adoré “Du domaine des Murmures” 🙂

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