La Cave, Natasha Preston

la caveL’histoire

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

Mon avis

Des histoires de kidnapping et de séquestration, il en existe des centaines… alors pourquoi avoir eu envie de lire La Cave ? Dans un premier temps, la couverture m’a tapé dans l’œil, je la trouve vraiment réussie. Ensuite, le résumé m’a intriguée : pour une fois, on suit le point de vue de l’une des victimes d’un serial killer, et non celui de l’enquêteur chargé de la retrouver ou encore celui de la famille qui doit apprendre à vivre “sans” (quoiqu’on retrouve quand même un peu cet aspect, j’y reviendrai plus tard).

La Cave est ce genre de roman que l’on ne peut lâcher avant d’avoir eu le fin mot de l’histoire : on se demande comment Summer va s’en sortir, comment “Trèfle” est devenu ce qu’il est, s’il va aller au bout de sa folie ou si ses agissements vont prendre fin. Sur ce point, le suspense est bien présent, d’autant que l’alternance des points de vue permet de trouver un certain équilibre entre les scènes d’action et les moments d’inertie.

J’ai par contre quelques réserves sur les personnages, à commencer par l’héroïne. Le résumé laisse penser que contrairement à Rose, Iris et Violette, Summer va se montrer forte et se battre pour s’échapper de la cave, mais en fait elle se comporte globalement comme les autres, tout en les jugeant au passage. A part répéter qu’elle s’appelle Summer et non Lilas, j’ai trouvé qu’elle ne réagissait pas beaucoup, qu’elle était loin de l’héroïne badass qu’on aurait pu attendre.

Finalement, c’est son petit-ami qui est le plus dans l’action, puisqu’il continue à la chercher même quand les effectifs de police se réduisent au fur et à mesure que les mois passent. Il fait preuve d’une grande détermination et est véritablement celui qui mène l’enquête – même s’il doit tout à son “intuition”. A travers ses yeux, on comprend à quel point il est difficile pour les proches des victimes de rester dans l’ignorance et l’impuissance.

Enfin, Trèfle… Que dire de Trèfle ? Je n’ai certainement pas aimé ce personnage qui fait preuve d’un comportement inhumain soi-disant causé par un événement traumatisant survenu dans son enfance. Je n’ai pas été convaincue par l’explication donnée à son attitude, à sa vision du monde en noir et blanc car elle reste vraiment facile, voire même un peu cliché dans ce genre de romans.

Je ressors donc mitigée de cette lecture d’autant que j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de répétitions (aussi bien dans les dialogues que dans les scènes) et surtout une résolution trop rapide et peu crédible. Même si c’est un thriller jeunesse, je pense qu’il aurait été intéressant de pousser un peu plus la psychologie des personnages. Après tout, les scènes de violence ne nous sont pas épargnées… on aurait pu encaisser le reste !

Ma note : 3/5

 

La Cave de Natasha Preston, chez Hachette Romans, 400 pages, 18 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Policiers / Thrillers / Suspense

Replica, Lauren Oliver

replica

L’histoire

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Gemma a vécu d’hôpital en hôpital. Adolescente solitaire, surprotégée par ses parents à cause de sa santé fragile, sa vie se réduit maintenant à sa maison, son école et ses échanges avec sa seule amie, April. Mais quand elle découvre que le nom de son père est associé au mystérieux institut Haven, qui d’après la rumeur abriterait des expériences scientifiques monstrueuses, Gemma décide de quitter le sanctuaire qu’elle a toujours connu et de se rendre sur l’île d’Haven pour découvrir ce qu’il s’y passe réellement…
Lyra – ou numéro 24 – n’est pas humaine, c’est une reproduction. Pour elle, le monde se limite à Haven, aux savants et infirmières qui s’occupent d’elle. Le jour où l’île devient le théâtre d’une terrible explosion, Lyra s’échappe. À l’extérieur des murs de l’Institut, elle découvre un monde qu’elle n’avait jamais soupçonné et rencontre Gemma. Ensemble, elles essaient de lever le voile sur les mystères de Haven, et les secrets qui leur seront révélés vont changer leur vie pour toujours…

Mon avis

J’ai beau avoir le tome 1 de Delirium dans ma PAL depuis quelque temps (deux ou trois ans, peut-être même plus… oops), je n’ai jamais eu l’occasion de le lire. Avec Replica (qui n’est pas un tome unique comme je le pensais !), j’ai enfin pu découvrir l’écriture de Lauren Oliver.

L’objet-livre en lui-même est splendide. L’image n’est pas fidèle d’ailleurs, puisque la couverture est entièrement jaune, tandis que la quatrième de couverture affiche une belle couleur turquoise. Et le concept est tout autant séduisant : en lisant dans le sens traditionnel, on découvre le point de vue de Gemma, mais en retournant le livre (et en l’attaquant donc par la fin), on suit celui de Lyra, la fameuse “replica”.

Deux histoires qui peuvent se lire l’une à la suite de l’autre, la deuxième avant la première, ou pourquoi pas, en alternant les points de vue à chaque chapitre. Pour ma part, je suis restée fidèle au sens de lecture classique, en m’attaquant à la première partie, celle qui a Gemma pour héroïne.

Cela n’a pas été un franc succès, malgré tous les espoirs que j’avais placés en ce roman, son pitch et son auteure – je ne sais pas pourquoi, j’étais intimement convaincue que j’adorerais la plume de Lauren Oliver. Le rythme a été la première difficulté que j’ai rencontrée : il faut quand même attendre 100 pages pour que l’intrigue démarre et je dois dire que mon intérêt pour l’histoire en a vraiment pâti.

Et plus j’avançais, moins j’accrochais aux personnages et au style de l’auteure qui – sans être mauvais, je le précise – n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Mais ce qui m’a le plus déçue, c’est le traitement réservé à l’intrigue qui était tellement prometteuse : on aborde des sujets hyper intéressants comme la manipulation génétique, le clonage, l’asservissement… et notre héroïne passe son temps à souligner l’attrait physique des jeunes hommes qui l’entourent.

Clairement, le développement des thématiques qui m’avaient interpellée n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Et pour tout vous dire, malgré le potentiel de cette histoire, j’ai fini par me résoudre à m’arrêter définitivement, à la page 169 pour être précise. Je voulais poursuivre ma lecture parce que je n’aime pas trop abandonner un livre en cours de route, mais je ne ressentais pas le besoin – ni parfois l’envie – de reprendre le livre pour avancer.

Je n’ai donc pas découvert le point de vue de Lyra, ce qui est peut-être dommage, mais la note de l’auteure prévenant la répétition de certaines scènes (sous prétexte de changement de point de vue) m’a carrément découragée.

Avec Replica, j’ai ressenti l’effet d’un rendez-vous manqué, d’une promesse non tenue aussi, quelque part… Je ne dis certainement pas que ce roman manque de qualités, mais il n’a pas répondu à mes attentes et surtout il ne m’a pas captivée comme j’aurais voulu l’être.

Encore une fois, ce n’est que mon opinion et je suis sûre que ce premier tome trouvera son public, notamment parmi les plus jeunes. Pour le coup, je ne sais pas si je me lancerai dans la lecture de Delirium, dont j’ai entendu depuis pas mal d’avis mitigés !

Ma note : 2/5

 

Replica de Lauren Oliver, Hachette Romans, 480 pages, 20 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Science Fiction / Fantasy / Fantastique

Le testament de Ryan, Leila Meacham

le testament de ryan

L’histoire

Certains amis sont comme la famille… et c’est ce que pense Cara Martin à propos de Ryan Langston. Le jeune homme l’a aidée lors de moments difficiles, et elle est prête à tout pour lui, même après son décès. Mais de là à hériter de la moitié du ranch familial, dans l’ouest du Texas, et devoir y vivre pendant un an avant de pouvoir revendre sa part… Cara ne comprend pas ce que son ami avait en tête en lui léguant un tel bien. Cependant, elle lui a promis, sur son lit de mort, de respecter cette dernière volonté, même si cela signifie de partager le toit de l’arrogant frère aîné de Ryan, Jeth.

Jeth Langston n’a aucune confiance en Cara. Il est certain qu’elle a empêché Ryan de revenir au Texas vivre ses derniers jours. Il n’est pas question que cette chasseuse d’héritage devienne la maîtresse du ranch des Langston ! Quelles qu’en soient les conséquences, il est déterminé à renvoyer la belle jeune femme là d’où elle vient, en dépit de leur attirance réciproque. Mais alors que les jours rallongent et que le soleil se montre davantage, Cara ne peut s’empêcher de voir Jeth au-delà des apparences…

Mon avis

Je connais la plume de Leila Meacham à travers deux romans que j’ai beaucoup aimés, à savoir Les Virevoltants et Le Ranch des trois collines que j’ai d’ailleurs chroniqué récemment. J’étais donc très curieuse de découvrir Le testament de Ryan, qui est en fait son tout premier manuscrit, une romance écrite au début des années 80.

Et puis cette couverture… Avouez qu’entre la silhouette du cow-boy et le jeu sur l’ombre et la lumière, Le testament de Ryan est juste hyper séduisant ! En ce qui me concerne, il ne m’en a pas fallu beaucoup plus pour avoir envie de découvrir Leila Meacham dans un genre qui me réserve parfois de bonnes surprises.

Je ressors de cette lecture avec un sentiment partagé. Je vais commencer par le positif : j’ai tout simplement adoré le cadre de l’histoire. L’auteure nous invite à découvrir sa terre d’origine, le Texas, et nous décrit les paysages avec passion et force détails. C’est très simple : on s’y croirait !

Le temps de la lecture, le ranch des Langston devient notre refuge : on y découvre le mode de vie du propriétaire et de son personnel, tout comme le quotidien des cow-boys chargés de faire tourner un véritable empire organisé en fonction du rythme des saisons et des besoins des animaux, des chevaux en particulier. On assiste même au rassemblement des bêtes et à la tentative de capture d’un étalon sauvage, qui ne cesse de défier le maître des lieux… pour notre plus grand plaisir.

Mon bémol concerne en fait la romance en elle-même. J’ai souvent levé les yeux au ciel lors des interactions entre Jeth, le macho “implacable” et surtout imbuvable à mon avis, et Cara, la blanche colombe qui fait heureusement preuve de caractère à certains moments. Ils ne sont pas désagréables à suivre, mais ils manquent de nuances d’autant que Leila Meacham tire de grosses ficelles tout au long de leur histoire.

Comme souvent, nos héros commencent par se détester avant de tomber amoureux, mais je n’ai pas trouvé que l’évolution de leurs sentiments soit vraiment crédible (même si Ryan est intimement convaincu que son frère et son amie sont parfaits l’un pour l’autre. Il faut dire que Ryan est une sorte d’ange gardien qui ne voit que le meilleur chez les autres, dommage qu’il meure au bout de deux chapitres d’ailleurs. Car en fait je suis plutôt #TeamRyan, même si on ne m’a rien demandé. Bref.)

Cela dit, il s’agit vraiment d’un ressenti personnel car Leila Meacham respecte parfaitement les codes de la romance. Pour ma part, je la préfère largement dans les grandes sagas familiales qui ont fait sa renommée, car elle prend le temps de développer ses personnages en profondeur et de les rendre plus complexes, plus “humains”. Elle y explore d’avantage de thématiques aussi : les secrets de famille, une part de romance bien sûr, mais aussi les drames de la vie que ses personnages sont amenés à surmonter et qui rendent leur histoire marquante.

Le testament de Ryan est un livre qui reste agréable et divertissant, et qui devrait séduire les amatrices de romance classique, ou les lectrices en quête d’une parenthèse d’évasion… d’autant que le Texas et ses cow-boys ne manquent pas de charmes, on est bien d’accord sur ce point !

Ma note : 3/5

 

Le testament de Ryan de Leila Meacham, Editions Charleston, collection Diva, 224 pages, 18 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance

L’histoire de la Bête, Serena Valentino

l histoire de la bêteL’histoire

C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête.
Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle.
Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.

Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?

Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

Mon avis

Comme beaucoup, j’apprécie les réécritures de contes, les préquels, les suites… qui permettent de retrouver la magie d’une histoire, tout en ayant droit à quelques petites nouveautés souvent bienvenues. Avec L’histoire de la Bête de Serena Valentino, j’ai été servie !

Ce court roman inspiré de la version de La Belle et la Bête de Disney retrace le parcours du Prince avant qu’il ne soit victime de la fameuse malédiction. On y découvre un jeune homme égoïste, arrogant et détestable, qui s’entend d’ailleurs très bien avec un certain Gaston ! Si ce dernier est présenté comme son meilleur ami, il est surtout un adversaire à qui se mesurer, que ce soit pour chasser du gibier ou séduire de jeunes demoiselles…

Même si le texte comporte quelques défauts – de nombreuses ellipses et des noms improbables comme la fameuse Tulipe Morningstar – j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie du Prince puis de la Bête, mais aussi de Big Ben, Mrs Samovar et Lumière qui nous font le plaisir de faire une apparition humaine plutôt remarquée.

Le thème de la malédiction est particulièrement bien abordé, avec tout un “côté obscur” très intéressant que l’on découvre à travers les yeux de la Bête : les trois sorcières qui s’amusent à le tourmenter, les statues qui le surveillent à chaque instant, et bien sûr la fameuse rose qui se flétrit à mesure que le temps passe, menaçant de le faire sombrer à jamais…

La fin est un peu expéditive à mon avis, mais j’ai vraiment pris plaisir à retrouver l’univers de La Belle et la Bête. Les nombreux clins d’œil au dessin animé m’ont fait sourire et j’ai apprécié les caméos inattendus d’autres personnages Disney. L’histoire de la Bête n’est peut-être pas une lecture indispensable, mais elle vaut quand même le coup, tant elle est divertissante !

Ma note : 4/5

 

L’histoire de la Bête de Serena Valentino, paru chez Hachette Romans, 192 pages, 13,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Cueilleuse de thé, Jeanne-Marie Sauvage-Avit

exe_Cueilleuse_the_sauvage_155.inddL’histoire

Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…
Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

Mon avis

Cueilleuse de thé a remporté le dernier Prix du Livre Romantique organisé par les Éditions Charleston. De quoi nous donner encore plus envie de découvrir ce roman dont le résumé promet un voyage vers de nouveaux horizons, à travers le destin d’une femme exceptionnelle !

L’intrigue se déroule de nos jours, entre le Sri Lanka où notre héroïne, une jeune indienne prénommée Shemlaheila, subit le quotidien extrêmement difficile des cueilleuses de thé, et Londres où elle va pouvoir prendre le nouveau départ qu’elle attend depuis toujours.

J’ai beaucoup apprécié ce personnage fort, qui se donne les moyens de réaliser ses rêves alors qu’elle aurait pu se laisser submerger par les difficultés et le poids d’un lourd secret. Shemlaheila est une femme admirable dans ce sens, à la fois volontaire et déterminée tout en restant une personne humble et sensible.

On ne peut rester indifférent face à son histoire et on la suit avec intérêt dans tout ce qu’elle entreprend : sa fuite de la plantation de thé, son embarquement mouvementé à destination de l’Angleterre, sa vie à Londres qui au début n’est vraiment pas à la hauteur de ses espérances et lui apporte son lot de désillusions…

La plume de Jeanne-Marie Sauvage-Avit est l’un des points forts de ce roman : les mots sont justes, choisis avec soin et décrivent sans fard la vie difficile que mènent les femmes, que ce soit en Inde ou en Angleterre, à travers la condition d’une immigrée désireuse de s’intégrer dans une société occidentale où les chances sont inégales, comme partout finalement.

Je n’aurais qu’un seul reproche à faire à ce roman : celui d’être trop court ! Shemlaheila est un personnage que l’on ne peut oublier, tout comme les autres protagonistes féminins du roman, que ce soit Twinny, la vieille dame anglaise sur qui Shemla va devoir veiller et avec qui elle va nouer une relation particulière, ou encore Pokonaruya et Mohanty, toutes deux restées sur la plantation où elles subissent la violence du contremaitre…

Cueilleuse de thé est encré dans la réalité, ce qui le rend d’autant plus fort, plus beau aussi… C’est un roman qui laisse son empreinte et pousse à la réflexion. Un livre à lire de toute urgence !

Ma note : 5/5

 

Cueilleuse de thé de Jeanne-Marie Sauvage-Avit, Éditions Charleston, 320 pages, 18 €.

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Catégorie Contemporain

Green Life, Victoria Arias

green life

Le sujet

Adepte d’une vie 100 % naturelle, Victoria Arias donne dans ce magnifique guide d’inspiration ses conseils et astuces pour vivre mieux et plus sainement au quotidien :
– 150 recettes végétariennes savoureuses : mueslis pour des petits déjeuners pleins d’énergie, smoothies vitaminés, pâtes à tartiner et confitures maison, salades composées variées, soupes et veloutés riches en saveurs, bols repas complets et équilibrés, plats à partager, encas gourmands…
Avec des suggestions pour les adapter selon la saison et ses propres goûts.
– des recettes et astuces bien-être et santé : cosmétiques maison pour préserver sa peau et ses cheveux, produits ménagers naturels respectant l’environnement, huiles essentielles de base pour les petits maux courants, automassages pour un mieux-être durable, postures de yoga et exercices de Pilates pour être en forme !

Mon avis

J’ai découvert le blog Mango and Salt il y a 4 ans déjà et j’ai tout de suite été séduite par le contenu de grande qualité que Victoria Arias nous propose chaque jour. Cuisine, bien-être, mode, beauté, lecture… Les thématiques sont variées et abordées avec passion, dans un style simple mais argumenté et toujours ouvert à la discussion. Victoria est une blogueuse douce et bienveillante, dont l’esprit de partage a conquis des milliers de lecteurs.

C’est donc avec grand plaisir que j’ai appris la sortie de son premier livre, Green Life, qui est tout à fait à son image : un mélange d’esthétisme et de simplicité qui le rend aussi agréable à regarder que plaisant à lire ! Les recettes végétariennes sont alléchantes et chacune d’entre elles bénéficie d’une courte introduction : une anecdote sur son origine, un conseil pour l’intégrer à son quotidien, un “petit plus santé” qui fait toute la différence…

Extrêmement variées, toujours équilibrées et dotées d’un intérêt nutritionnel, ces recettes donnent tout simplement envie de se mettre aux fourneaux ! J’ai pour ma part testé le Portobello Cheeseburger Gourmet (un régal… même avec des champignons de Paris plus classiques), la Soupe Thaï aux saveurs exotiques et, dans un autre genre, les Cookies d’Avoine dans une version réalisée avec des cranberries : sans surprise, c’est une vraie réussite à chaque fois !

Green Life est un livre qui se différencie par son ton qui se veut très proche du lecteur. Celui-ci trouve de nombreuses inspirations pour améliorer son quotidien (au-delà des frontières de la cuisine, d’ailleurs) ainsi qu’une mine d’informations qu’il peut glaner au fil des pages, de ses envies et/ou de ses besoins… avec cette impression agréable de recevoir ces conseils et astuces de la part d’une amie.

J’ai personnellement eu un gros coup de cœur pour ce livre, un concentré de “Mango and Salt” à avoir dans sa bibliothèque pour apprendre (ou continuer) à voir la vie en vert… Je vous laisse d’ailleurs, j’ai une liste de recettes à tester 😉

Ma note : 5/5

 

Green Life de Victoria Arias, chez Larousse, 256 pages, 16,95 €.

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Catégorie Bien-être / Santé

Cœur Piment, Cathy Cassidy (Les filles au chocolat #6 1/2)

coeur pimentL’histoire

Après avoir passé deux merveilleuses semaines à Tanglewood, avec Honey, Ash a repris son tour du monde. Le voilà maintenant en Europe, direction Paris ! Mais le cœur n’y est plus. Il ne retrouve pas l’excitation de ses premiers mois de voyage : Honey lui manque trop, et sans elle rien n’a plus d’intérêt. Il n’y a que lorsqu’il lui raconte ses visites et ses impressions par mail qu’il se sent heureux.
C’est pourquoi la perspective de rentrer bientôt en Australie alors que Honey reste en Angleterre, inquiète Ash…
Et si elle finissait par l’oublier ?

Mon avis

Ce n’est un secret pour personne, j’adore l’écriture de Cathy Cassidy dont j’ai lu presque tous les romans jeunesse, même si j’ai passé l’âge depuis… un moment déjà, on va dire ! C’est donc avec grand plaisir que j’ai appris la sortie de ce nouveau mini-tome qui vient conclure la série des Filles au chocolat.

Bon… Autant le dire tout de suite, Cœur Piment est une petite déception. Déjà son format riquiqui fait qu’il détonne clairement avec le reste de la collection ! Ce détail un poil “superficiel” mis de côté, je me suis plongée dans le texte, me réjouissant de découvrir le point de vue d’Ash, le petit-copain de Honey.

Et ça n’a pas bien fonctionné avec moi. Tout simplement parce que je n’ai pas ressenti d’attachement pour le personnage principal, que l’histoire située à Paris ne m’a pas dépaysée pour un sou (je veux juste aller vivre à Tanglewood, chez les Tanberry-Costello… c’est vraiment trop demander ?!) et que je n’ai pas retrouvé la chaleur, la sensibilité et la gourmandise des tomes précédents.

La nouvelle est très (trop) courte et laisse un goût d’inachevé, ce qui est bien dommage. Si j’ai quand même passé un moment de lecture plutôt sympathique, je n’ai pas vraiment été convaincue par ce Happy End inutile à mon avis.

Ma note : 3/5

 

Cœur Piment de Cathy Cassidy, chez Nathan, 112 pages, 5,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Daringham Hall #2, Le secret, Kathryn Taylor

daringham hall 2L’histoire

L’arrivée inopinée de Ben Sterling, jeune entrepreneur américain, au manoir de Daringham Hall, sur la côte Est de l’Angleterre, a fait souffler un vent de panique au sein de la famille Camden.
Ben prétendait être le fils de Ralph, le patriarche du clan, ce qui signifiait qu’outre sa part d’héritage il aurait droit, après le décès de son père, au titre de baronnet.
À l’exception de Ralph, tous les membres de la famille le rejettent et, surtout, méprisent cet intrus qu’ils jugent indigne de leur condition.
Mais le secret lié à la naissance de Ben n’est pas le seul qui se cache derrière les murs de Darringham Hall. D’autres vont bientôt resurgir…

Mon avis

Dans la lignée de L’héritier, le premier tome de la trilogie Daringham Hall de l’auteure allemande Kathryn Taylor, Le secret nous dévoile la suite des bouleversements rencontrés par la famille Camden, après l’arrivée inattendue de Ben, fils illégitime en quête de vengeance et héritier supposé du domaine.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé le décor du manoir de Daringham Hall qui n’est pas sans rappeler celui de Downton Abbey. Les personnages sont également très attachants, que ce soit Ben, Kate, Ralph, David, Anna… et puis Peter aussi, l’associé bougon qui va se rapprocher de Tilly quand bien même tout les oppose.

On retrouve tous les ingrédients de ce genre de saga, à savoir de la romance, des secrets de famille, des événements de la vie dans lesquels on peut tous se retrouver : quête d’identité, maladie, deuil, résiliation… L’histoire est proche de nos préoccupations de tous les jours mais le cadre privilégié de Daringham Hall lui apporte un “petit quelque chose” en plus !

Néanmoins, si ce tome 2 est vraiment très agréable à lire, il reste quand même sans surprise. Autre petit bémol : certaines phrases sont un peu mal tournées – ceci étant probablement dû à la traduction de l’allemand vers le français.

Cela dit, j’ai encore une fois apprécié cette lecture divertissante, qui se savoure avec une bonne tasse de thé à la main. Et j’espère que le tome 3 sortira bientôt, pour avoir le fin mot de l’histoire.

Ma note : 4/5

 

Daringham Hall 2, Le secret de Kathryn Taylor, paru aux éditions L’Archipel, 253 pages, 20 €.

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Catégorie Contemporain

Cœur de Hérisson #1, Nao Hinachi

coeur hérissonL’histoire

Hozuki est le mauvais garçon du lycée, connu pour être bagarreur et insociable… Seule Kii, une fille de sa classe, le voyant comme un hérisson sur la défensive, se prend d’affection pour lui et lui adresse la parole. Une amitié naît entre eux, évoluant rapidement en amour du côté de la jeune fille. Mais, face à Hozuki qui n’arrive pas à faire la différence entre ces deux sentiments, leur relation s’annonce compliquée…

Mon avis

Cette année, je me suis enfin décidée à explorer de nouveaux horizons littéraires, en l’occurrence ceux de la bande-dessinée et du manga, deux genres que je lisais très peu jusqu’à présent (pour faire court : trop d’images, pas assez de texte et de place pour l’imagination). Mais après quelques essais plutôt positifs, je dois dire que je commence à y prendre goût !

C’est dans cet état d’esprit que j’ai commencé le premier volume de Cœur de Hérisson, une romance toute mignonne composée de 5 tomes. Cinq pour moi, c’est parfait : s’il y en avait eu plus, je ne pense pas que j’aurais tenté l’expérience car je n’aime pas quand une histoire traine en longueur surtout quand il s’agit d’une romance !

Pour en revenir à Cœur de Hérisson, c’est tout simplement une excellente découverte ! Ce shōjo (manga destiné aux jeunes filles) est l’incarnation du cute, du kawaii, de tout ce que vous voulez dans le domaine du mignon, mais dans un genre mignon/drôle.

J’ai souri de nombreuses fois, pouffé de rire à plusieurs reprises (ce qui ne m’arrive quasiment jamais, donc je tenais à le souligner !) et passé un excellent moment en compagnie de l’adorable Kii et de Hozuki, le fameux bad-boy-hérisson que l’on apprend à connaître petit à petit.

Je vous recommande ce manga sans problème si vous avez envie d’un peu de douceur, d’une petite romance toute douce saupoudrée d’une bonne dose d’humour ! A noter que le 2ème tome arrivera très vite puisqu’il est prévu pour le 24 mai prochain 🙂

Ma note : 4/5

 

Cœur de Hérisson #1 de Nao Hinachi, chez Kazé Éditions, 192 pages, 6,79 €.

NB : Découvrez le trailer ainsi qu’un preview de Cœur de Hérisson sur le site de Kazé en cliquant ici !

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Catégorie BD / Mangas