La Lectrice, Traci Chee

la lectriceL’histoire

Il était une fois, et une fois il sera…
Ainsi commence l’histoire de Sefia, qui a perdu sa mère, son père, puis sa tante Nin à cause d’un étrange objet rectangulaire.
Ceci est un livre.
Dans un monde où personne ne sait lire, Sefia va devoir poursuivre une triple quête de sens, de vérité et de vengeance. Épaulée par un mystérieux allié qui possède ses propres sombres secrets, elle va sillonner jungles et mers, au gré de ces histoires qui font l’Histoire avec un grand H…

Mon avis

“Ceci est un livre”… et quel livre ! L’objet en lui-même est magnifique, avec une couverture exotique qui cache un contenu extrêmement riche : plusieurs histoires dans l’histoire, des empreintes, des ratures… et ces fameux “mots-fantômes” qui, une fois récoltés au fil des pages, forment des phrases invitant à la réflexion.

La plume de l’auteure est envoûtante et nous entraine avec aisance à la découverte d’un univers mystérieux dans lequel Sefia, notre jeune héroïne, vit de nombreuses aventures qui vont l’entrainer dans la jungle, sur un bateau de pirates, et lui faire entreprendre un voyage personnel à la découverte du Livre, de l’apprentissage de la lecture et des secrets entourant le passé de ses parents.

Quête de savoir, désir de vengeance, amitiés inattendues et trahisons sont au programme d’un premier tome qui pose les bases d’une intrigue complexe, dans laquelle on se perd pour mieux se retrouver, à la faveur d’un final épique qui laisse pourtant pas mal de questions en suspens…

Si j’ai parfois trouvé le rythme un peu lent et le récit un peu long, j’ai vraiment été séduite par le monde imaginé par Traci Chee qui signe là son premier roman, ce qui m’a complètement bluffée ! La Lectrice est à la fois un excellent roman d’aventures et une expérience pour le lecteur ou la lectrice qui, à son niveau, joue un rôle dans une histoire fascinante. Brillant !

Ma note : 4/5

 

La Lectrice de Traci Chee, Collection R, 528 pages, 18,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Science Fiction / Fantasy / Fantastique

Cœur de Hérisson #2, Nao Hinachi

coeur de hérisson 2L’histoire

Kii et Hozuki, désormais bon amis, projettent d’être dans le même groupe lors du prochain voyage scolaire. Mais Moeka, une camarade très populaire, semble s’intéresser de près à Hozuki et tente de le séduire ! Ce rapprochement inattendu pourrait bien avoir un effet positif sur la réputation du garçon-hérisson. Si Kii se réjouit pour lui, elle se sent également délaissée…

Mon avis

Après avoir complètement craqué pour Cœur de Hérisson, j’ai continué la série avec ce deuxième tome que j’ai trouvé très agréable à lire, bien qu’il soit à mon avis un cran en-dessous du premier.

On retrouve bien sûr nos deux héros en plein cœur d’une amitié amoureuse qui n’est pas encore bien définie. De nouveaux personnages font leur apparition et apportent un peu de tension entre Kii et Hozuki, mais sans vraiment les “bousculer” un peu. Je m’attendais à plus, même si la fin m’a beaucoup plu, tout comme le bonus surprise (mais je n’en dirai pas plus à ce sujet !)

Au final, j’ai trouvé cette suite mignonne mais il m’a manqué un petit quelque chose, un grain de fantaisie pour qu’elle me séduise complètement. J’espère que dans le tome 3, on retrouvera les petites touches d’humour qui étaient si chouettes dans le premier livre, qui reste mon chouchou à ce jour !

Ma note : 3/5

 

Cœur de Hérisson #2 de Nao Hinachi, chez Kazé Éditions, 188 pages, 6,79 €.

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Catégorie BD / Mangas

Meilleures Ennemies, Ruth Fitzgerald

emily sparkesL’histoire

Emily a vraiment la poisse. Ses parents ont décidé d’avoir un nouveau bébé et sa meilleure amie a déménagé dans un coin paumé. Pire encore  : lors du voyage scolaire, elle risque de se retrouver à côté  de Gavin-Dégueu, le garçon le plus dégoûtant de l’école  !

Heureusement, une nouvelle, Chloe, une fille super glamour, débarque dans sa classe. Il faut à tout prix qu’elle devienne sa nouvelle amie, avant que Zuzanna, sa pire ennemie, ne lui mette le grappin dessus..

Mais la fille la plus chic de la classe n’est vraiment pas facile à satisfaire. Alors pour se lier avec elle, Emily tente tout… jusqu’à la catastrophe !

Mon avis

Meilleures Ennemies est le premier titre de Dreamland (la nouvelle collection jeunesse de City) que je découvre et je sais d’ores et déjà que ce ne sera pas le dernier ! Dans ce roman dans la lignée de ceux de Holy Smale (Geek Girl) ou encore de Jenny Smith (Ma vie toute pourrie), nous suivons les mésaventures d’Emily, une héroïne de 11 ans confrontée à pas mal de soucis.

Sa meilleure amie a déménagé, ses parents un peu à l’ouest n’ont pas encore trouvé le temps de donner un prénom à sa nouvelle petite sœur (surnommée Yoda, faute de mieux) et elle se voit bien obligée de devenir amie avec la nouvelle de la classe si elle ne veut pas finir en binôme avec un garçon qui la dégoûte. Sauf que Zuzanna, sa pire ennemie, est aussi sur le coup ! Emily va devoir faire preuve d’ingéniosité pour arriver à ses fins…

J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé moderne et très drôle. D’ailleurs, j’ai ri à plusieurs reprises et j’ai été particulièrement séduite par la galerie de personnages hauts en couleurs imaginés par l’auteure : les copines qui cachent bien leur jeu, les parents un peu sous l’eau depuis l’arrivée de leur 2ème enfant, la grand-mère excentrique, la maîtresse d’école un obsédée par l’histoire des Tudors, la vie à l’époque des Tudors, la cuisine au temps des Tudors… (ça tombe bien puisque je suis passionnée par les Tudors !)

Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai vraiment apprécié l’évolution d’Emily qui n’hésite pas à se lancer des défis mais aussi à reconnaître ses torts et à se demander jusqu’où elle est prête à aller pour plaire aux autres. J’ai hâte de retrouver tout ce petit monde dans le tome 2 des Petits Malheurs de Emily Sparkes, dont la parution est prévue pour la fin de l’été.

Ma note : 4/5

Meilleures Ennemies, Les Petits Malheurs de Emily Sparkes #1 de Ruth Fitzgerald, chez Dreamland, 256 pages, 11,95 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Seuls au monde #1, Emmy Laybourne

seuls au mondeL’histoire

La fin du monde débute comme un jour ordinaire où tout bascule soudain. Une tempête de grêle. Un accident. Des morts. A peine le temps de retrouver ses esprits qu’il faut déjà courir, chercher un abri. Dehors, la menace plane toujours, contaminant l’air. La grêle n’était qu’un début. Ils sont quatorze pris au piège dans un centre commercial. A attendre une aide qui ne viendra jamais.

Mon avis

Ce n’est qu’en commençant la lecture de Seuls au monde que je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’un autre roman d’Emmy Laybourne, une auteure qui m’avait fait grande impression en début d’année avec Sweet. Je ne risquais donc pas grand chose à me lancer dans cette nouvelle et prometteuse saga !

Dans cette histoire, des lycéens et des écoliers se retrouvent coincés dans un supermarché après avoir échappé à la mort. Laissés sur place par la seule adulte partie chercher du secours à l’extérieur, le narrateur Dean, son frère Alex, et d’autres camarades de classe vont devoir s’organiser pour survivre et gérer les besoins des plus petits. Mais des événements étranges (voire carrément flippants) commencent à se produire…

Le récit démarre à toute vitesse et on est propulsé dans une sorte de film catastrophe dans lequel les jeunes sont les héros. Mais après l’attrait de la nouveauté et quelques scènes d’une grande intensité, je dois dire que mon intérêt a commencé à faiblir au fil des chapitres.

En toute franchise, je ne sais pas à quoi cela est dû. Je n’ai pas accroché plus que ça aux personnages, aux situations qu’ils traversaient et je n’ai pas été surprise par l’évolution de l’intrigue. Pourtant, cela n’a pas été une mauvaise lecture pour autant.

Peut-être que Seuls au monde n’est tout simplement pas une série pour moi, puisque je n’ai pas particulièrement envide de connaitre la suite… tout en trouvant le concept et le style très bons !

Ma note : 3/5

 

Seuls au monde #1 d’Emmy Laybourne, Le Livre de Poche Jeunesse, 352 pages, 7,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Science Fiction / Fantasy / Fantastique

Are you Alice ? #1, Ai Ninomiya et Ikumi Katagiri

are you alice 1L’histoire

Au cours d’une balade, un jeune homme désabusé pénètre par hasard dans un étrange Pays des Merveilles où chacun est persuadé qu’il s’appelle “Alice”. D’abord guidé par un facétieux homme-chat du Cheshire, il entrevoit peu à peu les règles qui régissent ce monde et ses dangers. Rapidement convoqué par le souverain du pays, la Reine de Cœur, il reçoit l’ordre de participer en tant qu'”Alice” à un jeu meurtrier consistant à tuer le Lapin Blanc ! Bon gré, mal gré, c’est donc armé et accompagné par le mystérieux Chapelier Fou qu’il se lance dans la partie de chasse. Mais attention, dans cet univers délirant, toute infraction à la règle se paye le prix fort…

Mon avis

Ces derniers temps, la tendance est clairement à la réécriture de contes et je dois dire que cela me plait beaucoup ! J’ai donc eu du mal à résister à cette série de mangas qui propose une nouvelle version d’Alice au pays des merveilles, à travers une sorte de jeu de rôles plutôt étrange et décalé.

On suit ainsi les aventures de notre “Alice”, un jeune homme innocent qui se retrouve dans un pays des merveilles aussi loufoque que l’original. Après avoir rencontré le Cheshire Cat – toujours fidèle à lui-même ! – ainsi qu’un Chapelier Fou à la fois mystérieux et séduisant, voilà notre héros chargé d’une mission spéciale puisque la jeune et très jolie Reine de Cœur lui a ordonné de tuer le Lapin Blanc.

Je dois dire que j’ai plutôt aimé me plonger dans cet univers. Les illustrations sont superbes, même si du côté du scénario, ça part un peu dans tous les sens. Mais vu le thème abordé, il aurait été difficile de faire autrement ! Et il faut reconnaître que l’intrigue réussit le pari de s’inscrire dans la continuité de celle de Lewis Carroll tout en la modernisant.

Le fait d’être un peu perdu durant la lecture est à la fois perturbant et grisant. Je ne peux pas vraiment en dire plus puisqu’il s’agit d’un tome introductif mettant en place personnages et décor. Mais je suis vraiment curieuse de voir comment cet univers va être développé, et ce que nos héros vont devoir affronter… J’espère vraiment être surprise et peut-être un peu plus “en immersion” dans le tome 2 !

Ma note : 3/5

 

Are you Alice ? #1 de Ai Ninomiya (scénario) et Ikumi Katagiri (illustrations), Kazé Éditions, 192 pages, 7,99 €.

NB : Découvrez la fiche et le trailer de ce premier tome de Are you Alice ? sur le site de Kazé en cliquant ici !

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Catégorie BD / Mangas

Les Lionnes de Venise, Mireille Calmel

les lionnes de veniseL’histoire

Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure.

Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.

Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu’elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu’elle recèle le secret du pouvoir absolu.

Mon avis

Les Lionnes de Venise est le premier tome d’une nouvelle série historique écrite par Mireille Calmel, dont je découvre seulement la plume et le talent. A l’image de la sublime couverture du roman, le style de l’auteure est à la fois élégant, poétique et d’une puissance évocatrice telle qu’en quelques lignes seulement, on se retrouve plongé dans la Venise du XVIIème siècle, dans ce qu’elle a de plus beau et de plus laid.

Entre les puissants et les courtisanes, les religieux et les simples gens, le lecteur part à la rencontre de personnalités bien différentes, tout en suivant le parcours semé d’embûches de la jeune et jolie Lucia qui se retrouve au cœur d’une intrigue complexe où chacun cache son vrai visage… alors-même que se tient l’un des carnavals les plus célèbres au monde !

J’ai vraiment apprécié l’écriture riche et pleine de détails de Mireille Calmel qui nous offre un récit mené tambour battant, que l’on suit comme un film historique plein de couleurs, de scènes d’action et d’amour, de rebondissements inattendus… On en prend vraiment plein les yeux !

Mais c’est peut-être aussi ce que je reprocherai à ce roman car j’ai souvent eu l’impression de n’être qu’une simple spectatrice, de rester en dehors de l’histoire. Par moments, j’ai aussi été perdue entre les personnages qui jouent un double-jeu, les vrais traitres et les faux méchants… Et j’ai eu du mal à saisir la subtilité des motivations de chacun des hommes qui gravitent autour de Lucia : Giorgio, Marco, Pablo, Luigi, Henri… J’ai dû m’accrocher pour ne pas perdre le fil !

Cela dit, je me suis vraiment prise au jeu de ce roman qui m’a plongée au cœur d’une Venise d’une autre époque, des bas-fonds jusque dans les plus beaux palais qui nous révèlent bon nombre de secrets d’alcôve. Je lirai donc la suite (les suites ?) avec grand plaisir, et je pense me pencher sur les autres séries de l’auteure, notamment celle sur Aliénor d’Aquitaine qui me fait de l’œil depuis longtemps !

Ma note : 3/5

 

Les Lionnes de Venise de Mireille Calmel, XO Éditions, 352 pages, 19,90 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance, Historique

La Cave, Natasha Preston

la caveL’histoire

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

Mon avis

Des histoires de kidnapping et de séquestration, il en existe des centaines… alors pourquoi avoir eu envie de lire La Cave ? Dans un premier temps, la couverture m’a tapé dans l’œil, je la trouve vraiment réussie. Ensuite, le résumé m’a intriguée : pour une fois, on suit le point de vue de l’une des victimes d’un serial killer, et non celui de l’enquêteur chargé de la retrouver ou encore celui de la famille qui doit apprendre à vivre “sans” (quoiqu’on retrouve quand même un peu cet aspect, j’y reviendrai plus tard).

La Cave est ce genre de roman que l’on ne peut lâcher avant d’avoir eu le fin mot de l’histoire : on se demande comment Summer va s’en sortir, comment “Trèfle” est devenu ce qu’il est, s’il va aller au bout de sa folie ou si ses agissements vont prendre fin. Sur ce point, le suspense est bien présent, d’autant que l’alternance des points de vue permet de trouver un certain équilibre entre les scènes d’action et les moments d’inertie.

J’ai par contre quelques réserves sur les personnages, à commencer par l’héroïne. Le résumé laisse penser que contrairement à Rose, Iris et Violette, Summer va se montrer forte et se battre pour s’échapper de la cave, mais en fait elle se comporte globalement comme les autres, tout en les jugeant au passage. A part répéter qu’elle s’appelle Summer et non Lilas, j’ai trouvé qu’elle ne réagissait pas beaucoup, qu’elle était loin de l’héroïne badass qu’on aurait pu attendre.

Finalement, c’est son petit-ami qui est le plus dans l’action, puisqu’il continue à la chercher même quand les effectifs de police se réduisent au fur et à mesure que les mois passent. Il fait preuve d’une grande détermination et est véritablement celui qui mène l’enquête – même s’il doit tout à son “intuition”. A travers ses yeux, on comprend à quel point il est difficile pour les proches des victimes de rester dans l’ignorance et l’impuissance.

Enfin, Trèfle… Que dire de Trèfle ? Je n’ai certainement pas aimé ce personnage qui fait preuve d’un comportement inhumain soi-disant causé par un événement traumatisant survenu dans son enfance. Je n’ai pas été convaincue par l’explication donnée à son attitude, à sa vision du monde en noir et blanc car elle reste vraiment facile, voire même un peu cliché dans ce genre de romans.

Je ressors donc mitigée de cette lecture d’autant que j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de répétitions (aussi bien dans les dialogues que dans les scènes) et surtout une résolution trop rapide et peu crédible. Même si c’est un thriller jeunesse, je pense qu’il aurait été intéressant de pousser un peu plus la psychologie des personnages. Après tout, les scènes de violence ne nous sont pas épargnées… on aurait pu encaisser le reste !

Ma note : 3/5

 

La Cave de Natasha Preston, chez Hachette Romans, 400 pages, 18 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Policiers / Thrillers / Suspense

Replica, Lauren Oliver

replica

L’histoire

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Gemma a vécu d’hôpital en hôpital. Adolescente solitaire, surprotégée par ses parents à cause de sa santé fragile, sa vie se réduit maintenant à sa maison, son école et ses échanges avec sa seule amie, April. Mais quand elle découvre que le nom de son père est associé au mystérieux institut Haven, qui d’après la rumeur abriterait des expériences scientifiques monstrueuses, Gemma décide de quitter le sanctuaire qu’elle a toujours connu et de se rendre sur l’île d’Haven pour découvrir ce qu’il s’y passe réellement…
Lyra – ou numéro 24 – n’est pas humaine, c’est une reproduction. Pour elle, le monde se limite à Haven, aux savants et infirmières qui s’occupent d’elle. Le jour où l’île devient le théâtre d’une terrible explosion, Lyra s’échappe. À l’extérieur des murs de l’Institut, elle découvre un monde qu’elle n’avait jamais soupçonné et rencontre Gemma. Ensemble, elles essaient de lever le voile sur les mystères de Haven, et les secrets qui leur seront révélés vont changer leur vie pour toujours…

Mon avis

J’ai beau avoir le tome 1 de Delirium dans ma PAL depuis quelque temps (deux ou trois ans, peut-être même plus… oops), je n’ai jamais eu l’occasion de le lire. Avec Replica (qui n’est pas un tome unique comme je le pensais !), j’ai enfin pu découvrir l’écriture de Lauren Oliver.

L’objet-livre en lui-même est splendide. L’image n’est pas fidèle d’ailleurs, puisque la couverture est entièrement jaune, tandis que la quatrième de couverture affiche une belle couleur turquoise. Et le concept est tout autant séduisant : en lisant dans le sens traditionnel, on découvre le point de vue de Gemma, mais en retournant le livre (et en l’attaquant donc par la fin), on suit celui de Lyra, la fameuse “replica”.

Deux histoires qui peuvent se lire l’une à la suite de l’autre, la deuxième avant la première, ou pourquoi pas, en alternant les points de vue à chaque chapitre. Pour ma part, je suis restée fidèle au sens de lecture classique, en m’attaquant à la première partie, celle qui a Gemma pour héroïne.

Cela n’a pas été un franc succès, malgré tous les espoirs que j’avais placés en ce roman, son pitch et son auteure – je ne sais pas pourquoi, j’étais intimement convaincue que j’adorerais la plume de Lauren Oliver. Le rythme a été la première difficulté que j’ai rencontrée : il faut quand même attendre 100 pages pour que l’intrigue démarre et je dois dire que mon intérêt pour l’histoire en a vraiment pâti.

Et plus j’avançais, moins j’accrochais aux personnages et au style de l’auteure qui – sans être mauvais, je le précise – n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Mais ce qui m’a le plus déçue, c’est le traitement réservé à l’intrigue qui était tellement prometteuse : on aborde des sujets hyper intéressants comme la manipulation génétique, le clonage, l’asservissement… et notre héroïne passe son temps à souligner l’attrait physique des jeunes hommes qui l’entourent.

Clairement, le développement des thématiques qui m’avaient interpellée n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Et pour tout vous dire, malgré le potentiel de cette histoire, j’ai fini par me résoudre à m’arrêter définitivement, à la page 169 pour être précise. Je voulais poursuivre ma lecture parce que je n’aime pas trop abandonner un livre en cours de route, mais je ne ressentais pas le besoin – ni parfois l’envie – de reprendre le livre pour avancer.

Je n’ai donc pas découvert le point de vue de Lyra, ce qui est peut-être dommage, mais la note de l’auteure prévenant la répétition de certaines scènes (sous prétexte de changement de point de vue) m’a carrément découragée.

Avec Replica, j’ai ressenti l’effet d’un rendez-vous manqué, d’une promesse non tenue aussi, quelque part… Je ne dis certainement pas que ce roman manque de qualités, mais il n’a pas répondu à mes attentes et surtout il ne m’a pas captivée comme j’aurais voulu l’être.

Encore une fois, ce n’est que mon opinion et je suis sûre que ce premier tome trouvera son public, notamment parmi les plus jeunes. Pour le coup, je ne sais pas si je me lancerai dans la lecture de Delirium, dont j’ai entendu depuis pas mal d’avis mitigés !

Ma note : 2/5

 

Replica de Lauren Oliver, Hachette Romans, 480 pages, 20 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Science Fiction / Fantasy / Fantastique

Le testament de Ryan, Leila Meacham

le testament de ryan

L’histoire

Certains amis sont comme la famille… et c’est ce que pense Cara Martin à propos de Ryan Langston. Le jeune homme l’a aidée lors de moments difficiles, et elle est prête à tout pour lui, même après son décès. Mais de là à hériter de la moitié du ranch familial, dans l’ouest du Texas, et devoir y vivre pendant un an avant de pouvoir revendre sa part… Cara ne comprend pas ce que son ami avait en tête en lui léguant un tel bien. Cependant, elle lui a promis, sur son lit de mort, de respecter cette dernière volonté, même si cela signifie de partager le toit de l’arrogant frère aîné de Ryan, Jeth.

Jeth Langston n’a aucune confiance en Cara. Il est certain qu’elle a empêché Ryan de revenir au Texas vivre ses derniers jours. Il n’est pas question que cette chasseuse d’héritage devienne la maîtresse du ranch des Langston ! Quelles qu’en soient les conséquences, il est déterminé à renvoyer la belle jeune femme là d’où elle vient, en dépit de leur attirance réciproque. Mais alors que les jours rallongent et que le soleil se montre davantage, Cara ne peut s’empêcher de voir Jeth au-delà des apparences…

Mon avis

Je connais la plume de Leila Meacham à travers deux romans que j’ai beaucoup aimés, à savoir Les Virevoltants et Le Ranch des trois collines que j’ai d’ailleurs chroniqué récemment. J’étais donc très curieuse de découvrir Le testament de Ryan, qui est en fait son tout premier manuscrit, une romance écrite au début des années 80.

Et puis cette couverture… Avouez qu’entre la silhouette du cow-boy et le jeu sur l’ombre et la lumière, Le testament de Ryan est juste hyper séduisant ! En ce qui me concerne, il ne m’en a pas fallu beaucoup plus pour avoir envie de découvrir Leila Meacham dans un genre qui me réserve parfois de bonnes surprises.

Je ressors de cette lecture avec un sentiment partagé. Je vais commencer par le positif : j’ai tout simplement adoré le cadre de l’histoire. L’auteure nous invite à découvrir sa terre d’origine, le Texas, et nous décrit les paysages avec passion et force détails. C’est très simple : on s’y croirait !

Le temps de la lecture, le ranch des Langston devient notre refuge : on y découvre le mode de vie du propriétaire et de son personnel, tout comme le quotidien des cow-boys chargés de faire tourner un véritable empire organisé en fonction du rythme des saisons et des besoins des animaux, des chevaux en particulier. On assiste même au rassemblement des bêtes et à la tentative de capture d’un étalon sauvage, qui ne cesse de défier le maître des lieux… pour notre plus grand plaisir.

Mon bémol concerne en fait la romance en elle-même. J’ai souvent levé les yeux au ciel lors des interactions entre Jeth, le macho “implacable” et surtout imbuvable à mon avis, et Cara, la blanche colombe qui fait heureusement preuve de caractère à certains moments. Ils ne sont pas désagréables à suivre, mais ils manquent de nuances d’autant que Leila Meacham tire de grosses ficelles tout au long de leur histoire.

Comme souvent, nos héros commencent par se détester avant de tomber amoureux, mais je n’ai pas trouvé que l’évolution de leurs sentiments soit vraiment crédible (même si Ryan est intimement convaincu que son frère et son amie sont parfaits l’un pour l’autre. Il faut dire que Ryan est une sorte d’ange gardien qui ne voit que le meilleur chez les autres, dommage qu’il meure au bout de deux chapitres d’ailleurs. Car en fait je suis plutôt #TeamRyan, même si on ne m’a rien demandé. Bref.)

Cela dit, il s’agit vraiment d’un ressenti personnel car Leila Meacham respecte parfaitement les codes de la romance. Pour ma part, je la préfère largement dans les grandes sagas familiales qui ont fait sa renommée, car elle prend le temps de développer ses personnages en profondeur et de les rendre plus complexes, plus “humains”. Elle y explore d’avantage de thématiques aussi : les secrets de famille, une part de romance bien sûr, mais aussi les drames de la vie que ses personnages sont amenés à surmonter et qui rendent leur histoire marquante.

Le testament de Ryan est un livre qui reste agréable et divertissant, et qui devrait séduire les amatrices de romance classique, ou les lectrices en quête d’une parenthèse d’évasion… d’autant que le Texas et ses cow-boys ne manquent pas de charmes, on est bien d’accord sur ce point !

Ma note : 3/5

 

Le testament de Ryan de Leila Meacham, Editions Charleston, collection Diva, 224 pages, 18 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance