Roi de Pique, Kat Spears

roi-de-pique L’histoire

Dans un James Bond, Jesse serait James. Sauf qu’il a 17 ans et qu’il ne résout pas les problèmes du monde, seulement ceux de ses camarades et du personnel du lycée. Besoin d’alcool pour une soirée ? De faire virer un élève ? D’éloigner un beau-père trop collant ? Jesse peut tout arranger. Ses combines sont habiles et il a la manipulation facile. Mais lorsque Ken, quarterback populaire du lycée, lui demande de lui arranger un rendez-vous avec une dénommée Bridget, une faille apparaît dans sa machine bien huilée. Parce que Jesse tombe immédiatement amoureux de Bridget. Pour lui, “busines is business”, et surtout, s’attacher c’est se fragiliser. Mais jusqu’où ira sa résistance aux sentiments ?

Mon avis

Roi de Pique n’est pas le genre de livre vers lequel je me tourne d’habitude, visiblement à tord ! Si j’ai eu un peu de mal au début (je ne sais pas encore si cela provient du style, du personnage principal, de l’intrigue elle-même), je me suis laissée surprendre par ce roman. Il faut dire que plus on apprend à connaître Jesse, plus on s’y attache.

Car Jesse est un bad boy, mais pas le bad boy classique : c’est le roi des embrouilles, le prince des magouilles et dans le lycée où il étudie, il règne en maître, distribuant les cartes et tirant les ficelles du jeu en faisant croire à tout le monde qu’il rend des “services”. Un vrai petit Parrain dans son genre !

Lorsqu’il est engagé par Ken et qu’il tombe malgré lui sous le charme de Bridget, bien sûr, tout se corse. Car bien que Jesse ne le montre pas – c’est un anti-héros après tout – il n’est pas dépourvu de sentiments. Une facette de sa personnalité qu’il tente de cacher (tout comme une vie familiale chaotique) mais qui refait surface à travers ses relations que ce soit avec la jolie Bridget, le frère handicapé de celle-ci ou encore un vieux monsieur qu’il rencontre dans une maison de retraite et qu’il va entrainer dans ses mensonges…

Roi de Pique est une lecture très agréable, qui dépeint la réalité de la vie lycéenne sans fard, ce que j’ai beaucoup apprécié. J’ai aussi été séduite par son lot de personnages atypiques, auprès desquels j’ai passé un bon moment. Une très jolie découverte pour ce roman dont je n’attendais pourtant pas grand chose !

Ma note : 4/5

 

Roi de Pique de Kat Spears, chez Nathan, 336 pages, 16,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Big Boy, Helena Hunting

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L’histoire

Arrogant, prétentieux, exaspérant, trop sûr de lui… mais terriblement beau, sexy, et attirant. Randy, joueur star de hockey, fait des ravages. Toutes les filles se jettent à ses pieds. Toutes sauf une : Lily qui ne veut pas se comporter comme n’importe quelle groupie hystérique. Elle est pourtant profondément attirée par Randy. Et après sept ans d’une relation compliquée qui vient de se terminer, elle est prête à se laisser aller pour “un coup d’un soir”. Après tout, cela n’engage à rien… Qu’est-ce qui pourrait bien déraper ? Le problème, c’est que le sexe occasionnel ne suffit plus quand les émotions et les vrais sentiments viennent tout bouleverser…

Mon avis

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n’ai pas vraiment adhéré à cette histoire, notamment à cause du personnage principal. Lily n’est pas méchante, ni même détestable… mais elle est complètement hystérique, et ce dès les premières lignes. A se demander comment on peut se comporter comme ça à son âge !

J’ai vraiment eu du mal avec elle, et les choses se sont un peu gâtées quand je me suis rendue compte du nombre de personnages qui gravitent autour d’elle. Cela ne m’arrive pas souvent, mais j’ai trouvé qu’il y avait trop de noms à retenir, et je me suis demandé à plusieurs reprises qui était qui, qui sortait avec qui, qui voulait mettre qui dans son lit.

Même si je suis passée à côté, je pense néanmoins que ce livre plaira aux lectrices qui aiment ce genre de romances, et surtout les personnalités un peu “cash” ainsi que les bad boys sportifs et barbus 😉

Ma note : 1/5

 

Big Boy de Helena Hunting, Eden, 425 pages, 17,90 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance

Si près de vous, Mary Jane Clark

9782352879138-001-g-220x358L’histoire

Qui laisse des messages inquiétants sur le répondeur d’Elisa Blake, la présentatrice vedette de Key News ? Qui dissèque tout ce qu’elle dit à l’antenne et note scrupuleusement ce qu’elle porte chaque soir, lorsqu’elle présente le journal télévisé ?
Qui lui adresse des lettres anonymes de plus en plus menaçantes, pour elle et sa fille, âgée de cinq ans ? Qui connaît les moindres de ses faits et gestes ?
Le nombre de suspects est infini : il pourrait s’agir de n’importe quel téléspectateur. À moins que le danger vienne de plus près, bien plus près…

Mon avis

De temps en temps (et particulièrement ces derniers temps !), j’aime bien me plonger dans un petit thriller, pour essayer de démêler les fils d’une intrigue et découvrir l’identité de l’assassin/psychopathe/ou toute autre personnalité tordue qui sème la terreur. J’ai eu envie de lire Si près de vous car l’histoire se déroule dans un cadre particulier : les studios de télévision de la chaine Key News.

J’ai bien aimé ce roman même s’il a un peu vieilli à mon goût : il date de 2001 si je ne me trompe pas, et du coup on sent un petit côté “vintage”. Pas de télévision par satellite, d’Internet et encore moins de réseaux sociaux, pas ou peu de téléphones portables ni de DVD puisque les protagonistes utilisent encore les VHS !

Malgré cela, l’intrigue est intéressante et happe le lecteur. On passe son temps à se demander qui peut bien harceler Elisa Blake de la sorte et les candidats sont légion. Par contre, notre héroïne accumule les malheurs dans sa vie, et si j’ai ressenti de l’empathie au début, j’ai trouvé ça quand même un peu too much pour être crédible : maladie, veuvage, agression, infidélité, fans détraqués… On a droit à la totale !

Cela dit, Si près de vous se lit très bien et fait passer un bon moment. Il est comparable en cela à d’autres récits du genre, je pense notamment à ceux de Mary Higgins Clark dont elle est d’ailleurs l’ex-belle-fille (ça ne s’invente pas !)

Ma note : 3/5

 

Si près de vous de Mary Jane Clark, Archipoche, 320 pages, 7,80 €.

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Catégorie Policiers / Thrillers / Suspense

Vol 1618, Bertrand Puard

vol-1618L’histoire

Janet, Antoine, Mayer, Emma. Aucun d’entre eux n’avait prévu de prendre le vol 1618 reliant Paris à San Francisco. Avant de se croiser à l’aéroport Charles-de-Gaulle, ils ne s’étaient jamais rencontrés. Sans le savoir, tous les quatre ont à leurs trousses les mêmes malfaiteurs, déterminés à les kidnapper selon un plan méticuleux. Se découvrant chacun des ressources inespérées, ils trouvent refuge dans l’Airbus AF 1618 en partance pour l’Amérique. Un refuge bien hypothétique et provisoire. Car au-dessus de l’Atlantique, l’avion disparaît, comme effacé de tout radar.

Mon avis

Quatre adolescents pourchassés par des types plutôt louches, une évasion organisée dans différentes villes d’Europe, un avion qui disparait mystérieusement des écrans radars, le tout saupoudré d’une machination politique… Avec un tel pitch, Vol 1618 promettait d’être un suspense haletant.

Cela n’a pas vraiment fonctionné avec moi, peut-être en raison d’un choix narratif : on suit le point de vue de Janet, Antoine, Meyer et Emma de façon successive, ce qui fait que l’on se retrouve à lire le même passage quatre fois… Même si chaque personnage apporte son histoire et surtout sa propre vision des événements (le vol 1618 en particulier), il est difficile pour le lecteur d’être happé par l’intrigue.

Entre chaque changement de narrateur, on découvre la réaction des politiques et ce sont peut-être ces passages que j’ai le plus appréciés ! Par ailleurs, il semblerait que Vol 1618 soit un préquel, mais quand on ne connait pas la série des Effacés – comme moi – certains clins d’œil ou certaines références doivent sûrement passer à la trappe…

Cela dit, j’ai bien aimé la plume de l’auteur et sa façon de s’adresser à un lectorat jeunesse, sans mâcher ses mots ! Je pense que je lirai d’autres ouvrages de Bertrand Puard si l’occasion se présente à moi.

Ma note : 3/5

 

Vol 1618 de Bertrand Puard, Livre de Poche Jeunesse, 272 pages, 6,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Policiers / Thrillers / Suspense

L’enfant du lac, Kate Morton

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1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

Mon avis

L’enfant du lac est mon tout premier Kate Morton. On m’a dit à plusieurs reprises que ce n’était pas son meilleur mais vu le coup de cœur que j’ai eu pour ce roman, j’ai vraiment hâte de découvrir les autres ouvrages de cet auteur à l’immense talent !

Je dois avouer que c’était pourtant mal parti, puisque j’ai failli l’abandonner au bout de quelques chapitres : le rythme est excessivement lent même s’il est nécessaire pour poser le décor (et quel décor !), et puis l’intrigue met bien 200 bonnes pages à démarrer… Mais une fois franchi ce “cap”, c’était gagné : je n’ai pas pu m’arrêter de lire, tellement j’étais plongée dans cette histoire de famille aux multiples secrets.

L’enfant du lac est pour moi un roman d’atmosphère, de ceux que l’on adore ou que l’on déteste et si j’ai trouvé au début que l’intrigue présentait de nombreuses similitudes avec celle d’Expiation d’Ian McEwan, cette impression s’est très vite estompée. On le doit notamment à la plume délicate et élégante de Kate Morton qui sait se faire mystérieuse et envoûtante, baladant le lecteur dans les remous de l’Histoire…

Et au-delà d’Alice – qui est il faut l’avouer un sacré personnage – d’autres membres de la famille Edevane finissent par dévoiler leurs secrets, plus inattendus les uns que les autres, faisant basculer nos certitudes à plusieurs reprises.

Si le final est un peu trop riche en révélations, on ne peut que rester scotché devant la toile de maître tissée par Kate Morton qui apporte un soin particulier à ses portraits de famille comme aux moindres détails, qu’ils concernent les aspects historiques, médicaux ou policiers de l’intrigue.

Ah oui, parce que l’héroïne, Sadie, mène une double enquête alors qu’elle-même se retrouve à un carrefour de sa vie, dans une situation personnelle et professionnelle bien compliquée. J’oublie sûrement des choses, mais en résumé, L’enfant du lac est un puzzle que vous adorerez ne pas résoudre avant le dénouement !

Ma note : 5/5

 

L’enfant du lac de Kate Morton, aux Presses de la Cité, 640 pages, 22,50 €.

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Catégorie Histoire, Policiers / Thrillers / Suspense

The Player, Vi Keeland

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L’histoire

La première fois que Delilah rencontre Brody Easton, c’est dans un vestiaire. La jeune femme est journaliste sportive et, pour sa première interview, elle a décroché le gros lot. Brody, le célèbre footballeur est prêt à tout dévoiler, au sens littéral : lorsque Delilah lui pose sa première question, il laisse tomber la serviette nouée autour des reins ! Heu…

Brody est arrogant, macho, insupportable, il n’a vraiment pas grand-chose pour lui à part sa gueule d’ange et son corps parfait. Delilah ne veut en aucun cas sortir avec un type qui veut juste se payer un peu de bon temps.

Mais la jeune femme va vite comprendre que rien n’est simple. Comment résister à un homme qui la désire tellement ? Quelle est cette blessure secrète qu’elle perçoit derrière le masque du séducteur ? Et pourquoi une seule nuit ne suffit pas au jeune homme ?

Mon avis

J’ai découvert la collection Eden il n’y a pas longtemps avec Burning Moon de Jo Watson qui m’avait réservé une jolie surprise et un bon moment d’évasion sous le soleil thaïlandais. Avec The Player, je pensais retrouver ce qui m’avait séduit, à savoir un mélange savoureux d’amour et d’humour, avec une petite note sexy en prime. Et on peut dire que je me suis bien trompée !

Tout d’abord, j’ai été agacée par le côté réchauffé de l’intrigue et si les personnages ne sont pas inintéressants – Delilah et Brody ont tous les deux un passé lourd à gérer, ce qui les rend très proches de nous et suscite notre empathie – ils n’apportent rien de vraiment nouveau et surtout, ils tombent très vite dans la caricature dès qu’ils sont en présence l’un de l’autre.

Le côté “attraction irrésistible” n’est pas trop passé avec moi, surtout quand le “mâle” de l’histoire se comporte comme un gros pervers. D’ailleurs, s’il n’était pas sexy/riche/célèbre (rayez la mention inutile), il ne s’en sortirait pas aussi facilement je pense… Heureusement que l’intrigue secondaire lui apporte un peu de profondeur d’ailleurs.

D’un point de vue plus général, si l’histoire n’est pas mal écrite, loin de là, je n’ai pas adhéré à la vulgarité qui la ponctue et qui n’est pas justifiée à mon avis. Bref, vous l’aurez compris, The Player ne m’a pas convaincue, mais je pense que les amatrices de romances de ce genre trouveront sans doute leur compte dans cette histoire. A chacun ses goûts 🙂

Ma note : 2/5

 

The Player de Vi Keeland, City Éditions, Collection Eden, 320 pages, 17,50 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance

20, allée de la danse #2 Parfaite… ou presque, Elizabeth Barféty

51sajtplgclL’histoire

Pour tous ses amis, Constance est un modèle de perfection et de sérieux. Elle n’en parle pas, mais elle ne s’accorde pas le droit à l’erreur. Alors quand on lui confie un rôle important dans la démonstration de l’école à l’opéra Garnier, Constance se met une pression infernale. Le jour du spectacle, le pire se produit : elle est prise d’une crise d’angoisse incontrôlable qui l’oblige à quitter la scène ! Comment dépasser cet échec ? C’est Mila, une élève de 3e division passionnée de danse contemporaine, qui va l’aider à lâcher prise. Grâce à cette rencontre, le plaisir de danser reviendra… Et, avec lui, l’envie de s’ouvrir aux autres et à ses propres émotions.

Mon avis

Ce deuxième tome s’inscrit dans la lignée du premier, Amies et Rivales, un très joli roman dont je vous ai parlé avec enthousiasme il y a quelques semaines. Après Maïna et sa trop grande gentillesse, Parfaite… ou presque nous raconte l’histoire de Constance, une jeune danseuse extrêmement perfectionniste et stressée, dont la vie va basculer suite à une belle crise d’angoisse.

Bien évidemment, on reste dans une saga toute douce et mignonne, 20, allée de la danse étant adressée aux 9-12 ans, mais le livre aborde quand même des thématiques qui peuvent parler à chacun d’entre nous. Avec Constance, on se retrouve aux côtés de la petite fille modèle qui, suite à un malheureux accident de parcours, va perdre pied et glisser sur la mauvaise pente. Une rébellion quand même très canalisée et qui va se résoudre en beauté !

J’ai trouvé ce nouvel opus aussi charmant que le premier, mais peut-être un peu plus “adulte” avec notamment l’introduction du fameux concept du lâcher-prise. Perdue et désemparée, Constance va comprendre qu’il lui faut apprendre à gérer ses émotions et à les exprimer différemment, et la façon dont tout cela est amené est vraiment intéressante.

En effet, l’univers strict et codifié de l’opéra prend du relief en se confrontant à celui plus “animal” et expressif de la danse contemporaine, grâce à laquelle Constance va pouvoir enfin s’épanouir. Vous l’aurez compris, Parfaite… ou presque me donne bien évidemment envie de découvrir le reste de la saga !

Ma note : 4/5

 

20 allée de danse, tome 2, Parfaite… ou presque, d’Elizabeth Barféty, Nathan, 160 pages, 9,95 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

S’enfuir, Martyn Bedford

cvt_senfuir_4901L’histoire

Gloria mène une vie normale d’adolescente de 15 ans. Et elle s’ennuie. Jusqu’au jour où un garçon mystérieux fait irruption dans sa classe : Uman est drôle, intelligent, d’une assurance désarmante. Il fait ce qu’il veut sans attacher la moindre importance à ce que les autres pensent.
Il est tout ce que Gloria voudrait être. Il est la promesse de vivre enfin pleinement, de vibrer, d’aimer.
Alors quand il lui propose de partir, de camper en forêt, de choisir leurs destinations à pile ou face… Gloria s’enfuit avec lui sans regrets, et sans prévenir personne.

Mon avis

S’enfuir est le genre de roman qui devrait parler à tous les adolescents, à tous ceux qui un jour se sont sentis fatigués d’une vie monotone et qui ont imaginé ce que ce serait de partir, loin, sans prévenir personne. C’est précisément ce qui arrive à Gloria, une ado de 15 ans tout ce qu’il y a de plus normal… jusqu’à sa rencontre avec Uman, un garçon différent qui va bousculer son univers et sa façon de penser.

Ce n’est pas l’histoire d’une rencontre inattendue, ni d’un coup de foudre impossible entre deux êtres que tout sépare. L’histoire de Gloria et d’Uman est plutôt celle d’une amitié amoureuse, placée sous le signe de la liberté, d’une certaine soif de vivre, quitte à se brûler les ailes. Et le passé mystérieux et tragique du jeune homme n’y est pas pour rien.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui nous fait passer du quotidien banal d’une lycéenne à celui plus aventureux d’une fugueuse qui part quand même en bonne compagnie. Les thématiques abordées lors de ce voyage sont intéressantes et la façon de tourner le récit autour d’un interrogatoire est vraiment originale.

Pour moi néanmoins, il n’a manqué qu’un “petit quelque chose” pour en faire un livre vraiment à part, et j’ai trouvé le twist final trop léger à mon goût. Cela dit, S’enfuir reste un très bon roman qui se lit en quelques heures à peine !

Ma note : 4/5

 

S’enfuir de Martyn Bedford, chez Nathan, 418 pages, 16,95 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Tarzan, Edgar Rice Burroughs

tarzanL’histoire

XIXe siècle. John et Alice Greystoke sont à bord du Fuwalda, au large de l’Afrique équatoriale. Suite à une mutinerie, ils sont débarqués sur la côte. Là, Alice met au monde un fils, John Clayton III, comte de Greystoke. Un an plus tard, elle meurt.
Deux mois ont passé quand un grand singe vivant dans la forêt voisine pénètre dans la cabane de John et le tue. Kala, une jeune femelle, s’empare alors du bébé humain et s’en occupe comme si c’était le sien. Elle lui donne le nom de Tarzan, « peau blanche ».
Il est élevé comme un singe et ce n’est qu’à 10 ans qu’il prend conscience de sa différence. En découvrant des livres dans la cabane abandonnée de ses parents, il est fasciné et apprend seul à lire.
À 18 ans, il voit ses premiers êtres humains, des Noirs de la tribu Mbonga. L’un d’eux tue sa mère adoptive, et Tarzan se venge…
Puis il assiste à l’arrivée d’une équipe de zoologistes anglais, le professeur Porter et sa fille Jane, venus là pour étudier la faune locale, plus particulièrement les singes. C’est alors la rencontre entre deux mondes, celui de la jungle et de la civilisation. Et de ce choc des cultures pourrait naître l’amour…

Mon avis

J’ai eu envie de découvrir Tarzan cet été suite à une chronique particulièrement enthousiaste de Galleane (à lire ici) et si je n’ai pas été aussi emballée qu’elle, j’ai quand même passé un très bon moment de lecture, d’autant que ce roman n’a rien d’un classique poussiéreux !

Ce premier tome d’une saga qui en compte plus d’une dizaine m’a vraiment surpris par son rythme, sa richesse et ses petites touches d’humour. Et même si j’ai passé une bonne partie du roman en ayant du Phil Collins dans la tête (merci à la BO du Tarzan de Disney), cette histoire peu ordinaire m’a vraiment sortie de mon quotidien en me plongeant dans l’univers sans pitié de la jungle et les aventures d’un héros qui se distingue par son physique certes, mais surtout par sa grande intelligence.

J’ai juste été un peu frustrée car j’ai attendu longtemps deux événements qui pour l’un apparaît un peu tardivement à mon goût (l’arrivée de Jane et de son père, le professeur Archimedes Q. Porter, qui est de loin mon personnage préféré) et pour l’autre n’arrive pas du tout (le retour de Tarzan en Angleterre, sous le nom de Lord Greystoke).

Comme quoi, la série (celle de 1966), le film (le vieux, celui avec Christophe Lambert !) et le dessin animé ont vraiment eu des conséquences sur mes attentes vis-à-vis de ce livre… Mais j’ai vraiment apprécié ce premier tome qui nous laisse sur un beau cliffhanger quand même !

Tarzan est un classique que je recommande à tous les amateurs de romans d’aventures, car c’est peut-être l’un des meilleurs que j’ai lus jusqu’à maintenant… même s’il faut passer outre les considérations raciales et sexistes qui sont vraiment d’un autre temps.

Ma note : 4/5

 

Tarzan d’Edgar Rice Burroughs chez l’Archipoche, 400 pages, 7,80 €.

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Catégorie Classique, Histoire