Geek Girl 5, Holly Smale

gekk girl 5L’histoire

Les examens de fin d’année approchent. En vraie pro de l’organisation, Harriet a planifié toutes ses révisions et celles de ses amis… bien malgré eux ! Pourtant elle est loin d’avoir tout prévu : Wilbur a besoin d’elle, son agence est en faillite ! Harriet vole à son secours et décide de devenir un mannequin exemplaire. Elle se met aussi en tête d’organiser les amours de ses amis.
Mais à force de vouloir contrôler leur vie, elle risque de les perdre.
Un shooting en Inde va lui apprendre à laisser faire le destin…

Mon avis

J’ai lu Geek Girl 4 le mois dernier et j’avais adoré cette nouvelle aventure de Harriet Manners, notre geekette fofolle préférée… Je n’ai donc pas trop attendu avant de sortir le tome 5 de ma PAL, et si je n’ai pas été aussi emballée, j’ai néanmoins passé un très bon moment de lecture.

Dans ce nouvel opus, on retrouve Harriet et son “gang” : en plus de Nat et Toby, ses BFF depuis (presque) toujours, la jeune fille est fière de compter India et Jasper parmi ses nouveaux amis. Et elle a tellement envie que tout se passe bien entre eux qu’elle se montre un peu trop… Harriet, ascendant Sheldon Cooper (j’espère que vous me suivez, parce que moi je me comprends très bien !)

En plus de sa nouvelle vie sociale à organiser dans les moindres détails, Harriet s’est mis en tête de sauver Wilbur dont les affaires ne sont pas brillantes. On découvre ainsi ses plans déjantés pour dégoter de nouveaux contrats de mannequinat, et on assiste avec plaisir au retour d’un personnage trop kawaï qui nous avait bien manqué ! Sans oublier celui de la grand-mère dingo et de sa Coccinelle rose…

En bref, Geek Girl 5 est un roman frais, drôle, coloré… à l’image de cette série dont il ne restera plus qu’un tome à découvrir après cela. Et heureusement qu’il en reste encore un, car les romans de Holly Smale sont de véritables petites douceurs qui font du bien et donnent la pêche !

Ma note : 4/5

 

Geek Girl 5 de Holly Smale, chez Nathan, 496 pages, 16,95 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Jeunesse / Young adult

La Promesse d’un ciel étoilé, Alison McQueen

la promesse d'un ciel étoiléL’histoire

1957. Sophie a vingt-sept ans lorsqu’elle épouse Lucien, un diplomate, et part s’installer avec lui à New Delhi, une destination qui réveille en elle de douloureux souvenirs.
1947. Sophie vit en Inde, dans le palais d’un maharaja où son père assiste le médecin-chef. Pour échapper à sa mère tyrannique, Sophie explore ce palais aux mille et un enchantements et rencontre Jag, un jeune Indien de son âge parlant anglais. Immédiatement complices, ils se voient en cachette de leurs parents. La nuit de la Partition, le 15 août 1947, ils consomment leur amour dans un jardin clos du palais. Quand, du jour au lendemain, les musulmans quittent le service du maharaja pour émigrer au Pakistan, Jag part avant que Sophie ait pu lui annoncer sa grossesse.
De retour sur les terres indiennes, Sophie parviendra-t-elle à se réconcilier avec son passé ?

Mon avis

Je ne connaissais pas du tout Alison McQueen avant de lire La Promesse d’un ciel étoilé et je suis certaine d’une chose : je lirai ses autres romans sans même jeter un œil à leur résumé ! J’ai adoré suivre l’histoire d’amour impossible entre Sophie et Jag, leur destinée loin de l’autre que ce soit en 1947 ou en 1957, le tout sur fond de paysages lointains et de culture indienne, à une époque charnière du XXe siècle.

C’est un roman qui prend le temps de s’installer, à travers la naissance d’un amour inattendu entre la fille d’un médecin anglais et un jeune serviteur indien qui vivent leurs premiers émois dans les couloirs secrets du palais d’un maharaja. Puis vient le temps de la séparation inévitable de nos héros, de leur désespoir et leurs batailles… et enfin l’éventualité de leurs retrouvailles, alors que Sophie retourne en Inde aux côtés de son mari diplomate.

On peut regretter quelques petites longueurs au tout début du roman – une scène en particulier qui ne sert pas à grand chose – mais il est tout simplement impossible de le reprocher à l’auteure qui arrive à développer une intrigue extrêmement riche dans les thèmes abordés : le poids des coutumes et des traditions, la condition des femmes (quelles que soient leurs origines finalement) et celle des Intouchables, la maltraitance et le désespoir, l’exode, le deuil et la survie…

Alison McQueen mêle brillamment sa “petite” histoire à la grande au moment de la partition des Indes, cet événement historique qui a entrainé l’un des plus grands déplacements de population que le continent ait connu, dans un climat trouble marqué par la misère et la violence.

Au fil des chapitres, l’intensité monte crescendo jusqu’à un final rempli d’émotions, un véritable feu d’artifices qui fait de La Promesse d’un ciel étoilé un petit bijou romanesque. Si je ne venais pas tout juste de le terminer, je le relirai ! Je pense que je le ferai un jour prochain, et en attendant je suis ravie de pouvoir vous conseiller ce très beau livre.

Ma note : 5/5

 

La promesse d’un ciel étoilé d’Alison McQueen, aux Presses de la Cité, 464 pages, 21 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Historique

Another story of bad boys, Mathilde Aloha

asobbL’histoire

Liliana Wilson ne pensait pas qu’en intégrant la célèbre université de Los Angeles pour étudier le journalisme, sa vie allait autant changer.
L’absence de sa meilleure amie Rosie, plongée dans un coma dont elle ne se réveillera peut-être jamais, la faisait bien trop souffrir. Accablée par le chagrin et une forte culpabilité, elle avait décidé de prendre des distances avec son passé. Mais c’était sans compter sur le retour du dangereux Jace…
Elle voyait son avenir déjà tout tracé : obtenir d’ici quelques années son diplôme, puis parcourir le monde. Mais sa rencontre avec ses nouveaux colocataires, Evan et Cameron, vient bouleverser ses plans. Si le premier est le frère protecteur qu’elle n’a jamais eu, le second, non seulement méfiant et froid, se montre particulièrement infect à son égard.
Lorsqu’elle découvre que ces deux-là, pourtant amis, rentrent régulièrement couverts de bleus et de blessures, elle s’interroge : jalousies masculines ? Sombre histoire de bad boys ? Que faire alors que la jeune femme se sent irrémédiablement attirée par l’un des deux, elle qui s’était pourtant jurée de faire passer son cœur bien après ses études ? Entre l’amour interdit qu’elle ressent et son passé qui la rattrape, Liliana en aura-t-elle jamais fini avec les drames de la vie ?

Mon avis

Un pitch qui n’est pas sans rappeler celui de la saga After d’Anna Todd, une couverture contemporaine et très colorée à la DIMILY… Bon, vous voyez où je veux en venir ? Another story of bad boys nous raconte l’histoire d’amour compliquée (doux euphémisme !) entre Lili et Cameron, passés maîtres dans l’art du “fuis-moi je te suis…” et du jeu du chat et de la souris.

Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce roman, que j’ai trouvé très addictif – ce qui n’avait pas du tout été le cas pour After dont j’ai abandonné la lecture après le premier tome. Le style de Mathilde Aloha est moderne et visuel. Quand elle nous raconte le quotidien à L.A., on s’y croirait ! Et puis ses personnages sont plutôt sympathiques, même si Lili et Cameron sont parfois “tête-à-claques” chacun dans son genre.

Le fait que l’intrigue n’avance pas beaucoup et les quelques petits défauts du roman ne m’ont pas dérangée plus que ça… au début. Car à partir de la 300ème page, et voyant qu’il m’en restait tout autant à lire, je me suis lassée. J’ai notamment eu un gros problème avec les répétitions : certains mots apparaissent deux ou trois fois dans le même paragraphe. Pire, certaines scènes se retrouvent à plusieurs reprises dans le roman, donnant l’impression de tourner en rond.

Ces répétitions et l’ajout du point de vue de Cameron qui n’était pas nécessaire à mon avis, font que ce roman tire en longueur et manque de rythme. Je trouve ça vraiment dommage car Another story of bad boys est une romance très agréable à lire, mais elle aurait vraiment gagné à subir quelques coupes.

Je sais bien que le texte initial est paru sur Wattpad qui se prête bien à ce genre de rythme mais il aurait peut-être fallu l’adapter davantage aux attentes des lecteurs “traditionnels” qui enchainent les chapitres au lieu de les lire par-ci par-là, au gré des publications sur le site communautaire.

Au final, je suis plutôt mitigée mais surtout, je suis déçue d’être déçue alors que cette lecture était vraiment bien partie pour moi ! En tout cas une chose est sûre : Mathilde Aloha est une jeune auteure à suivre 😀

Ma note : 3/5

 

Another story of bad boys de Mathilde Aloha, paru chez Hachette Romans, 600 pages, 18 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Chick Lit / Romance, Jeunesse / Young adult

La Faucheuse, Neal Shusterman

la faucheuseL’histoire

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (” glané “) par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.
Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux…

Mon avis

Impossible de passer à côté de ce roman que l’on voit à peu près partout depuis sa sortie dans la Collection R ! Et j’ai succombé moi aussi à l’appel de La Faucheuse, sa couverture magnifique et son résumé plus qu’intrigant.

Malgré mon enthousiasme, ma lecture ne s’est pas tout à fait passée comme prévu, du moins au début. J’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l’univers dépeint par l’auteur, et si je me suis tout de suite attachée à Rowan, ça n’a pas été le cas avec Citra, un personnage pourtant fort avec lequel je gardais mes distances, ne sachant pas trop à quoi m’en tenir.

L’illumination est arrivée pour moi aux alentours de la page 75 : je me rappelle avoir plongé dans ce monde post-mortalité à ce moment-là, entre deux révélations, de nouveaux enjeux que je n’avais pas vu venir ou encore la promesse de retournements de situation inattendus.

Car ce premier tome ne manque définitivement pas de rebondissements ! Et à chaque fois, j’ai été surprise – voire épatée – par la tournure que prenaient les événements, tout en étant encore plus happée par une intrigue de plus en plus complexe !

Au final, et malgré quelques défauts (notamment un petit “souci” de répétitions à mon avis), j’ai trouvé cette Faucheuse hautement addictive. J’ai vraiment été séduite par ce roman et sa réflexion judicieuse autour d’un monde “parfait” pourtant confronté aux problèmes posés par cette immortalité tant recherchée.

Surtout, je me suis passionnée pour l’envers du décor, les coulisses d’une Communauté de Faucheurs qui se retrouvent au-dessus des lois mais tenus de respecter un certain sens moral, malgré les tentations et l’attrait du pouvoir… auxquels tous n’ont pas su résister.

Ce premier tome ne nous laisse pas sur un cliffhanger de folie, mais je crois qu’on n’en a pas besoin pour désirer connaître la suite des aventures de Citra et Rowan, tous deux amenés à changer le destin des Faucheurs dans une communauté où la corruption a fait son lit. Un coup de maître pour une trilogie des plus prometteuses !

Ma note : 5/5

 

La Faucheuse de Neal Shusterman, chez Robert Laffont, Collection R, 504 pages, 18,90 €.

Vous aimerez peut-être...

2 Comments

Catégorie Science Fiction / Fantasy / Fantastique

Confessions d’un ami imaginaire, Michelle Cuevas

confessions d'un ami imaginaireL’histoire

Depuis quelques temps, une gêne grandit dans l’esprit de Jacques Papier : il a l’impression que personne ne l’aime. A l’école la maîtresse l’ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport, et il faut même rappeler à ses parents de lui garder une place à table ! Heureusement, il y a Fleur, sa sœur et meilleure amie, qui le comprend si bien…
Un jour, Jacques apprend une perturbante nouvelle : sa sœur Fleur aurait un ami imaginaire, et elle ne lui en a jamais rien dit ! Un peu vexé, il se met à son tour à s’inventer un ami imaginaire. Mais une rencontre va bientôt le mettre face à une terrible vérité : et s’il n’était pas lui-même tout à fait réel ?

Mon avis

Voici un bien joli titre sorti en début d’année chez Nathan. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit un roman aussi enfantin et loufoque, mais je dois dire que ces Confessions d’un ami imaginaire m’ont quand même bien plu.

L’histoire est toute mignonne, pleine de poésie et de délicatesse, d’imagination et de “vraies” questions déterminantes dans la vie d’un enfant. Les chapitres sont très courts et s’enchainent facilement, et l’on termine cette petite parenthèse nostalgique avec un sourire sur les lèvres.

Je vous invite à découvrir cette belle aventure sur fond d’amitié et de quête d’identité, et surtout son héros plus vrai que nature : l’adorable Jacques Papier qui lui aussi vous séduira, j’en suis sûre !

Ma note : 4/5

 

Confessions d’un ami imaginaire de Michelle Cuevas, chez Nathan, 192 pages, 13,95 €.

Vous aimerez peut-être...

2 Comments

Catégorie Jeunesse / Young adult

La belle Italienne, Lucinda Riley

la belle italienne

L’histoire

Rosanna Menici n’est qu’une petite fille lorsqu’elle rencontre Roberto Rossini, l’homme qui va changer sa vie. Dans les années qui suivent, leurs destins vont être liés par leur extraordinaire talent de chanteur d’opéra et par leur amour obsessionnel l’un pour l’autre, un amour qui affectera leurs vies et celles de leurs proches. Mais, comme Rosanna le découvrira progressivement, leur union est hantée par des événements passés…
Le parcours de Rosanna nous emporte des ruelles de Naples au monde prestigieux des plus grandes salles d’opéra. La belle Italienne est une magnifique histoire d’amour, de trahison et de découverte de soi.

Mon avis

J’ai déjà lu plusieurs romans de Lucinda Riley auparavant, notamment le premier tome de la série des 7 sœurs et La jeune fille sur la falaise, et je trouve que cette auteure a un talent fou. Elle réussit le tour de force de nous embarquer à chaque fois dans un univers différent, aux côtés de personnages attachants qui vivent de véritables sagas aux quatre coins du monde.

Avec La belle Italienne, on peut dire qu’elle a misé sur des thèmes glamour ! Une romance passionnée entre la jeune et talentueuse Rosanna et le célèbre ténor Roberto Rossini, sur fond d’Opéra et de paysages italiens. Un cadre qui ne laissait présager que le meilleur !

Sauf que, malheureusement, ça n’a pas bien fonctionné avec moi. L’évasion était bien sûr au rendez-vous, la musique omniprésente pour mon plus grand bonheur, mais j’ai quand même ressenti une pointe d’ennui face à une galerie de personnages assez stéréotypés au final : on retrouve la jeune amoureuse, éperdue et naïve, le don juan de service qui tente de se ranger, la maîtresse jalouse et colérique qui leur met des bâtons dans les roues…

J’ai n’ai pas été convaincue par la passion vécue par Rosanna et Roberto, et surtout j’ai trouvé les intrigues du roman assez simples et au dénouement peu surprenant. Cela dit, comme tout roman de Lucinda Riley, La belle Italienne est une histoire qui reste agréable à lire et permet une belle escapade à destination de villes mythiques de l’Italie, sur des airs d’opéra que l’on connait tous et que l’on redécouvre avec grand plaisir.

Ma note : 3/5

 

La belle Italienne de Lucinda Riley, paru aux Éditions Charleston, 512 pages, 22,50 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Chick Lit / Romance

Je vous sauverai tous, Émilie Frèche

je vous sauverai tousL’histoire

Parce qu’elle est sans aucune nouvelle d’Eléa, sa fille de 17 ans embrigadée par Daesh et partie en Syrie il y a maintenant six mois, Laurence commence à tenir un journal. Écrire l’empêche de céder entièrement à la douleur qui la ronge chaque jour davantage, à la colère de n’avoir rien vu venir, et de n’avoir pas su comprendre que tout allait basculer. De trop nombreuses questions sans réponse la hantent : comment Eléa va-t-elle ? Où vit-elle ? Et avec qui ? Comment Eléa, qui avait la tête sur les épaules et des envies par centaines, a-t-elle pu manquer de discernement au point de renoncer à tout… et surtout à sa liberté ? Laurence interpelle sa fille et lui raconte, jour après jour, sa tristesse et sa participation à des groupes de déradicalisation, sa lutte pour éveiller les consciences, tenter d’empêcher le départ d’autres adolescents… Pour tenter aussi de contrer l’absence de sa fille, ne pas la perdre tout à fait…
À ses mots répondent ceux du journal intime d’Eléa, écrits un an auparavant. On découvre peu à peu comment pour cette jeune fille la frontière qui sépare influence et conviction a été franchie. Comment aux rêves d’avenir, aux premiers émois amoureux, aux amitiés sereines, se sont substitués la manipulation, la soumission, l’extrémisme…

Mon avis

Roman coup de poing, roman coup de cœur… Je sens qu’il va être très difficile pour moi de vous parler de Je vous sauverai tous d’Émilie Frèche. J’ai juste envie de vous dire : lisez-le. Vous verrez. Vous comprendrez pourquoi j’ai du mal à poser des mots sur mon ressenti.

Dès les premières pages, on ressent une empathie immense vis-à-vis de Laurence qui, en perdant sa fille partie en Syrie pour suivre son “Prince”, a tout simplement tout perdu. Et parce qu’elle a tout perdu, plus rien ne peut l’arrêter.

Alors que l’on suit le parcours de Laurence qui rencontre d’autres parents de jeunes embrigadés et décide de participer à des groupes de parole et d’information, on découvre en parallèle l’état dans lequel est plongé son mari, Samir. Aux portes de la folie, il sombre jour après jour, mélangeant le présent et le passé, redonnant vie à une page sombre de l’histoire algérienne dont on parle peu.

Et surtout, on tourne les pages du journal intime d’Éléa et on assiste, impuissant, à l’embrigadement de cette jeune fille aimée et aimante, bonne élève et bonne camarade, qui, seulement un an plus tôt, tombait amoureuse pour la première fois et avait la vie devant elle…

D’une plume simple, efficace et addictive – une fois commencé, je n’ai pas pu reposer ce livre – Émilie Frèche nous explique comment Éléa a subi un embrigadement express, une radicalisation accélérée jouant sur ses peurs, la faisant douter de tout et de tous, mais surtout haïr la société qui l’a vue naître et grandir… à commencer par ses propres parents.

C’est une histoire difficile, douloureuse, mais nécessaire car si elle bouleverse forcément, elle ose poser ces questions que l’on n’a pas envie d’entendre : sommes-nous assez vigilants ? En tant que parents, auront-nous réagi différemment ? Et si cela nous arrivait, comprendrions-nous seulement les signes avant-coureurs ?

Je n’ai pas de réponses et bien que j’ai rangé ce livre dans ma bibliothèque depuis quelques jours, je le porte encore avec moi. Et je pense que ce sera le cas encore longtemps…

Ma note : 5/5

 

Je vous sauverai tous d’Émilie Frèche, chez Hachette, 288 pages, 15,90 €.

Vous aimerez peut-être...

4 Comments

Catégorie Contemporain, Jeunesse / Young adult

Le Ranch des trois collines, Leila Meecham

Le_ranch_des_3_collines__c1_largeL’histoire

Printemps 1900.
Séparés à leur naissance, des jumeaux, Nathan et Samantha, fêtent leur vingtième anniversaire dans des comtés éloignés de l’État du Texas, sans se connaître ni soupçonner l’existence de l’autre…
À la ferme de Barrows, Nathan reçoit une visite inattendue qui va bouleverser son existence. Trevor Waverling, un titan des premières heures du forage pétrolier, vient lui proposer un pacte des plus étranges…
À Fort Worth, à trois jours de chevauchée au sud, Samantha décide que son destin se trouve sur les terres de Las Tres Lomas, le Ranch des trois collines, l’un des plus grands du Texas. La jeune fille entend aider son père adoptif à réaliser son rêve : devenir un titan de l’élevage texan.
Mais malgré les secrets bien gardés, les routes de Nathan et Samantha sont appelées à se croiser… La vie réunira-t-elle les jumeaux séparés ?

Mon avis

J’ai envie de commencer cette chronique en vous disant combien je trouve cette couverture sublime : je ne me lasse pas de la regarder ! Le Ranch des trois collines est pour moi un magnifique objet-livre, à garder précieusement dans sa bibliothèque.

La minute futilité est terminée, passons au contenu ! J’ai découvert la plume de Leila Meacham avec son roman Les Virevoltants, lu pendant mon année de Lectrice Charleston en 2015. Autant dire que je m’en souviens très bien !

J’ai donc été ravie de plonger dans ce nouveau roman qui nous entraîne dans une véritable saga familiale, dans ces terres mythiques du Texas, au temps des “vrais” cow-boys et propriétaires de ranchs immenses. Un voyage que l’on entreprend aux côtés de Nathan et de Samantha, des jumeaux séparés à la naissance et qui à 20 ans mènent une vie bien différente.

Secrets de famille, quête d’identité, amours contrariées… Le Ranch des trois collines est un roman passionnant, dans lequel on ne s’ennuie pas malgré quelques longueurs et des rebondissements assez prévisibles.

Au final, c’est une vraie saga “à l’américaine” dans laquelle on retrouve des classiques du genre : trahisons, révélations, rédemption… mais aussi des sujets plus originaux comme l’intérêt de Samantha pour les sciences ou encore la découverte d’un squelette de dinosaure sur le ranch de son père, avec toutes les conséquences que cela implique.

Mais pour moi, son plus grand atout reste son duo de personnages principaux, tellement touchants et attachants, et qui nous font ressentir une belle palette d’émotions !

Ma note : 4/5

 

Le Ranch des trois collines de Leila Meacham, Editions Charleston, 512 pages, 22,50 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Historique

Geek Girl 4, Holly Smale

gg4L’histoire

C’est la rentrée, et Harriet est RA-VIE : cette année, c’est sûr, elle va prendre un nouveau départ et se faire plein d’amis. Malheureusement, malgré tous ses efforts, les amis se font rares… Même Nat, sa meilleure amie, l’évite, et Toby, son harceleur personnel, ne veut plus la voir !
C’est pourquoi, quand on lui propose un shooting au Maroc, elle accepte aussitôt. Et peu importe si le photographe s’est trompé et pense travailler avec une autre mannequin (beaucoup plus expérimentée), Harriet est prête à tout… pour briller.

Mon avis

Geek Girl est une série que j’ai commencée il y a un bon moment déjà puisque le premier tome est sorti en 2014 (ce qui ne nous rajeunit pas !). Si j’avais été séduite par le petit monde loufoque de Harriet Manners, le tome 3 m’avait laissée sur un constat qui ne me plaisait pas tant que ça : le concept de la geekette devenue égérie de mode commençait vraiment à s’essouffler à mon avis, malgré ses personnages hauts en couleurs et ses voyages autour du monde.

J’ai donc mis un temps fou à sortir ce 4ème opus, qui finalement s’est avéré être une vraie bonne surprise, une bouffée d’air frais en ce mois de février tout gris ! J’ai été vraiment ravie de retrouver Harriet plus en forme que jamais, nous offrant des péripéties improbables dans la lignée du tout premier tome qui m’avait tant plu.

Entre la jungle du lycée et un shooting un peu fou au Maroc, on ne s’ennuie pas une seconde aux côtés de notre héroïne toujours aussi gaffeuse et “1er degré”, ce qui m’a vraiment beaucoup amusée. Et j’ai été surprise par la fin, qui m’a fait passer par tout plein d’émotions…

Si comme moi vous aviez mis cette Geek Girl de côté, ce tome 4 devrait y remédier ! Je n’attendrai pas mille ans pour sortir la suite de ma PAL, croyez-moi 🙂

Ma note : 5/5

 

Geek Girl 4 de Holly Smale, chez Nathan, 480 pages, 16,95 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Jeunesse / Young adult