Ne m’appelez pas Blanche-Neige, Gally Lauteur

ne m'appelez pas blanche neigeL’histoire

Qui a dit que la vie était un conte de fées ?
Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseaux social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage ?

Mon avis

Ne m’appelez pas Blanche-Neige est – comme son nom l’indique – une réécriture de conte, version moderne et ultra-connectée. Et on peut dire que l’auteure s’est follement amusée avec ses personnages hauts en couleur qui évoluent dans un Paris glamour et branché !

Confrontée à une situation personnelle qui la dépasse et la bouleverse, notre héroïne Blanche s’enfuit dans la nuit et fait la rencontre de toute une bande de jet-setteurs, parmi lesquels se cachent la réincarnation de quelques nains – Prof en tête – et le fameux Prince Charmant… même si la belle ne le reconnaît pas tout de suite, empêtrée dans ses propres préoccupations.

Comme dans le conte, Blanche m’a parfois agacée avec son côté extrêmement naïf et sa vision des choses en noir et blanc. Mais j’ai adoré suivre ses aventures et la voir évoluer dans un monde qui n’est pas le sien et dans lequel la mode tient une place intéressante.

Sa rencontre avec la sorcière est très drôle, ses peines de cœur, ses questionnements existentiels et ses émois sont plutôt touchants… et on se surprend à espérer qu’elle finisse par ouvrir les yeux sur le monde, par “se réveiller” et enfin croquer la vie à pleines dents.

J’ai beaucoup aimé la plume de Gally Lauteur, qui réussit à placer les éléments du conte dans une histoire complètement déjantée et pourtant extrêmement familière. Ne m’appelez pas Blanche-Neige est un joli roman frais, coloré, plein de fantaisie que je ne peux que vous conseiller, surtout si comme Blanche, vous appréciez les réseaux sociaux !

Ma note : 4/5

 

Ne m’appelez pas Blanche-Neige de Gally Lauteur, chez Hachette Romans, 342 pages, 16,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Qui veut la peau d’Anna C. ?, Sophie Henrionnet

qui veut la pean d'anna cL’histoire

La trentaine, Marie est une célibataire endurcie. Bibliothécaire modèle, elle apprend un jour une formidable nouvelle : son odieuse supérieure est morte étouffée avec un beignet. Enfin l’avenir lui sourit, enfin elle va accéder au poste de directrice. Mais, au lieu de promouvoir l’employée modèle, le grand patron nomme la maîtresse du maire, belle à tomber mais bête comme ses pieds.
Et puisque la poisse est généreuse, Marie se trouve mêlée à un incroyable quiproquo. Un soir, pour chasser un ado boutonneux lui faisant des avances, elle prétend s’appeler… Anna Costello, un nom entendu par hasard. Peu après, elle se retrouve traquée par des malabars recherchant justement une certaine Anna Costello ! Mais qui est donc cette Anna C. ? Pour se sortir de cette embrouille, la sage bibliothécaire peut compter sur l’aide du séduisant Grégoire, un architecte SDF qui a volé à son secours. Ils ne seront pas trop de deux pour l’aider à reprendre sa vie en main…

Mon avis

Qui veut la peau d’Anna C. ? est le troisième roman de Sophie Henrionnet que je lis, après avoir découvert avec grand plaisir Drôle de Karma et Tout est sous contrôle, qui reste mon “chouchou” à ce jour.

Dans cette nouvelle comédie, on retrouve un mélange de genres détonnant, comme l’auteure sait si bien le faire : humour déjanté, comédie romantique avec une petite intrigue policière pour couronner le tout. Un peu à la manière de Janet Evanovich, l’auteure de la série Stéphanie Plum, avec un bon grain de folie en plus !

C’est d’ailleurs ce que j’ai préféré dans ce roman : l’humour de Sophie Henrionnet, grande prêtresse des expressions farfelues, des jeux de mots improbables, des situations loufoques… Son héroïne, Marie, est une catastrophe ambulante, mais elle arrive toujours à retomber sur ses pieds – même si c’est parfois un peu à côté de ses ballerines – car la jeune femme n’est pas dépourvue de caractère, de volonté ni de réparties qui font mouche à tous les coups.

La galerie de personnages secondaires est tout aussi plaisante, avec une mention spéciale pour la maman infernale de Marie dont on a quelques “aperçus” téléphoniques à mourir de rire, dans la lignée de la mère de Korben Dallas dans Le Cinquième Élément. Mais puissance 10 !

Le style de Sophie Henrionnet est très agréable à lire, on ne s’ennuie pas une seconde au fil de cette histoire bien rythmée et au ton enjoué. Par contre – et ce n’est qu’un avis personnel – je n’ai pas été vraiment convaincue par l’intrigue policière en toile de fond, et par certains rebondissements trop rocambolesques pour faire vrais.

Mais finalement, on est dans de la fiction alors pourquoi pas se faire piquer sa promotion par une bimbo-nunuche, se faire poser un lapin par un grec prénommé Epaminondas ou encore se retrouver en danger de mort pour avoir usurpé l’identité de la mauvaise personne ?

Pour moi, Qui veut la peau d’Anna C. ? permet de s’évader de la grisaille du quotidien, dans un univers décalé et tout sauf banal. Une jolie bouffée d’air frais !

Ma note : 4/5

 

Qui veut la peau d’Anna C. ? de Sophie Henrionnet, chez City Éditions, 304 pages, 17,50 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance

Quand ça va, quand ça va pas, Michel Cymes

CVT_Quand-ca-vaquand-ca-va-pas_5305Le mot de l’auteur

“C’est parce que je suis docteur et papa que j’ai voulu écrire ce livre. Pour vous aider à donner des réponses simples et claires aux questions de santé que vos enfants se posent et vous posent. Parce qu’il paraît que tous les papas ne sont pas docteurs.” Michel Cymes

Mon avis

Tous les papas ne sont pas docteurs, toutes les mamans non plus j’ai envie de dire ! Et justement, quand les enfants viennent nous voir pour nous poser des questions sur le corps ou sur la santé en général, on ne trouve pas forcément les bons mots tout de suite. Soit parce qu’on ne connait pas nous-mêmes le fonctionnement en détail de certaines parties du corps – et les enfants raffolent des détails ! Ils veulent TOUT comprendre !! – soit parce que c’est parfois inattendu, voire un peu délicat d’aborder le sujet avec eux.

Ce livre destiné aux enfants et – comme son titre l’indique – à leurs parents, permet de répondre à plein de questions sur les bleus, le mal de gorge, les lunettes… en utilisant les termes exacts mais de façon très accessible et imagée, avec le style “Michel Cymes” en prime.

C’est un ouvrage très agréable à lire qui fonctionne sur un système de doubles pages permettant d’aborder de nombreuses thématiques, que ce soit le cerveau, le cœur, les muscles, la vessie ou encore certains mécanismes comme la douleur et la température.

A gauche, des dessins colorés pleins d’humour accompagnés de textes courts mais parlants expliquent comment tout cela fonctionne “quand ça va”. A droite, on retrouve la même chose, mais adaptées à toutes ces fois où “ça ne va pas”. Les enfants peuvent ainsi apprendre à connaître leur corps et se retrouver dans des situations qu’ils ont vécues, voire même être rassurés avant un vaccin, une anesthésie, etc.

A mon avis, Quand ça va, quand ça va pas est clairement un livre à mettre entre les mains de tous les petits curieux ! (et entre celles des autres aussi, ça ne pourra pas leur faire de mal 😉 ).

 

Quand ça va, quand ça va pas du Dr Michel Cymes, Editions Clochette, 54 pages, 15 €.

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Catégorie Bien-être / Santé

Sweet, Emmy Laybourne

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L’histoire

Madame, Monsieur,
J’ai l’honneur de vous inviter à une extraordinaire croisière de luxe à bord de l’Extravagance !
Au programme : découverte en avant-première d’un produit miracle qui vous débarrassera de vos bourrelets disgracieux. Et sans efforts !
Vous rêvez de retrouver votre taille de guêpe ? Le Solu est fait pour vous.
Le Solu n’est pas un amincissant comme les autres.
Le Solu vous fera vraiment maigrir.
Vous ne pourrez plus vous passer de lui.
Je vous le garantis.
N’attendez plus : rejoignez-nous sur les rives de Fort Lauderdale, en Floride, pour un embarquement imminent !
Au plaisir de vous aider à mincir,
Timothy Almstead, président de Solu Corporation

Mon avis

Mais ce roman… Je crois que je ne l’oublierai pas de si tôt ! J’ai d’abord été attirée par la couverture que je trouve très réussie, puis intriguée par le pitch : Lauren, une jeune fille de 16 ans, accompagne son amie Vivika durant une croisière VIP, qui a pour objectif de promouvoir un tout nouvel édulcorant dont la particularité est de faire mincir à vitesse grand V et sans se priver : le Solu.

Une “solution miracle” pour tous les passagers qui souhaitent perdre leurs petits bourrelets ou les gros kilos qui les empêchent de vivre la vie de leurs rêves. Sauf que… le Solu n’est pas un simple complément alimentaire et Lauren va s’en rendre compte très vite.

Tout comme Tom – un ex-enfant star devenu présentateur télé – Lauren décide de ne pas consommer les sachets de Solu qui lui sont destinés. Alors qu’elle tombe amoureuse pour la première fois, elle se voit confrontée à des événements étranges qui se produisent à bord de l’Extravagance, un paquebot de luxe qui ne va pas le rester bien longtemps.

Autant dire que si les premiers chapitres plantent bien un décor glamour, l’auteure nous entraine dans une histoire… que je n’ai pas vue venir ! Je ne vais pas en dire plus pour vous laisser le plaisir de découvrir ce roman par vous-même, car il est vraiment surprenant du début à la fin… avec, comble de l’ironie, un côté très addictif.

J’ai beaucoup aimé la réflexion de l’auteure autour du Solu et de tout ce qu’il représente. J’ai aussi apprécié le fait d’être complètement surprise, voire déstabilisée par la tournure des événements, ce qui ne m’arrive pas souvent en tant que lectrice, ou du moins, pas autant que cela ! Je suis vraiment devenue “spectatrice” de cette histoire un peu folle, j’étais curieuse de voir jusqu’où Emmy Laybourne était capable d’aller dans son intrigue… et je n’ai pas été déçue, loin de là !

J’ai juste un petit bémol à apporter car le style de l’auteure est spécial, et c’est sans doute pour cela que je suis restée extérieure aux événements, d’autant que je n’ai pas ressenti beaucoup d’empathie pour Lauren et Tom malgré tout ce qui leur arrive… (et il leur en arrive, croyez-moi).

Et puis les dernières pages m’ont laissée sur ma faim : ce n’est pas humain de planter le lecteur comme ça ! Je ne sais pas s’il y aura une suite, mais si ce n’est pas le cas, j’avoue que ce final est un pari qu’il fallait oser… En résumé, Sweet est une lecture vraiment atypique qui plaira ou ne plaira pas, mais ne pourra en aucun cas vous laisser indifférent. Alors… vous embarquez ?!

Ma note : 4/5

 

Sweet d’Emmy Laybourne, chez Hachette Romans, 300 pages, 15,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult, Science Fiction / Fantasy / Fantastique

Geek Girl 5, Holly Smale

gekk girl 5L’histoire

Les examens de fin d’année approchent. En vraie pro de l’organisation, Harriet a planifié toutes ses révisions et celles de ses amis… bien malgré eux ! Pourtant elle est loin d’avoir tout prévu : Wilbur a besoin d’elle, son agence est en faillite ! Harriet vole à son secours et décide de devenir un mannequin exemplaire. Elle se met aussi en tête d’organiser les amours de ses amis.
Mais à force de vouloir contrôler leur vie, elle risque de les perdre.
Un shooting en Inde va lui apprendre à laisser faire le destin…

Mon avis

J’ai lu Geek Girl 4 le mois dernier et j’avais adoré cette nouvelle aventure de Harriet Manners, notre geekette fofolle préférée… Je n’ai donc pas trop attendu avant de sortir le tome 5 de ma PAL, et si je n’ai pas été aussi emballée, j’ai néanmoins passé un très bon moment de lecture.

Dans ce nouvel opus, on retrouve Harriet et son “gang” : en plus de Nat et Toby, ses BFF depuis (presque) toujours, la jeune fille est fière de compter India et Jasper parmi ses nouveaux amis. Et elle a tellement envie que tout se passe bien entre eux qu’elle se montre un peu trop… Harriet, ascendant Sheldon Cooper (j’espère que vous me suivez, parce que moi je me comprends très bien !)

En plus de sa nouvelle vie sociale à organiser dans les moindres détails, Harriet s’est mis en tête de sauver Wilbur dont les affaires ne sont pas brillantes. On découvre ainsi ses plans déjantés pour dégoter de nouveaux contrats de mannequinat, et on assiste avec plaisir au retour d’un personnage trop kawaï qui nous avait bien manqué ! Sans oublier celui de la grand-mère dingo et de sa Coccinelle rose…

En bref, Geek Girl 5 est un roman frais, drôle, coloré… à l’image de cette série dont il ne restera plus qu’un tome à découvrir après cela. Et heureusement qu’il en reste encore un, car les romans de Holly Smale sont de véritables petites douceurs qui font du bien et donnent la pêche !

Ma note : 4/5

 

Geek Girl 5 de Holly Smale, chez Nathan, 496 pages, 16,95 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

La Promesse d’un ciel étoilé, Alison McQueen

la promesse d'un ciel étoiléL’histoire

1957. Sophie a vingt-sept ans lorsqu’elle épouse Lucien, un diplomate, et part s’installer avec lui à New Delhi, une destination qui réveille en elle de douloureux souvenirs.
1947. Sophie vit en Inde, dans le palais d’un maharaja où son père assiste le médecin-chef. Pour échapper à sa mère tyrannique, Sophie explore ce palais aux mille et un enchantements et rencontre Jag, un jeune Indien de son âge parlant anglais. Immédiatement complices, ils se voient en cachette de leurs parents. La nuit de la Partition, le 15 août 1947, ils consomment leur amour dans un jardin clos du palais. Quand, du jour au lendemain, les musulmans quittent le service du maharaja pour émigrer au Pakistan, Jag part avant que Sophie ait pu lui annoncer sa grossesse.
De retour sur les terres indiennes, Sophie parviendra-t-elle à se réconcilier avec son passé ?

Mon avis

Je ne connaissais pas du tout Alison McQueen avant de lire La Promesse d’un ciel étoilé et je suis certaine d’une chose : je lirai ses autres romans sans même jeter un œil à leur résumé ! J’ai adoré suivre l’histoire d’amour impossible entre Sophie et Jag, leur destinée loin de l’autre que ce soit en 1947 ou en 1957, le tout sur fond de paysages lointains et de culture indienne, à une époque charnière du XXe siècle.

C’est un roman qui prend le temps de s’installer, à travers la naissance d’un amour inattendu entre la fille d’un médecin anglais et un jeune serviteur indien qui vivent leurs premiers émois dans les couloirs secrets du palais d’un maharaja. Puis vient le temps de la séparation inévitable de nos héros, de leur désespoir et leurs batailles… et enfin l’éventualité de leurs retrouvailles, alors que Sophie retourne en Inde aux côtés de son mari diplomate.

On peut regretter quelques petites longueurs au tout début du roman – une scène en particulier qui ne sert pas à grand chose – mais il est tout simplement impossible de le reprocher à l’auteure qui arrive à développer une intrigue extrêmement riche dans les thèmes abordés : le poids des coutumes et des traditions, la condition des femmes (quelles que soient leurs origines finalement) et celle des Intouchables, la maltraitance et le désespoir, l’exode, le deuil et la survie…

Alison McQueen mêle brillamment sa “petite” histoire à la grande au moment de la partition des Indes, cet événement historique qui a entrainé l’un des plus grands déplacements de population que le continent ait connu, dans un climat trouble marqué par la misère et la violence.

Au fil des chapitres, l’intensité monte crescendo jusqu’à un final rempli d’émotions, un véritable feu d’artifices qui fait de La Promesse d’un ciel étoilé un petit bijou romanesque. Si je ne venais pas tout juste de le terminer, je le relirai ! Je pense que je le ferai un jour prochain, et en attendant je suis ravie de pouvoir vous conseiller ce très beau livre.

Ma note : 5/5

 

La promesse d’un ciel étoilé d’Alison McQueen, aux Presses de la Cité, 464 pages, 21 €.

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Catégorie Historique

Another story of bad boys, Mathilde Aloha

asobbL’histoire

Liliana Wilson ne pensait pas qu’en intégrant la célèbre université de Los Angeles pour étudier le journalisme, sa vie allait autant changer.
L’absence de sa meilleure amie Rosie, plongée dans un coma dont elle ne se réveillera peut-être jamais, la faisait bien trop souffrir. Accablée par le chagrin et une forte culpabilité, elle avait décidé de prendre des distances avec son passé. Mais c’était sans compter sur le retour du dangereux Jace…
Elle voyait son avenir déjà tout tracé : obtenir d’ici quelques années son diplôme, puis parcourir le monde. Mais sa rencontre avec ses nouveaux colocataires, Evan et Cameron, vient bouleverser ses plans. Si le premier est le frère protecteur qu’elle n’a jamais eu, le second, non seulement méfiant et froid, se montre particulièrement infect à son égard.
Lorsqu’elle découvre que ces deux-là, pourtant amis, rentrent régulièrement couverts de bleus et de blessures, elle s’interroge : jalousies masculines ? Sombre histoire de bad boys ? Que faire alors que la jeune femme se sent irrémédiablement attirée par l’un des deux, elle qui s’était pourtant jurée de faire passer son cœur bien après ses études ? Entre l’amour interdit qu’elle ressent et son passé qui la rattrape, Liliana en aura-t-elle jamais fini avec les drames de la vie ?

Mon avis

Un pitch qui n’est pas sans rappeler celui de la saga After d’Anna Todd, une couverture contemporaine et très colorée à la DIMILY… Bon, vous voyez où je veux en venir ? Another story of bad boys nous raconte l’histoire d’amour compliquée (doux euphémisme !) entre Lili et Cameron, passés maîtres dans l’art du “fuis-moi je te suis…” et du jeu du chat et de la souris.

Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce roman, que j’ai trouvé très addictif – ce qui n’avait pas du tout été le cas pour After dont j’ai abandonné la lecture après le premier tome. Le style de Mathilde Aloha est moderne et visuel. Quand elle nous raconte le quotidien à L.A., on s’y croirait ! Et puis ses personnages sont plutôt sympathiques, même si Lili et Cameron sont parfois “tête-à-claques” chacun dans son genre.

Le fait que l’intrigue n’avance pas beaucoup et les quelques petits défauts du roman ne m’ont pas dérangée plus que ça… au début. Car à partir de la 300ème page, et voyant qu’il m’en restait tout autant à lire, je me suis lassée. J’ai notamment eu un gros problème avec les répétitions : certains mots apparaissent deux ou trois fois dans le même paragraphe. Pire, certaines scènes se retrouvent à plusieurs reprises dans le roman, donnant l’impression de tourner en rond.

Ces répétitions et l’ajout du point de vue de Cameron qui n’était pas nécessaire à mon avis, font que ce roman tire en longueur et manque de rythme. Je trouve ça vraiment dommage car Another story of bad boys est une romance très agréable à lire, mais elle aurait vraiment gagné à subir quelques coupes.

Je sais bien que le texte initial est paru sur Wattpad qui se prête bien à ce genre de rythme mais il aurait peut-être fallu l’adapter davantage aux attentes des lecteurs “traditionnels” qui enchainent les chapitres au lieu de les lire par-ci par-là, au gré des publications sur le site communautaire.

Au final, je suis plutôt mitigée mais surtout, je suis déçue d’être déçue alors que cette lecture était vraiment bien partie pour moi ! En tout cas une chose est sûre : Mathilde Aloha est une jeune auteure à suivre 😀

Ma note : 3/5

 

Another story of bad boys de Mathilde Aloha, paru chez Hachette Romans, 600 pages, 18 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance, Jeunesse / Young adult

La Faucheuse, Neal Shusterman

la faucheuseL’histoire

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (” glané “) par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.
Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux…

Mon avis

Impossible de passer à côté de ce roman que l’on voit à peu près partout depuis sa sortie dans la Collection R ! Et j’ai succombé moi aussi à l’appel de La Faucheuse, sa couverture magnifique et son résumé plus qu’intrigant.

Malgré mon enthousiasme, ma lecture ne s’est pas tout à fait passée comme prévu, du moins au début. J’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l’univers dépeint par l’auteur, et si je me suis tout de suite attachée à Rowan, ça n’a pas été le cas avec Citra, un personnage pourtant fort avec lequel je gardais mes distances, ne sachant pas trop à quoi m’en tenir.

L’illumination est arrivée pour moi aux alentours de la page 75 : je me rappelle avoir plongé dans ce monde post-mortalité à ce moment-là, entre deux révélations, de nouveaux enjeux que je n’avais pas vu venir ou encore la promesse de retournements de situation inattendus.

Car ce premier tome ne manque définitivement pas de rebondissements ! Et à chaque fois, j’ai été surprise – voire épatée – par la tournure que prenaient les événements, tout en étant encore plus happée par une intrigue de plus en plus complexe !

Au final, et malgré quelques défauts (notamment un petit “souci” de répétitions à mon avis), j’ai trouvé cette Faucheuse hautement addictive. J’ai vraiment été séduite par ce roman et sa réflexion judicieuse autour d’un monde “parfait” pourtant confronté aux problèmes posés par cette immortalité tant recherchée.

Surtout, je me suis passionnée pour l’envers du décor, les coulisses d’une Communauté de Faucheurs qui se retrouvent au-dessus des lois mais tenus de respecter un certain sens moral, malgré les tentations et l’attrait du pouvoir… auxquels tous n’ont pas su résister.

Ce premier tome ne nous laisse pas sur un cliffhanger de folie, mais je crois qu’on n’en a pas besoin pour désirer connaître la suite des aventures de Citra et Rowan, tous deux amenés à changer le destin des Faucheurs dans une communauté où la corruption a fait son lit. Un coup de maître pour une trilogie des plus prometteuses !

Ma note : 5/5

 

La Faucheuse de Neal Shusterman, chez Robert Laffont, Collection R, 504 pages, 18,90 €.

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Catégorie Science Fiction / Fantasy / Fantastique

Confessions d’un ami imaginaire, Michelle Cuevas

confessions d'un ami imaginaireL’histoire

Depuis quelques temps, une gêne grandit dans l’esprit de Jacques Papier : il a l’impression que personne ne l’aime. A l’école la maîtresse l’ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport, et il faut même rappeler à ses parents de lui garder une place à table ! Heureusement, il y a Fleur, sa sœur et meilleure amie, qui le comprend si bien…
Un jour, Jacques apprend une perturbante nouvelle : sa sœur Fleur aurait un ami imaginaire, et elle ne lui en a jamais rien dit ! Un peu vexé, il se met à son tour à s’inventer un ami imaginaire. Mais une rencontre va bientôt le mettre face à une terrible vérité : et s’il n’était pas lui-même tout à fait réel ?

Mon avis

Voici un bien joli titre sorti en début d’année chez Nathan. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit un roman aussi enfantin et loufoque, mais je dois dire que ces Confessions d’un ami imaginaire m’ont quand même bien plu.

L’histoire est toute mignonne, pleine de poésie et de délicatesse, d’imagination et de “vraies” questions déterminantes dans la vie d’un enfant. Les chapitres sont très courts et s’enchainent facilement, et l’on termine cette petite parenthèse nostalgique avec un sourire sur les lèvres.

Je vous invite à découvrir cette belle aventure sur fond d’amitié et de quête d’identité, et surtout son héros plus vrai que nature : l’adorable Jacques Papier qui lui aussi vous séduira, j’en suis sûre !

Ma note : 4/5

 

Confessions d’un ami imaginaire de Michelle Cuevas, chez Nathan, 192 pages, 13,95 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult