Les lendemains avaient un goût de miel, Marlène Schiappa

les lendemains avaient un goût de mielL’histoire

De retour de Milan où elle a réglé avec ses filles et ses deux sœurs la succession de leur arrière-grand-mère, Justine ne comprend pas. Alors que toute la famille croule sous le luxe, héritant de demeures magnifiques ou d’œuvres d’art inestimables, elle-même reçoit uniquement une vieille boîte en carton remplie de babioles et un carnet abîmé…

Elle plonge alors dans le passé de « Jolie Rose », de son enfance à la fin du XIXe siècle à ses fiançailles avec un diplomate italien dont elle conserve précieusement la photo, en passant par le difficile retour des soldats en 1918… Les confidences posthumes de l’aïeule font étrangement écho à la propre vie de Justine.

Mais quel message Jolie Rose veut-elle lui transmettre ? Pourquoi une certaine ritournelle revient-elle sans cesse dans les lettres ? Et qui est ce mystérieux Lorenzo ?

Mon avis

Que d’émotions dans ce court roman qui dresse le portrait de femmes d’une autre génération, tout en alternant avec des chapitres plus “punchy” car ancrés dans le monde moderne grâce à Justine, cette héroïne qui nous ressemble tant…

J’ai pris le train à ses côtés, m’amusant de ses relations avec ses sœurs ou ses enfants, m’émouvant avec elle en découvrant l’histoire de Jolie Rose, cette jeune fille issue d’une famille modeste qui va épouser un diplomate italien et hériter des richesses d’une famille décidément pas comme les autres (et je n’en dirai pas plus).

La vie à l’époque de Jolie Rose nous est contée sans fards et l’on ne peut s’empêcher d’admirer toutes ces femmes qui ont traversé bien des épreuves, tout en mesurant le chemin parcouru depuis… et celui qu’il nous reste à faire aujourd’hui.

Les chapitres consacrés à Justine sont à la fois drôles et touchants, et viennent rythmer ce récit dont le seul défaut est d’être bien trop court à mon goût ! J’aurais vraiment aimé rester plus longtemps aux côtés de Jolie Rose et en apprendre plus sur sa vie, de son mariage à son placement en maison de retraite.

Et j’ai forcément envie d’avoir des nouvelles de Justine, qui fait partie de ces héroïnes qui pourraient être une amie ! Les lendemains avaient un goût de miel aurait pu être un coup de cœur pour moi, s’il ne m’avait pas laissée sur ce petit goût d’inachevé 😉

Ma note : 4/5

 

Les lendemains avaient un goût de miel de Marlène Schiappa, Éditions Charleston, 192 pages, 18 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Contemporain, Historique

Cœur de Hérisson #3, Nao Hinachi

Coeur-de-herisson-3-kazeL’histoire

Kii est sous le choc. Elle a enfin avoué ses sentiments à Hozuki, mais ce dernier l’a repoussée ! Pour ne rien arranger, Haruki a profité de la confusion pour déclarer sa flamme à la jeune fille. Triste d’avoir été éconduite et angoissée de devoir répondre à son prétendant, Kii ne sait plus quoi faire ! C’est alors que, pendant le mariage de Yukino, elle va se retrouver assise à côté de Hozuki…

Mon avis

Après avoir adoré le tome 1, un peu moins le tome 2 qui m’a semblé un peu fade en comparaison, j’ai commencé le tome 3 de la série Cœur de Hérisson avec une pointe d’appréhension… Heureusement, mes craintes se sont envolées en quelques pages car j’ai eu le plaisir de retrouver tout ce qui m’avait tant plu dans le premier volume.

L’histoire est adorable, les réactions de Kii sont très drôles et surtout la relation de nos héros est d’une mignonnerie infinie ! Haruki dévoile enfin ses sentiments (à sa façon), Kii y réagit (à sa façon aussi ^^) et leur évolution en tant que couple est craquante.

L’arrivée d’un nouveau personnage est plutôt bien amenée et surtout, cette fin ! Je m’en doutais un peu mais j’ai quand même été surprise et surtout… je veux la suite maintenant car la frustration est intense ! Pour info, le tome 4 sortira le 6 septembre prochain. Et c’est à mon avis bien trop loin…

Ma note : 4/5

 

Cœur de Hérisson #3 de Nao Hinachi, chez Kazé Éditions, 194 pages, 6,79 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie BD / Mangas

PS : I like you, Kasie West

ps i like youL’histoire

Un jour d’ennui en cours de chimie, Lily griffonne les paroles de sa chanson préférée sur son bureau. Lorsqu’elle s’assoit à la même place le lendemain, elle découvre que quelqu’un a écrit la suite…

Très vite, Lily et son mystérieux interlocuteur se lancent dans une correspondance enfiévrée. La jeune fille n’a jamais autant eu envie d’aller en cours – mais surtout pour y savourer sa lettre du jour ! Derniers groupes de musique indé à découvrir, secrets de lycée ou confidences plus intimes… tout semble les rapprocher.

Peu à peu, Lily réalise que son cœur s’emballe pour celui qui se cache derrière cette plume. Mais alors que l’identité de son amour épistolaire se dévoile peu à peu, Lily va découvrir que certains cris du cœur devraient peut-être rester silencieux…

Mon avis

PS : I like you fait partie de ces lectures idéales pour l’été : cette jolie petite romance sans prise de tête est à la fois mignonne, drôle et touchante, du début à la fin. Même si l’histoire est cousue de fil blanc, j’ai vraiment apprécié ce roman qui m’a offert une petite bulle de détente et de fraicheur entre deux livres plus “costauds”.

On y suit Lily, une jeune fille un brin hipster qui se retrouve à correspondre avec un garçon de son lycée. Au fil des échanges avec ce destinataire secret qui partage sa passion pour la musique, une amitié se noue, des confidences se font et des sentiments naissent… rendant leurs cours de chimie bien plus intéressants, forcément !

La relation épistolaire entre Lily et ce garçon est vraiment adorable, et elle donne une saveur toute particulière à cette histoire qui nous fait revivre nos années lycée. Lily est un personnage attachant, pas vraiment populaire mais qui a la chance d’être bien entourée par sa meilleure amie et surtout par une famille haute en couleurs dans laquelle on se sent bien.

J’ai très envie de découvrir les autres titres de Kasie West qui, je le sens, va faire partie de mes valeurs sûres en matière de romans-doudous ! J’ai déjà repéré le prochain d’ailleurs : ce sera sûrement By your side avec deux héros qui, le temps d’un week-end, se retrouvent enfermés dans une bibliothèque. Ça promet !

Ma note : 4/5

 

PS : I like you de Kasie West, chez Hugo New Way, 356 pages, 17 €.

Vous aimerez peut-être...

2 Comments

Catégorie Chick Lit / Romance, Jeunesse / Young adult

Celui d’après, Jessica Cymerman

celui d'aprèsL’histoire

Jean et Anna, c’est le couple que tout le monde envie. Jeunes, beaux, follement amoureux, tout leur réussit. Le mariage est prévu, la route est tracée.

Mais Jean meurt dans un accident. La vie de la jeune femme s’effondre. Les mois passent, le deuil se fait, petit à petit. Alors Anna décide qu’il faut qu’elle aille de l’avant. Et elle veut trouver l’homme parfait.

Mais l’homme parfait, c’était Jean, et Jean, elle l’a perdu. Alors elle se met en tête de trouver son parfait sosie. Et quand elle rencontre Frédéric, sa vie va changer…

Mon avis

Jean et Anna, Anna et Jean… C’était le couple parfait, celui que tout le monde enviait, celui qui aurait dû durer toute la vie. Malheureusement, Jean meurt au bout de quelques chapitres et avec lui l’idée d’une love story parfaite, comme on n’en voit qu’au cinéma.

J’ai vraiment été touchée par le personnage d’Anna confrontée au veuvage bien trop tôt, sa détresse et sa façon de se replier sur elle-même pour survivre. J’ai également apprécié la plume de l’auteure que j’ai découvert à travers ce premier roman qui oscille savamment entre gravité et légèreté, à la manière du très joli roman La Délicatesse de David Foenkinos.

Pourtant, au final, je n’ai pas apprécié Celui d’après autant que je l’aurais souhaité (et malgré sa couverture à tomber). Si j’ai vraiment accroché au style authentique et parfois survolté de Jessica Cymerman, j’ai été moins séduite par les personnages principaux, à savoir Anna et Frédéric.

Elle, je l’ai trouvée émouvante… au début. Mais à partir du moment où elle décide de remplacer Jean par un nouveau Jean – ce qui est dès le départ voué à l’échec, on s’en doute bien – elle se révèle sous un jour qui ne m’a pas trop plu : égoïste, snob, et surtout pas très sympa avec son entourage par moments…

Et Frédéric fait tellement beauf – à se demander s’il le fait exprès – que je n’ai pas réussi à comprendre ce qui poussait Anna dans ses bras, surtout après avoir été mariée à Jean, l’incarnation de L’Homme Parfait. Frédéric est peut-être beau, il a indéniablement un bon fond, mais je ne sais pas… Je ne trouve pas qu’Anna et lui soient faits pour être ensemble même si les opposés s’attirent, c’est bien connu.

Cela dit, j’ai quand même passé un bon moment de lecture avec ce roman, notamment grâce à ses petites touches d’humour et son épilogue un peu barré qui donne des nouvelles de personnages secondaires hauts en couleurs. D’ailleurs, j’aurais aimé en lire davantage à leur sujet !

Ma note : 3/5

 

Celui d’après de Jessica Cymerman, Éditions Charleston, 192 pages, 17 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Chick Lit / Romance, Contemporain

L’Île du Maudit, Colleen McCullough

l'ile du mauditL’histoire

1775. Richard Morgan tient une taverne à Bristol. Lorsque son  fils unique disparaît et que son épouse est retrouvée morte, il est pris dans les rets d’une justice impitoyable. Il est jeté en prison, mais son calvaire ne s’arrête pas là… Condamné à l’exil, il embarque avec d’autres forçats sur une frégate qui les conduit, après un long voyage, sur une petite île perdue au large de l’Australie : Norfolk. Là, sur cette terre hostile, sa nouvelle vie l’attend. Des hommes violents gouvernent sans pitié, la loi du plus fort règne. Morgan devra faire preuve d’une force d’âme à toute épreuve pour parvenir un jour à faire sienne cette terre lointaine.

Mon avis

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, L’île du Maudit a été pour moi une grosse déception et ce pour différentes raisons. Tout a commencé avec le pitch qui ne correspond pas tout à fait au roman, dans le sens où il résume en fait les 2 tomes de cet énorme ouvrage qu’est L’espoir est une terre lointaine, paru en un seul livre dans sa version originale. Moi qui rêvais d’aborder les côtes australiennes, j’étais encore “coincée” sur la frégate quand ce premier tome a pris fin.

Mais je dirais que ce n’est pas le plus gros problème de ce récit – à mes yeux je le rappelle ! J’ai été bluffée par la richesse des détails historiques et la complexité de l’écriture de Colleen McCullough, mais je n’ai à aucun moment été embarquée dans son histoire, comme j’avais pu l’être il y a quelques années avec un autre de ses romans majeurs – je parle bien sûr de la célèbre saga Les Oiseaux se cachent pour mourir.

Dans L’île du Maudit, on suit les mésaventures de Richard Morgan confronté aux pires conditions de son époque : l’injustice, l’emprisonnement, la vie de forçat, la déportation à l’autre bout du monde… Mais comme je n’ai jamais réussi à m’attacher à ce personnage trop empreint de belles valeurs et de bonté pour être crédible, j’ai vraiment souffert de la longueur des chapitres et de certains passages qui m’ont semblé carrément indigestes.

Si je lui reconnais une grande valeur informative sur la vie dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, j’ai trouvé que ce premier tome manquait de souffle romanesque, de passion ou peut-être même d’un minimum de rébellion de la part de ce héros qui accepte toutes sortes d’injustices et de mauvais traitements sans jamais sourciller.

J’ai eu du mal à terminer ce livre et j’espère que la suite sera plus “facile” à lire, avec un héros moins soumis et plus dans l’action… même si je n’y compte pas trop et que je crains le manque de surprise quant à l’avenir de ce personnage à la dimension quasi-biblique.

Ma note : 2/5

 

L’île du Maudit, L’espoir est une terre lointaine #1 de Colleen McCullough, L’Archipel, 440 pages, 22 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Historique

Are you Alice ? #3, Ai Ninomiya et Ikumi Katagiri

are you alice 3L’histoire

Alice ne fait pas l’unanimité au Pays des Merveilles. En effet, certains enfants, révoltés par le rôle de substitut qui incombe à la Duchesse, nourrissent l’espoir qu’Alice disparaisse et que la vérité soit faite sur le monde dans lequel tous évoluent… De son côté, Alice, toujours sur les traces du Loir et du Lapin Blanc, tâche d’en apprendre davantage sur son personnage, allant à l’encontre de ce qu’on attend de lui. Et si tout cela n’était qu’un récit dont la fin est d’ores et déjà écrite, sans espoir de changement ; et que les “ennemis” n’étaient pas ceux que l’on croit ?

Mon avis

Cette chronique va être compliquée à écrire… mais allons-y gaiement et en toute honnêteté ! J’ai entamé le tome 3 de la série “Are you Alice ?” en me disant “Chouette ! Je commence plus ou moins à me repérer dans cet univers déjanté… à moins que tous ces personnages ne jouent un double jeu ?

Eh oui, au bout de quelques pages, je me suis rendue compte que je me faisais royalement baladée et menée en bateau, que finalement je ne distinguais pas le vrai du faux et qu’à chaque moment où je pensais en savoir plus, je finissais par en savoir… de moins en moins !

Cela dit, j’ai aimé plusieurs éléments nouveaux dans ce tome : l’introduction des enfants qui jouent un rôle tout sauf anodin, la distorsion de l’histoire (un concept particulièrement intéressant à mon avis) et surtout la mention de Lewis Carroll comme un ultime hommage à l’auteur et à son imagination débridée. J’ai également apprécié d’en apprendre plus sur la Reine de Cœur qui (si j’ai bien compris et croyez-moi, rien n’est moins sûr !) déteste le rouge dans cette version.

Cependant, comme j’ai l’impression de ne pas comprendre grand chose à l’intrigue, je ne peux pas dire si j’ai aimé ou non ce tome. Vous comprendrez aisément pourquoi je ne peux pas non plus le noter !

 

Are you Alice ? #3 de Ai Ninomiya (scénario) et Ikumi Katagiri (illustrations), Kazé Éditions, 7,99 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie BD / Mangas

Des éclaircies en fin de journée, Agathe Colombier Hochberg

des éclairciesL’histoire

Camille partage son temps entre sa librairie et sa fille de 16 ans, Léopoldine. Entre elles, beaucoup d’amour, une solide complicité, et pas mal de cris, parce qu’il semble que la fonction d’un ado est de rendre ses parents dingues. Camille entretient également de bonnes relations avec son ex-mari, Paul, qui a refait sa vie avec l’homme de ses rêves, et cela ne lui a jamais posé de problèmes, pas plus qu’à sa fille. Mais, lorsque le couple parfait décide de se marier et d’avoir un enfant, d’insidieuses émotions naissent chez Camille et Léo. Tandis que l’une a l’impression d’être la seule à ne pas avancer, l’autre se trouve confrontée au jugement de ses amis. Chacune y réagira à sa manière… L’orage approche.

Mon avis

Il y a tout juste 2 ans, je découvrais avec grand plaisir la plume délicate et pleine d’humour d’Agathe Colombier Hochberg, grâce à son roman Les vies turbulentes de Lady M et son héroïne aussi british qu’extravagante qui m’a beaucoup fait sourire.

Avec Des éclaircies en fin de journée, l’auteure nous propose une histoire peut-être moins loufoque, mais plus sensible, plus proche de nous et des préoccupations que l’on peut rencontrer au quotidien, que l’on se retrouve dans le personnage de Camille, la mère qui cherche à refaire sa vie, ou de Léo, sa fille en pleine crise d’ado.

J’ai beaucoup aimé ces chroniques douces-amères et je me suis attachée aux deux héroïnes qui, chacune à sa façon, essaye d’aller de l’avant. Divorcée d’un homme qui a refait sa vie avec un autre homme et qui s’offre une nouvelle jeunesse en accueillant un bébé, Camille a peur de s’enliser dans son quotidien et se lance dans une relation imparfaite qui a quand même le mérite de la faire sortir de sa zone de confort.

De son côté Léo a l’impression de perdre sa place de fille unique et subit le regard (et le jugement) des autres sur ses deux papas, tout en menant la vie d’une lycéenne typique, entre copains, crush et déboires scolaires…

Des éclaircies en fin de journée est un roman tout en légèreté mais qui ne manque pas de profondeur, avec des personnages qui nous semblent familiers et que l’on a du mal à quitter une fois le livre terminé. Petite cerise sur le gâteau : Camille est une libraire passionnée, et on se prend à rêver de lui rendre visite dans sa boutique, joliment baptisée Les Contemplations.

Ma note : 4/5

 

Des éclaircies en fin de journée d’Agathe Colombier Hochberg, chez Pygmalion, 287 pages, 18,90 €.

Vous aimerez peut-être...

2 Comments

Catégorie Contemporain

La Pâtissière de Long Island, Sylvia Lott

La-patissiere-de-Long-IslandL’histoire

Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer aussi loin que possible de leur petit village de Frise orientale : à New York, chez ses deux frères. Avec pour seuls bagages son cœur brisé et la recette secrète de son gâteau au fromage blanc, elle débarque à Brooklyn en ce froid mois de novembre 1932, à la fois fascinée et terrifiée par ce qui l’entoure. Elle est bien loin de se douter de l’incroyable destin que lui réserve le Nouveau Monde.
Des décennies plus tard, Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, vient lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie la recette du cheesecake qui doit changer sa vie.

Mon avis

Je vais commencer cette chronique par une petite confession : ce roman a attendu dans ma PAL pendant presque un an et m’a fait culpabiliser pendant tout ce temps ! Je m’explique : malgré la couverture magnifique, le résumé qui correspondait parfaitement à mes goûts (le destin de deux femmes d’une même famille, à deux époques différentes) le tout couronné d’un soupçon de pâtisserie, je n’ai pas réussi à me lancer pour une raison “technique”. A chaque fois que je le sortais – généralement le soir, après une bonne journée de travail – la taille de la typo me décourageait. Et c’est bien dommage parce que d’une part, elle n’est pas si petite que ça et d’autre part, ce roman mérite largement qu’on prenne le temps de le savourer !

Avec La Pâtissière de Long Island, c’est tout un pan de l’histoire allemande que l’on découvre à travers le destin de Marie et de sa famille originaire de Frise orientale. Le récit commence dans les années 30 alors que la jeune femme est envoyée aux États-Unis où vivent déjà plusieurs de ses frères et sœurs. Elle découvre ainsi le Nouveau Monde, une autre façon de vivre et des idéaux modernes, tout en restant fidèle à Arthur, le maître d’école protestant dont elle est tombée amoureuse contre l’avis de son père.

Je n’ai malheureusement pas été captivée par cette histoire d’amour contrariée – il faut dire que dès le départ, je n’ai pas compris ce que Marie trouvait à Arthur, un personnage presque antipathique que j’ai eu du mal à cerner (à raison !) Par contre, j’ai vraiment apprécié que l’auteure s’attarde sur le thème de la famille, à travers les différences entre plusieurs générations, l’affection, le soutien mais aussi les disputes et les conflits qui surviennent alors que chaque membre essaye de réaliser ses rêves.

Si j’ai aimé découvrir la vie à Long Island à travers les yeux de Marie, de ses frères Willi et Fritz, ou encore de leurs amis écrivains, artistes ou entrepreneurs, j’ai trouvé que le récit trainait parfois un peu en longueur, au détriment de l’histoire de Rona, la petite-nièce de Marie qui essuie 70 ans plus tard un gros revers personnel et professionnel.

Néanmoins, l’histoire du Cheesecake New York Style est très réussie (et appétissante !) et Rona reçoit ce singulier héritage d’une bien jolie façon. J’ai beaucoup aimé la relation tardive entre Marie et Rona, et la “renaissance” de cette dernière qui nous fait découvrir la Frise orientale actuelle à la faveur d’un nouveau départ que l’on se plait à suivre et à s’imaginer.

En bref, La Pâtissière de Long Island est un roman historique très complet, avec de nombreuses qualités qui viennent compenser les petits bémols que j’ai évoqués. Je regrette seulement d’avoir mis autant de temps à le lire !

Ma note : 4/5

 

La Pâtissière de Long Island de Sylvia Lott, chez Piranha, 368 pages, 19 €.

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie Contemporain, Historique

Are you Alice ? #2, Ai Ninomiya et Ikumi Katagiri

are-you-alice-2-kazeL’histoire

Malgré les quelques aberrations du Pays des Merveilles auxquelles Alice a dû faire face, il reste déterminé à achever sa mission. C’est donc accompagné du Chapelier qu’il se rend devant le Passage de la Chenille afin d’y débusquer le Loir, seul informateur capable de leur indiquer où se terre le Lapin Blanc. Mais un obstacle majeur se dresse devant lui : le Duc. L’immonde créature n’est plus dupe et attaque la ville à la recherche de sa précieuse Alice. Ce dernier, dans un élan de confiance, ignore les ordres de son garde du corps et se lance aux devants du danger.

Mon avis

Vous voulez vraiment mon avis ? Vous n’allez pas être déçus ! Alors, par où commencer… Sûrement par le fait que je n’ai pas tout saisi dans ce deuxième tome, que je me suis retrouvée encore plus perdue que dans le premier, mais que bizarrement, j’ai plutôt apprécié ma lecture.

J’ai aimé retrouver le Chapelier Fou et le Cheshire Cat dont les dialogues sont toujours aussi savoureux, et rencontrer de nouveaux personnages, notamment la Duchesse et la 88ème Alice, celle qui a échoué à tuer le Lapin Blanc juste avant notre héros et qui porte désormais le nom de Regret.

Même si la quête de sens s’est avérée infructueuse pour moi, j’ai bien aimé les rêves et les flashbacks (ou était-ce des flashforwards ? A ce stade, je ne sais pas ce qu’il en est !), faisant d’Alice un personnage à part, qui apparemment fuie la réalité et/ou un acte commis dans le passé. Ou alors je n’ai rien compris. J’espère vraiment en savoir un peu plus dans le tome 3 !

Ma note : 3/5

 

Are you Alice ? #2 de Ai Ninomiya (scénario) et Ikumi Katagiri (illustrations), Kazé Éditions, 192 pages, 7,99 €.

 

Vous aimerez peut-être...

Laissez un commentaire

Catégorie BD / Mangas