Forever Young, Charlotte Orcival

L’histoire

C’est une histoire d’avant. D’avant les sms, les emails, les statuts Facebook. D’avant les iPods, les cd. D’avant la chute des tours du 11 Septembre et celle du mur de Berlin. De la pop anglaise explosait dans les écouteurs de mon premier walkman tandis que les radios FM diffusaient une perpétuelle soupe musicale qui nous racontait que nous aurions une jeunesse éternelle. Et moi, et moi, du haut de mes 13 ans tout frais, je n’imaginais même pas qu’elle ne pourrait pas l’être. Bien sûr, j’écrivais dans mon journal que ma vie était pourrie mais j’éclatais de rire dans la seconde suivante.

Ceci est une histoire d’une année de survie. L’histoire d’une première histoire avec l’amour.

Mon avis

Forever Young raconte l’histoire d’Anna Sobieski, une jeune parisienne de 13 ans qui fait sa rentrée dans un lycée en Bretagne. Manque de chance : en plus d’être la petite nouvelle, elle est aussi la fille de la prof de maths. Mais heureusement, elle se fait tout de suite de très bons amis, Erwan et Laure, qui lui permettent d’intégrer assez facilement leur petit groupe. Et puis surtout il y a Julien, le don juan séduisant et mystérieux qui partage sa passion de la musique, et dont elle va tomber irrémédiablement amoureuse même s’il passe son temps à souffler le chaud et le froid…

Ce roman a été l’un de mes gros coups de cœur de ce début d’année. La plume de Charlotte Orcival est magnifique, tout en justesse, en délicatesse et en poésie, alors même qu’elle nous décrit le quotidien d’une adolescente comme les autres. A l’aide d’une anecdote ou d’une simple tournure de phrase, l’auteure arrive à rendre leur magie aux premières fois – à toutes les premières fois – à la passion qui nous anime à cet âge, aux petits bonheurs comme aux grandes tragédies auxquelles on peut être confronté, parfois trop tôt.

Forever Young a pour moi le goût de la vérité et de la nostalgie, un parfum des années 80 que l’auteure a su saisir admirablement pour retranscrire toute une époque et nous faire revivre ces années de jeunesse si particulières, si charnières dans une vie… Même si j’ai trouvé qu’Anna avait parfois le comportement de quelqu’un de plus âgé, ses sentiments et ses réflexions sonnent tellement justes et sont tellement poignants que j’ai suivi son histoire comme on lit un roman plein de suspense.

Ce premier livre de Charlotte Orcival nous offre une histoire que l’on garde comme un talisman précieux et que l’on a envie de faire découvrir à ses amis les plus proches comme quand ado, on partageait avec eux nos secrets les plus intimes… Un petit bijou de l’auto-édition à découvrir sans hésiter !

 

Forever Young de Charlotte Orcival, 314 pages, 11 €.

 

 

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Catégorie Contemporain

Tout est sous contrôle, Sophie Henrionnet

L’histoire

Olympe a 38 ans, un emploi de photographe culinaire qui ne lui plaît qu’à moitié, une fille de 12 ans bien plus mature qu’elle, une famille déjantée, des copines délurées et un ex-mari, Bertrand, qui l’appelle chaton. Lorsqu’elle perd son job, elle supplie son meilleur ami Hugo, qui tient une agence de détectives spécialisée dans les arnaques aux assurances de l’embaucher. Faisant valoir son expérience de photographe, elle réussit à intégrer l’équipe de détectives à une condition : elle ne devra s’occuper que des affaires les plus simples. Bien entendu, Olympe n’est pas assez raisonnable pour respecter les consignes et l’appel des commissions versées à chaque résolution d’affaires est trop fort pour qu’elle garde ses fesses confortablement posées sur le siège de sa voiture… Mais que va-t-il se passer quand les cadavres commencent à s’accumuler et que l’on cherche à l’éliminer à son tour ?

Mon avis

Ah, Tout est sous contrôle… Quelle lecture dont le seul souvenir laisse un sourire sur les lèvres ! Dans cette comédie policière, on fait la connaissance d’Olympe McQueen, qui pourrait être la grande sœur de la déjà très malchanceuse et attachante Joséphine de Drôle de karma, le premier roman de Sophie Henrionnet.

Cette nouvelle héroïne, toute en courbes et en grain de folie, a donc 38 ans, un ex-mari légèrement pénible et une pré-ado bien plus responsable qu’elle… sans parler du reste de la famille, à commencer par sa grand-mère – le sosie non-officiel de Barbara Cartland – qui m’a fait mourir de rire !

Mais je m’égare. Olympe est donc une femme tout ce qu’il y a de plus normal (ou presque), qui part un matin au travail… et qui se fait virer après avoir porté secours à un homme suicidaire qui n’en demandait pas tant. Sans ressources, elle se débrouille pour convaincre son ami Hugo de l’engager dans son agence de détectives privés, spécialisée dans les fraudes à l’assurance. Son boulot : prendre des photos compromettantes. Mais bien sûr, l’attrait des primes est trop fort et Olympe se met à enquêter elle-même, tout en se fourrant à chaque fois dans un sacré pétrin.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman qui nous entraîne dans le quotidien déjanté d’Olympe. L’écriture de Sophie Henrionnet est drôle et légère, on ne s’ennuie pas une seconde grâce à son imagination débordante et sa galerie de personnages hauts en couleur ! Tout est sous contrôle est LE roman à lire pour se déconnecter du quotidien et vivre des aventures loufoques aux côtés d’une héroïne que l’on a hâte de retrouver dans de nouvelles enquêtes…

 

Tout est sous contrôle de Sophie Henrionnet, paru aux Éditions Charleston, 384 pages, 18 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance, Policiers / Thrillers / Suspense

Paranoïa, Melissa Bellevigne

L’histoire

Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.

Mon avis

Je ne connais pas du tout Melissa Bellevigne en tant que blogueuse… Pour ma part, j’ai été attirée par son livre en raison de l’accroche qui m’a tout de suite interpellée : « L’une est la seule à le voir. L’autre est la seule à la croire« . Avec un tel teasing, c’en était fait de moi ! Ma curiosité a pris le dessus et il fallait absolument que je découvre ce roman.

Et je dois dire que j’en suis plus que ravie : dès le départ, j’ai accroché à l’écriture sobre, précise et efficace de l’auteure. Avec elle, pas de chichis : on entre directement dans le vif du sujet, à la faveur de la première rencontre entre les deux protagonistes. Un échange très déroutant entre la psychiatre Lisa Hernest, clairement en mal d’enfant et dont le couple traverse une crise, et la patiente Judy Desforêt, enceinte et internée pour paranoïa entre autres réjouissances.

Une fois commencé, on ne peut plus s’arrêter : Paranoïa est un véritable page-turner, d’ailleurs les chapitres s’enchainent sans que l’on s’en aperçoive, alternant les points de vue de Lisa et de Judy, avec des flashbacks qui permettent de mieux cerner la jeune femme, l’origine de ses maux et la présence plus que perturbante de cet Alwyn qui la suit comme son ombre.

L’intrigue est très bien menée, le suspense omniprésent, et si les révélations peuvent étonner, voire déplaire à certains, j’ai trouvé que cela restait cohérent et que cela apportait justement une touche d’originalité par rapport à d’autres romans du même genre. La seule chose que j’aurais à reprocher, c’est la fin bien trop rapide à mon goût ! J’aurais bien aimé un paragraphe, voire un chapitre supplémentaire avant de quitter cette histoire qui m’a beaucoup plu.

 

Paranoïa de Melissa Bellevigne, chez Hachette Black Moon, 320 pages, 17 €.

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Catégorie Policiers / Thrillers / Suspense

N’oubliez pas de tomber amoureuse à Paris, Mademoiselle Peppergreen

L’histoire

Gemma, jeune Franco-Américaine fraîchement diplômée, ne réalise pas encore : elle a décroché à Paris le job dont rêvent des milliers de filles, elle va s’occuper des stars pour le show télé du moment, « Lost in Music ». Sa mission : gérer les demandes extravagantes de Beyoncé, Madonna ou Mariah Carey… Mais aussi les délires des producteurs. Car, derrière le glamour et les paillettes, Gemma découvre les coulisses d’un monde hostile. Aspirée dans un tourbillon, elle peine à s’adapter à la ville pourtant la plus romantique du monde et tombe, en plus, sous le charme vénéneux de l’animateur vedette.
Va-t-elle réussir à sauver sa peau – et surtout son cœur ?

Mon avis

A mi-chemin entre Le diable s’habille en Prada (version show-biz) et Je bosse enfin à la télé (un roman de Charlotte Blum au pitch assez similaire), N’oubliez pas de tomber amoureuse à Paris est une comédie pétillante qui se lit d’une traite, une petite gourmandise qui assure côté ingrédients !

On retrouve ainsi une héroïne un peu ingénue qui se confronte pour la première fois au monde du travail dans un domaine qui n’a rien à voir avec ses études et ses compétences; on découvre à ses côtés les dessous du monde de la télé et ses révélations croustillantes sur quelques grands noms de la musique (P. Diddy remporte la palme, haut la main !); on sourit devant la traditionnelle romance qui évolue au fil de cette saison de Lost in Music tellement riche en dramas et caprices de stars…

Si le comportement de Gemma m’a parfois agacée (elle vient d’un milieu hyper privilégié mais ne semble pas s’en rendre compte ni l’apprécier, elle répète à tout bout de champ qu’elle déteste Paris – dommage, c’est là où se déroule l’histoire !, elle critique la façon de se comporter de ses collègues tout en faisant exactement la même chose…), j’ai passé un très bon moment avec ce roman qui ne manque pas de saveur ni de piquant.

A découvrir sans hésiter pour une parenthèse de paillettes et une bonne dose de surréalisme : ce roman vaut le détour rien que pour les scènes hallucinantes avec Elton John, Mariah Carey ou encore Madonna !

 

N’oubliez pas de tomber amoureuse à Paris de Mademoiselle Peppergreen, Fayard/Mazarine, 352 pages, 18 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance

Serre-moi fort, Claire Favan

L’histoire

« Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.
Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

Mon avis

Serre-moi fort est composé comme un drame en trois actes. On commence le roman aux côtés de Nick, un ado dont le quotidien est complètement bouleversé par la disparition de la sœur ainée, une jeune fille bien comme il faut, belle, populaire et promise à un brillant avenir. On assiste impuissant au spectacle déchirant d’une famille qui se décompose et sombre face au drame, les parents se laissant progressivement submerger par la douleur et l’incompréhension. Cette première partie est magistralement écrite, tant on ressent de l’empathie pour Nick dont la vie entière va être brisée puis modelée en fonction de la tragédie que sa famille a vécu. Et la dernière ligne de cette partie provoque une véritable onde de choc : si l’intrigue était déjà addictive, j’ai eu pour ma part encore plus envie de poursuivre ma lecture !

Le changement de point de vue dans la deuxième partie m’a un peu déstabilisée. J’ai eu beaucoup de mal à passer à l’histoire d’Adam Gibson, tant j’avais envie de retrouver le personnage de Nick, bien plus intéressant à mes yeux. J’ai continué ma lecture en espérant arriver rapidement au point de connexion entre les deux destinées, mais ça n’est jamais vraiment arrivé, et j’avoue avoir un peu décroché à partir du moment où le lieutenant se rend dans la fameuse prison pour une raison un peu bancale à mon sens. Les scènes qui ont suivi sont déroutantes par leur violence et j’avais très envie qu’elles prennent fin le plus rapidement possible ! L’écriture sans fards de Claire Favan ne laisse aucune échappatoire, que ce soit à ses personnages ou à ses lecteurs qu’elle ne ménage pas… On ne peut y rester indifférent, et c’est pour moi un très bon point.

Mais c’est la troisième partie qui m’a laissée le plus dubitative finalement : soit on accepte la coïncidence et on se prend au jeu de la confrontation, soit on reste sur l’idée que quand même, le hasard fait bien (ou mal ?) les choses et on reste un peu en dehors du dénouement. Et c’est malheureusement ce qui m’est arrivé. Je n’ai pas vraiment adhéré à ce choix pourtant intéressant et à l’évolution trop brusque d’un personnage… Néanmoins, j’ai beaucoup aimé la toute fin de l’histoire, qui donne une dernière claque au lecteur, comme ça, pour qu’il n’oublie pas sa lecture de sitôt !

En résumé, et malgré des parties que j’ai trouvées inégales, Serre-moi fort est un page-turner dont on se souvient encore longtemps après l’avoir terminé… Je tenterai sans doute un autre roman de cette auteure qui, j’en suis sûre, à encore pleins de tours bien glauques dans son sac !

Serre-moi fort, de Claire Favan, chez Robert Laffont, 384 pages, 20 €.

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Catégorie Policiers / Thrillers / Suspense

Coeur Poivré, Cathy Cassidy (Les filles au chocolat #5 3/4)

L’histoire

Loin des yeux – L’été dernier, Jamie a eu un vrai coup de foudre pour Skye. Ensemble, ils ont passé des moments fabuleux. Mais, depuis son retour à Londres, Jamie sent que ses sentiments pour Skye s’estompent… Surtout depuis qu’il a rencontré Ellie, une fille qui l’attire malgré lui. Et plus il essaie de faire  » ce qui est bien « , plus il a l’impression de se transformer en lâche et en menteur…

Près du cœur – Stevie n’a pas revu Coco depuis des mois. Et il doit bien l’avouer: elle lui manque ! Il est donc ravi que les Tanberry aient invité sa famille à passer le jour de l’an chez eux. Mais il a le trac : et s’ils n’avaient plus rien à se dire avec Coco ? Et si elle l’avait complètement oublié ?

Mon avis

Cœur Poivré est donc le tome 5 3/4 de la série des Filles au chocolat, une sorte de « bonus » qui s’intéresse de plus près à de nouveaux « garçons au chocolat », Jamie et Stevie, les amoureux respectifs de Skye (la jumelle de Summer passionnée de mode vintage) et Coco (la petite dernière folle des animaux). Un recueil de deux nouvelles que l’on savoure d’autant plus que la série est désormais terminée !

Avec Loin des yeux, on plonge dans le tumulte des amours adolescentes alors que Jamie, qui vit une relation à distance avec Skye, s’avoue des sentiments grandissants pour Ellie, une camarade de sa troupe de théâtre. Partagé entre deux filles aux personnalités bien différentes, mais aussi entre deux versions de lui-même, Jamie doit prendre une décision… J’ai plutôt bien aimé cette nouvelle qui traite de l’évolution des sentiments et du mensonge, mais j’ai surtout apprécié que Jamie retourne chez les Tanberry pour faire son choix : dans le petit cottage situé en bord de mer, on retrouve l’atmosphère qui fait le charme de la série, entre bons sentiments, vraies questions et gourmandises sucrées !

Mais j’ai eu une petite, voire une grande préférence pour Près du cœur, ce qui est assez inattendu vu qu’il fait suite à Cœur Coco, qui n’est pas mon chouchou de la série. Et pourtant, c’est bien grâce au duo Coco-Stevie que j’ai réellement retrouvé tous les ingrédients qui me plaisent tant dans cette saga de Cathy Cassidy. Coco et Stevie ont grandi, mûri, et ont peur de se retrouver, mais la complicité est toujours là, peut être encore plus forte en raison de leur passé, de tous les événements dramatiques qu’ils ont traversés ensemble. Et j’ai trouvé judicieux de situer leurs retrouvailles le soir de la Saint-Sylvestre, veille du nouvel an et des nouveaux départs…

En résumé, Cœur Poivré est une jolie petite lecture qui s’est terminée bien trop vite à mon goût, mais qui m’a donné envie de relire toute la série ! Un très bon point donc :)

 

Coeur Poivré, de Cathy Cassidy, chez Nathan, 128 pages, 9,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Dans la peau de Coventry, Sue Townsend / Concours Inside !

L’histoire

«Il faut d’abord que je vous dise deux choses sur moi : la première, c’est que je suis belle, la deuxième, c’est que, hier, j’ai tué un homme du nom de Gerald Fox. Je suis une femme très ordinaire qui n’a aucun talent particulier, aucune relation influente parmi les membres de sa famille, aucune qualification en quoi que ce soit et aucun revenu. Hier, j’avais un mari et deux enfants adolescents. Aujourd’hui, seule et en fuite, je suis à Londres, sans mon sac à main. »

Fuyant un mari ennuyeux qui voue un amour inconditionnel à ses quatre tortues domestiques, une existence monotone dans le lotissement des Chemins Gris où il ne se passe jamais rien, et surtout la police, Coventry va se découvrir une âme d’aventurière… et de fugitive sans le sou. Tandis que tout le monde la recherche activement, ses tribulations en plein coeur de Londres, aux côtés de personnages tous plus rocambolesques les uns que les autres, vont se révéler bien plus drôles qu’une vie de femme au foyer dans la banlieue anglaise…

Mon avis

Je ne connaissais Sue Townsend que de nom, n’ayant pas encore ouvert son roman le plus célèbre La femme qui décida de passer une année au lit. Mais en lisant le résumé, j’ai eu très envie de découvrir l’histoire un peu barrée de Coventry, qui change un peu de la ligne édito plutôt orientée « grande saga familiale » des Éditions Charleston.

Et en effet, avec ce roman, on passe à un tout autre niveau de lecture ! Dans la peau de Coventry est un livre complètement loufoque, à commencer par ses personnages hauts-en-couleur et ses situations un brin rocambolesques. Bien sûr, il faut tout prendre au second degré (quoique ?) et accepter le style très original de l’auteur, mais ensuite on passe franchement un bon moment.

On voit tout de suite que Sue Townsend s’est amusée à écrire cette histoire, à décrire des personnages pleins de défauts, de vices cachés et de réactions absurdes. On ne rit pas forcément, mais on sourit beaucoup et les pages s’enchainent sans que l’on s’en rende compte.

Passer quelques heures en compagnie de Coventry, cette desperate housewife en cavale, c’est la garantie de se divertir tout en redécouvrant la société anglaise de la fin des années 80, passée à la moulinette sous la plume de l’auteur. La fin est un peu abrupte, mais en y réfléchissant, je trouve que cela correspond tout à fait à l’esprit du roman : plein de folie et sans limites !

Dans la peau de Coventry de Sue Townsend, paru aux Éditions Charleston, 256 pages, 18 €.

 

Le concours

Les Éditions Charleston ont la gentillesse de vous offrir un exemplaire pour que vous aussi, vous puissiez vous glisser Dans la peau de Coventry !

Pour participer c’est simple, il vous suffit de :

- Laisser un commentaire sous ce post en complétant la première phrase du roman, à votre sauce : « Il faut d’abord que je vous dise deux choses sur moi… » (je reprends ainsi l’idée des Éditions Charleston que j’ai trouvé très sympa!)

- Liker la page Facebook du blog;

- Partager le concours sur vos réseaux préférés.

Le concours est ouvert jusqu’au 10 mars 23h59. Le nom du gagnant sera annoncé ici-même et sur les réseaux. S’il ne se manifeste pas, je procéderai quelques jours plus tard à un nouveau tirage au sort ;)

Bonne chance à tous !

Edit du 11 mars : bravo à emy justine vigneron :) Et bonne lecture…

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Catégorie Contemporain, Humour

Miss Pain d’Épices, Cathy Cassidy

L’histoire

A l’école primaire, Cannelle était le bouc émissaire, celle que personne ne voulait avoir comme amie. Alors, à la rentrée de sixième, elle arrive au collège relookée et devient l’amie d’une fille cool. Depuis, elle tient son rôle de fille populaire à la perfection. Mais l’arrivée de Sam, un garçon décalé qui se moque du regard des autres, bouleverse tout. Cannelle craque pour lui, et c’est réciproque, mais sa meilleure amie le déteste. Cannelle réussira-t-elle à assumer ses sentiments, et surtout… à ne plus avoir peur d’être elle-même ?

Mon avis

Si vous me suivez depuis un petit bout de temps, vous n’êtes sûrement pas sans savoir que je voue une affection toute particulière à la série des Filles au chocolat de Cathy Cassidy. L’histoire de cinq sœurs adolescentes qui vivent dans une maison d’hôtes transformée en chocolaterie, ça vous parle ?! Moi je suis fan depuis le tout premier tome, Cœur Cerise, découvert un peu par hasard… après avoir totalement craqué pour la couverture gourmande et très girly.

Avec Miss Pain d’Épices (peut-être un peu plus qu’avec Aux délices des anges d’ailleurs), on retrouve tous les ingrédients qui font le charme de l’écriture de Cathy Cassidy à travers une histoire d’ado confrontée à un problème particulier. Avec Cannelle, on explore le thème de l’identité, du regard des autres sur la construction de sa personnalité et de l’importance de s’entourer des bonnes personnes.

Après avoir été le mouton noir de sa classe, celle de qui on se moque en raison de son nom/sa couleur de cheveux/ses rondeurs, Cannelle est devenue une jolie jeune fille qui a pour amie une fille « cool ». Sauf qu’elle a l’impression de jouer un rôle, de ne pas être vraiment elle-même. Elle s’en rend d’autant plus compte quand elle rencontre un nouvel élève, Sam, qui a une personnalité vraiment originale et qui ne cherche absolument pas à se fondre dans la masse. Ils vont se rapprocher mais Cannelle va avoir du mal à assumer cette relation au grand jour, d’autant que sa meilleure amie a décrété d’emblée que Sam faisait partie des losers.

Avec cette jolie Miss Pain d’Épices, on s’offre une grande dose de mignonnerie qui fait du bien au moral. On retrouve les valeurs que l’auteur cherche à transmettre aux jeunes filles, les bons sentiments et bien sûr un peu de pâtisserie, pour donner un peu de gourmandise à tout ça ! Rien que pour ça, j’ai fondu… Ce n’est pas un coup de cœur mais c’est définitivement un livre à se mettre entre les mains en cas de baisse de moral pour un shoot de bonheur instantané !

Et vous, l’avez-vous lu ? Connaissez-vous les autres romans de Cathy Cassidy ? Auriez-vous d’autres titres de l’auteur à me conseiller ?

Miss Pain d’Épices, de Cathy Cassidy, Nathan, 253 pages, 14,90 €.

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Catégorie Jeunesse / Young adult

Je peux très bien me passer de toi, Marie Vareille

L’histoire

Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, enchaîne les histoires d’amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.
De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

Mon avis

Après mon coup de coeur pour Ma vie, mon ex et autres calamités, le premier roman de Marie Vareille (qui m’a réconciliée avec la chick lit au passage !), j’attendais avec impatience la sortie de Je peux très bien me passer de toi… D’autant que les deux héroïnes me plaisaient tout particulièrement : l’une – Chloé – essaye d’oublier l’homme de sa vie en multipliant les conquêtes et décide finalement de tout plaquer pour écrire un roman; l’autre – Constance – l’incorrigible romantique fan de Jane Austen qui a bien du mal à trouver son Mr Darcy, se voit contrainte de s’initier à la séduction version 2.0.

Je m’attendais à préférer le personnage de Constance, car comme elle, j’adore l’univers de Jane Austen, j’aime relire Orgueil et Préjugés une tasse de thé à la main et admirer le talent de Colin Firth en Darcy (et pas du tout son physique très désagréable à regarder soit dit en passant !) Mais contre toute attente, c’est Chloé qui m’a le plus touchée… Chloé qui a du mal à surmonter un grand chagrin d’amour et d’autres événements pas très gais, Chloé qui doit lutter pour reprendre le contrôle de sa vie et de son coeur, et qui doit pour cela tout recommencer à zéro…

Constance a un côté plus burlesque, une tendance Bridget Jones plus ou moins assumée, et j’ai trouvé que le contraste entre les deux personnages était vraiment bien travaillé, nous offrant une belle amitié inattendue et nous permettant surtout de passer du rire aux larmichettes, pour nous laisser finalement avec un grand sourire niais sur le visage. Car ce deuxième roman de Marie Vareille est à la hauteur du premier, et même plus à mon avis : c’est du bonheur en barre !

J’ai vraiment eu un coup de coeur pour ce livre, qui est juste parfaitement dosé : peines de cœur, notes d’humour, rebondissements… Marie Vareille a un talent inné pour la comédie romantique et le prouve de nouveau avec Je peux très bien me passer de toi. A découvrir de toute urgence cet été, vous ne serez pas déçues du voyage :)

Je peux très bien me passer de toi de Marie Vareille, Editions Charleston, 320 pages, 19,90 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance