Interview de Marilyse Trécourt, au-delà de l’écriture…

Auteure de romans et de nouvelles, Marilyse Trécourt est la preuve que l’auto-édition compte parmi les voies qui mènent au succès et à la publication traditionnelle. Après Au-delà des apparences qui suit une jeune veuve sur le chemin de la reconstruction et Le Bon Dieu sans confession dans lequel l’héroïne est une mamie qui joue aux Miss Marple dans son immeuble, elle vient de sortir son troisième roman, Otage de ma mémoire, un thriller axé autour du thème de l’amnésie. A chaque nouvelle histoire, un nouveau défi…

         

- Comment es-tu venue à l’écriture ? Quel a été ton parcours d’auteure avant la publication de tes romans ?

J’ai toujours écrit. Déjà en primaire, je m’amusais à imaginer des petites histoires sur mes cahiers d’écolière. Et en CM1, je participais toutes les semaines à un concours de poésie. Plus tard, au lycée, j’écrivais des histoires un peu plus longues. Les deux dont je me souvienne étaient très différentes : une romance à la plage et le combat d’un jeune idéaliste pendant la Révolution française. Mais je les gardais pour moi, je ne les montrais à personne ! C’était avant tout un plaisir personnel et je ne voulais pas soumettre mes textes à la critique d’autres personnes. Et puis l’université, la vie d’adulte, les enfants… ne m’ont plus guère laissé le temps d’écrire. Un beau jour, à la médiathèque, j’ai découvert l’existence d’un concours de nouvelles régional. Le thème : les 7 péchés capitaux. Le sujet m’inspirait. Je me suis lancée. Je n’ai pas gagné ce premier concours mais plusieurs par la suite (dont un qui m’a permis de partir au Vietnam !). Mais parfois, mes amis m’avouaient qu’ils regrettaient que mes histoires soient si courtes… Alors, le 1er janvier 2014, à l’heure des bonnes résolutions, je me suis lancé le défi d’écrire mon premier roman. Quelques mois plus tard, Au-delà des apparences était né et gagnait un concours qui lui a permis d’être publié et de rencontrer ses lecteurs. Le début d’une histoire…

- Au-delà des apparences, Le Bon Dieu sans confession et Otage de ma mémoire sont trois romans très différents. Est-ce que changer de genre à chaque fois est un défi que tu te lances à toi-même ?

Ce que j’aime par-dessus tout dans l’écriture, c’est ce sentiment de liberté que j’éprouve à inventer des histoires, à faire évaluer mes personnages à ma guise et à leur trouver le destin qui me plaît. Et je tiens à cette liberté. Aussi, quand une idée de roman s’impose à moi, je ne cherche pas à la faire coïncider avec la précédente, je ne me demande pas si le thème va plaire, j’accepte la « mission » et je commence à écrire.
En revanche, j’aime effectivement me lancer des défis. Par exemple, Le Bon Dieu sans confession est un roman choral qui permet d’offrir plusieurs points de vues et de présenter des personnages très différents. Il s’agit d’un exercice intéressant mais compliqué et j’avais envie de relever ce challenge. Dans Otage de ma mémoire, c’était l’alternance entre le présent et les flash-back dans le passé. Et dans le quatrième, j’essaie d’en relever un autre, mais chut, c’est encore secret !

- Quel roman a été le plus facile à écrire ? Le plus difficile ?

Le plus facile, c’était peut-être le premier. J’écrivais juste pour avoir le plaisir de mettre le mot « fin » en dernière page. Je ne me mettais pas la pression. Je me disais que si mon petit groupe d’amis le lisait, je serais déjà très heureuse ! Mais ce groupe s’est légèrement agrandi et ensuite, je me suis posé plus de questions. Mais le plaisir d’écrire reste intact, même si, techniquement, les difficultés ne sont pas les mêmes… Le plus difficile ? Celui que j’écris actuellement !

- Dans Au-delà des apparences et Le Bon Dieu sans confession, les héroïnes sont très différentes et pourtant elles entament chacune une nouvelle page de leur existence. Ce thème des nouveaux départs te tient-il particulièrement à cœur ?

Oui, c’est vraiment un thème qui m’interpelle, et bizarrement, il est lié à celui de la liberté qui m’est cher, vous l’aurez compris. Les changements de vie, aussi minimes soient-ils, peuvent être à la portée de chacun de nous, ne serait-ce que dans notre manière de considérer notre existence. Dans un cadre plus dramatique, comme le décès d’un conjoint, cette nouvelle vie à construire implique souvent de se reconstruire soi-même. Et je trouve ça à la fois effrayant et passionnant.

- Pour toi, est-il plus facile d’écrire des scènes émouvantes, comiques ou pleines de suspense ?

Je dirais que j’éprouve autant de plaisir à écrire ces trois types de scènes. J’aime me plonger dans l’état émotionnel qui leur convient et laisser mes émotions me guider. Pour cela, je peux me servir d’une musique de circonstance, c’est très pratique. Je me sers également des techniques issues du théâtre que j’ai pratiqué quelques années pour entrer « physiquement » dans la peau de mes personnages. Il m’arrive ainsi de « jouer » une scène ou une réplique pour sentir si elle sonne juste ou pas.
Pour répondre à la question, je dirai que les scènes de suspense requièrent davantage de travail pour ménager l’effet de surprise, saupoudrer les indices à bon escient, et jouer avec le lecteur. Mais c’est tellement amusant !

- Qu’aimes-tu partager avec tes lecteurs à travers tes romans ?

Ce qui me fait le plus plaisir, c’est quand un lecteur me dit que mon histoire l’a fait réfléchir à sa propre vie, qu’il en a tiré quelque chose sur le plan personnel, que ça l’a ému, que ça l’a rendu heureux, ne serait-ce que quelques heures. C’est ce que j’aime partager avec mes lecteurs. Un peu de bonheur, un moment de plaisir, d’évasion. Dans ces cas-là, j’ai l’impression que mon roman a pleinement rempli son rôle, qu’il a été utile.

- Est-ce que ton congé sabbatique pour écrire se déroule comme tu le souhaites ?

Oui, et même au-delà de mes attentes. Je dois avouer que je craignais un peu que mes journées passées seule à la maison ne soient un peu trop longues mais c’est plutôt l’inverse qui se produit. Je suis obligée de tenir un planning et de m’astreindre à respecter des horaires de fin de journée (même si je ne le fais jamais, en vérité !). Quand on commence à travailler pour sa passion à plein-temps, on a vraiment du mal à s’arrêter !

- Peux-tu nous parler de tes prochains projets, si ce n’est pas trop secret !

Actuellement, je travaille sur deux projets parallèles. L’écriture de mon quatrième roman, tout d’abord. Il raconte l’histoire d’un homme d’âge mûr qui a la possibilité de remonter vingt ans en arrière pour revivre sa vie, de faire des choix différents de ceux qu’il avait faits initialement, quelles qu’en soient les conséquences… La sortie est prévue à la rentrée. L’autre projet est justement lié à mon congé sabbatique. Il s’agit d’une série que j’ai nommée [6 mois !] et qui réunit des anecdotes de ma vie d’auteur, ma vie de maman, mes astuces d’écriture, etc. Pour l’instant, je l’écris « à chaud », de manière assez spontanée mais il n’est pas impossible que je la publie également en y incorporant des illustrations (de professionnels, je vous rassure !)… A suivre !
Et puis, plus tard, j’aimerais relever un nouveau défi : écrire un scénario pour la télévision ou le cinéma ! Je ne connais pas encore ce domaine mais je suis impatiente de le découvrir. D’ailleurs, si des personnes ont des tuyaux à me donner, je suis preneuse !

- D’ailleurs, si tu pouvais faire adapter l’un de tes romans au cinéma ou à la télévision, lequel choisirais-tu et pourquoi ?

On m’a souvent dit que Le Bon Dieu sans confession était écrit de manière assez cinématographique, qu’on visualisait bien les scènes, les personnages. Mais si je suis honnête, je dirai que j’aimerais tous les voir adaptés à l’écran.
J’ai déjà vécu cette expérience, d’une certaine façon. Il y a deux ans, j’ai écrit une pièce de théâtre « Décollage immédiat » pour la troupe de théâtre dont je faisais partie. Quelques semaines plus tard, j’ai découvert comment mon texte pouvait être interprété, renforcé et embelli par un jeu d’acteur, ce qui décuple sa portée. Et c’est juste magnifique !

- Est-ce que tu aimerais écrire une suite à l’un de tes romans ?

Pour l’instant, j’ai du mal à imaginer une suite à l’un de mes romans. Et puis, j’aime tellement rencontrer de nouveaux personnages, créer de nouvelles histoires que je ne l’envisage pas. A moins que mes lecteurs ne me le demandent à cor et à cri… Je suis d’ailleurs très attentive à leurs retours. Et pour les remercier de leur soutien, les personnages de mon prochain roman porteront les prénoms des fans les plus actifs de ma page Facebook !

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Catégorie Interviews

Un merci de trop, Carène Ponte

L’histoire

S’il fallait décrire Juliette en un seul mot, « transparente » serait sans nul doute le bon.
Depuis qu’elle est toute petite, Juliette a toujours fait ce que l’on attendait d’elle. Pour ne pas déplaire, pour ne pas décevoir. Mettant de côté ses rêves et celle qu’elle est vraiment. Résultat, à trente ans, elle mène une vie sans relief, ennuyeuse au possible. Une vie où choisir entre lasagnes et sushis est un événement.
Pourtant, elle se sent de plus en plus à l’étroit dans cette vie, dans cette peau. Elle a envie de crier qu’elle n’est pas cette fille sans personnalité. Elle a envie d’aborder son voisin pour lui dire qu’il lui plaît.
Et, par-dessus tout, elle a envie d’enfin réaliser son rêve, celui de devenir écrivain. Il n’est jamais trop tard pour devenir soi. C’est ce que va découvrir Juliette au détour d’un merci, un merci de trop.

Mon avis

Il y a un peu plus d’un an, je découvrais Un merci de trop de Carène Ponte, un roman publié en auto-édition chez Librinova. Et j’ai tout de suite été séduite par le personnage attachant de Juliette, une trentenaire qui se retrouve coincée derrière l’image de gentille fille qu’elle a donné toute sa vie. J’ai aimé l’écriture de Carène, pétillante et pleine de fraicheur, son humour, et bien sûr les déboires de Juliette qui essaye de changer de vie du jour au lendemain.

Depuis, Carène a signé chez Michel Lafon et a retravaillé l’intégralité de son roman avec beaucoup de professionnalisme. En découvrant cette nouvelle version d’Un merci de trop, j’ai vraiment été bluffée. J’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans la première version, mais en mille fois mieux. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, j’ai espéré que les rêves de Juliette se réalisent… Et pourtant j’avais déjà lu la première version deux fois, je savais donc à quoi m’attendre !

J’ai vraiment été conquise par ce roman plein de pep’s (les notes de bas de page, les touches d’humour plus présentes et les références de Carène sont justes excellentes !) Un vrai coup de cœur que je suis contente de partager avec vous aujourd’hui : si vous cherchez une lecture qui vous donnera la pêche cet été, c’est bien Un merci de trop qu’il vous faut !

Et pour ce superbe moment de lecture, je n’ai qu’un mot à dire à son auteure dont j’attends les prochains romans avec une grande, grande impatience : MERCI* !

 

Un merci de trop de Carène Ponte, chez Michel Lafon, 283 pages, 16,95 €.

* je n’ai pas pu m’empêcher de la faire ;)

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Catégorie Chick Lit / Romance

Le Bon Dieu sans confession, Marilyse Trécourt

L’histoire

Les Jardins d’Eden… En emménageant dans son nouvel appartement de cette résidence, Odette, une mamie dynamique, espérait y passer une retraite heureuse et paisible avec Elvis, son fidèle compagnon…
Pourtant, des incidents curieux et inquiétants viennent perturber leur nouveau petit paradis : quelqu’un semble prendre un malin plaisir à effrayer les locataires. Qui est-il ? Que veut-il ?
Odette mène l’enquête : tous les gens qu’elle rencontre sont charmants, que ce soit cette bimbo pas aussi écervelée qu’elle n’en a l’air, cet alcoolique désespéré, cette cartomancienne, ou encore ce sosie de Johnny Hallyday et tous les autres habitants auxquels on donnerait le Bon Dieu sans confession… Odette n’est pas dupe, des secrets se cachent dans l’immeuble. Bientôt, elle n’a plus qu’une idée en tête : démasquer le coupable pour venir en aide à ses voisins. Elle est loin d’imaginer où cette enquête la conduira…

Mon avis

Je connaissais déjà la plume de Marilyse Trécourt, tout en sensibilité et en délicatesse, pour l’avoir découverte avec son premier roman Au-delà des apparences, auto-édité dans un premier temps chez Librinova puis publié chez Mosaïc. Je dois avouer que j’ai eu une nette préférence pour son deuxième roman, Le Bon Dieu sans confession, qui nous dévoile une nouvelle facette de son talent, plus humoristique.

Je pense aussi que le sujet a joué en ma faveur : j’adore les histoires où l’héroïne est une grand-mère un peu loufoque (vous souvenez-vous de mon coup de cœur l’année dernière pour Ma grand-mère vous passe le bonjour ?) et avec Odette, j’ai été servie ! Pour commencer, cette mamie très moderne a un animal de compagnie assez original, un perroquet prénommé Elvis qui parle à tord et à travers… J’ai adoré ce duo détonnant !

Et puis dans sa nouvelle résidence, Les Jardins d’Eden, elle côtoie toute une galerie de personnages hauts en couleurs et attachants, qui ont tous un secret à cacher… Quand ils commencent à recevoir des lettres anonymes menaçantes, Odette va prendre son courage à deux mains et jouer aux justicières du dimanche pour démasquer le coupable.

Dans cette histoire, ce n’est pas tant l’enquête qui m’a plu ni son dénouement bien trouvé en résonance avec le thème général du roman, mais bien le côté humain avec son lot de personnages un peu malmenés par la vie et qui méritent que l’on ne s’arrête pas à la première impression, aux simples apparences…

Et puis certains passages m’ont bien fait rire (en particulier la scène au commissariat, qui sent le vécu !) et j’ai apprécié cette spontanéité, cette légèreté qui ne manque pourtant pas de profondeur par moments. Bref, Le Bon Dieu sans confession a été un joli moment de lecture, un roman parfait pour se changer les idées !

 

Le Bon Dieu sans confession de Marilyse Trécourt, Librinova, 232 pages, 2,99 €.

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Catégorie Contemporain

L’amour caché de Charlotte Brontë, Jolien Janzing

L’histoire

1842. Deux des sœurs Brontë – Charlotte et Emily –, âgées de 26 et 24 ans, quittent leur foyer austère pour Bruxelles, où elles vont suivre des cours de français. D’un naturel enjoué et curieux, Charlotte rêve de conquérir sa liberté. Sur place, elle et sa sœur font connaissance de Claire Heger, la directrice du pensionnat qui les héberge, et de Constantin, son époux, qui y enseigne le français.
Charlotte voit en cet homme le symbole de l’intelligence et de la virilité. Ce maître, qui joue de son pouvoir sur ses jeunes élèves, devient vite l’objet de ses fantasmes, tant intellectuels, physiques que sentimentaux. Le retour en Angleterre est rude, d’autant qu’avant son départ Constantin lui a avoué qu’il partageait ses sentiments. Charlotte n’aura dès lors qu’une idée : fuir et retourner à Bruxelles pour vivre sa passion, quitte à s’y consumer… Une histoire d’amour, teintée de scandale, qui inspirera son premier roman, Le Professeur (Archipoche), paru après sa mort survenue en 1857.

Mon avis

Un peu comme avec Jane Austen, la seule évocation de la grande romancière Charlotte Brontë suffit à m’interpeller et à éveiller ma curiosité… Avec un titre pareil, le roman de Jolien Janzing ne pouvait donc que m’attirer ! En l’ouvrant, je m’attendais à retrouver l’histoire d’amour cachée de Charlotte racontée dans un style semblable à celui de Jane Eyre, ou qui du moins essaierait de lui rendre hommage. Et je me suis bien trompée !

Il faut dire que le style de l’auteure m’a un peu déroutée au début : l’histoire est racontée au présent alors qu’elle se déroule au milieu du XIXe siècle mais surtout, le narrateur s’adresse au lecteur directement, en lui demandant de l’accompagner et d’observer en sa compagnie les scènes qui se déroulent sous ses yeux : le quotidien de Charlotte, le voyage des sœurs Brontë en direction de Bruxelles ou encore la rencontre du roi de Belgique avec une toute jeune fille qui va devenir sa maîtresse…

Une fois que j’ai intégré ces choix plutôt originaux, je me suis laissée emporter dans un univers complètement différent, régi par des règles et des conventions sociales très fortes. J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette jeune femme enfermée dans un carcan et qui souffre de ne pouvoir se laisser aller à goûter à la liberté et à l’amour.

Cependant, j’ai eu du mal à croire que cette Charlotte-là soit la même que celle qui a écrit Jane Eyre. Peut-être parce qu’elle fait partie du panthéon des romanciers légendaires, à qui l’on ne prêterait pas des sentiments ou des comportements « banals ». Et je dois avouer que je n’ai pas compris son attirance pour Constantin, dont le charisme ne m’a pas sauté aux yeux !

Cela dit, L’amour caché de Charlotte Brontë est un roman original et de qualité, plein de partis pris intéressants et riche en anecdotes étonnantes sur une époque révolue. Une jolie page d’histoire qui nous fait regretter de ne pouvoir arpenter les rues du Bruxelles d’antan !

 

L’amour caché de Charlotte Brontë de Jolien Janzing, chez l’Archipel, 350 pages, 22 €.

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Catégorie Histoire

Les vraies histoires d’amour commencent à Paris, Cathy Kelly

L’histoire

En haut de la Tour Eiffel, sous les vivats des touristes, Michael demande sa main à Katy, son premier amour. A leur retour en Irlande, les préparatifs de leur mariage ont des répercussions sur tout leur entourage. Meilleures amies de la mariée, Leila et Susie sont aussitôt désignées comme demoiselles d’honneur, mais les deux sœurs ne se parlent plus depuis quelques temps. Le mariage leur permettra-t-il de retrouver leur complicité d’antan ? Birdie, la mère de Katy vit dans l’ombre de son mari Desmond, capitaine de l’industrie. Grâce une révélation inattendue, les noces seront pour elle l’occasion de commencer une nouvelle vie. De son côté, Vonnie, pâtissière chargée de la pièce montée pour le grand jour, se bat pour faire fonctionner sa famille recomposée.
Entre une demande romantique en diable et une noce féerique à souhait, la route n’est pas toute tracée, et le récit de Cathy Kelly nous emmène dans de délicieux chemins de traverse.

Mon avis

J’ai découvert Cathy Kelly il y a 2 ans avec La maison de Tess, un roman feel good que j’ai beaucoup aimé. J’ai donc été naturellement tentée par son dernier livre, Les vraies histoires d’amour commencent à Paris, qui reprend ses ingrédients favoris : les destins croisés de plusieurs femmes qui en sont à différents moments de leur vie amoureuse (fiancée, séparée, divorcée, veuve…), le tout sur fond de paysages irlandais.

Cathy Kelly nous offre un prologue particulièrement romantique, avant de nous replonger dans la « vraie vie » et ses problèmes : surmonter une rupture ou un deuil, élever seul un enfant, être confronté à la maladie, découvrir une infidélité ou des sentiments trop longtemps enfouis… Les personnages de ce roman sont loin de mener une petite vie tranquille et c’est ce qui les rend si humains, si proches de nous.

Toutes les femmes de Cathy Kelly sont intéressantes et on se plait à les suivre. Le seul bémol serait justement qu’elles sont trop nombreuses et je regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec certaines d’entre elles. Par exemple, je pense que l’intrigue concernant Vonnie aurait mérité un roman à part tellement elle est riche, entre sa relation avec ses belles-filles, les tensions avec l’ex-femme de son compagnon et puis le souvenir toujours présent de son premier mari qui était l’homme de sa vie…

Mis à part quelques longueurs justement dues à ce foisonnement de personnages, j’ai beaucoup apprécié ce roman qui met du baume au cœur. Encore une réussite selon moi, et je suis sûre que je continuerai de lire cette auteure qui nous offre une bulle de douceur !

Les vraies histoires d’amour commencent à Paris de Cathy Kelly, Presses de la Cité, 512 pages, 22 €.

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Catégorie Contemporain

Interview de Charlotte Orcival, l’adolescence avec un grand A !

Il y a quelques semaines, je vous parlais du coup de cœur que j’ai eu pour un premier roman auto-édité : Forever Young. Son auteure Charlotte Orcival a accepté de répondre à quelques-unes de mes questions et je suis ravie aujourd’hui de partager cette interview avec vous :) J’espère qu’elle vous donnera envie de découvrir la magnifique plume de Charlotte, de rencontrer Anna et Julien et de replonger avec eux dans cette période incroyable qu’est l’adolescence…

- Peux-tu nous raconter comment est né Forever Young, ton premier roman ?

Il est né d’une obsession !  Il y a quelque temps, je me suis posée beaucoup de questions sur la vie en général et la mienne en particulier. Et le chemin qui avait été le mien. Et ce qui me posait beaucoup question, c’était ce qui me reliait encore à l’ado que j’avais été. Quelle avait été ma fidélité par rapport à elle ? A quel moment, j’avais divergé ?  Et j’ai décidé d’en faire une histoire. De mettre mon envie d’écrire au service de ce sujet : l’adolescence avec un grand A.  J’étais en vacances, j’avais enfin du temps devant moi et je m’y suis mise.

Forever Young semble être bercé de nostalgie pour une époque (les années 80), un âge de la vie (l’adolescence), un lieu (la Bretagne)… En quoi ce thème est-il important pour toi ?

Je ne sais pas s’il s’agit de nostalgie car au fond, j’ai détesté les années 80 de mille façons ! Les fringues étaient abominables, les codes sociaux encore un peu figés à mes yeux… Mais voilà, si je voulais être dans le vrai ou tenter de m’en approcher, j’ai décidé de les utiliser, ces années, car elles ont été les miennes quand j’étais ado.  La Bretagne, c’était un vrai choix esthétique en revanche. Je savais d’emblée que le lieu apporterait à mon histoire la dose suffisante d’exotisme et de poésie nécessaires à de belles histoires. Dans le livre, j’ai cherché à mettre en scène la Bretagne de tous les jours. Celle de toutes les saisons aussi. Pas la version guide touristique. Et comme je pratique cette région depuis toujours, j’ai puisé en moi facilement même si je n’ai jamais vécu là-bas… Quant à la question de l’adolescence, centrale en effet, je voulais m’y appesantir pour essayer de disséquer avec bienveillance toutes les premières fois auxquelles fait face une jeune fille, en se croyant seule au monde à ressentir ce qu’elle ressent.

- Regrettes-tu parfois cette période riche en premières fois ?

Oh non… Pas du tout !  J’ai l’impression qu’aujourd’hui, je suis encore une ado dans ma tête, face à la découverte de milles nouvelles choses mais avec une carte bleue et une grande liberté de faits et gestes. C’est vraiment mieux !

- Adolescente, as-tu vécu une histoire aussi « montagnes russes » que celle d’Anna et Julien ?

Je crois que je n’ai vécu que des histoires comme ça ! Je croyais qu’aimer, c’était ça. Les montagnes russes, c’est quand vous ne savez pas très bien qui vous êtes et que l’autre est finalement aussi lost in translation que vous.  Et puis un jour, vous rencontrez quelqu’un avec qui un autre modèle de relation s’impose. Et c’est bien mieux !

- Du coup, ressembles-tu à Anna ? A un autre personnage ?

Je crois qu’Anna est un archétype. Celui de l’adolescente de 13 ans, aussi arrogante que perdue, aussi jolie que laide, aussi intelligente que naïve.  Je me dis cela car j’ai eu beaucoup de retours de lectrices qui m’ont dit que ce personnage leur ressemblait beaucoup. Et il ne peut ressembler à beaucoup de personnes différentes que s’il porte en lui des traits représentatifs.  Bon, d’un autre côté, j’ai mis une part de moi dans Anna, c’est évident : mes obsessions musicales, mes origines floues, les souvenirs de mes réactions…

- La musique est une passion qui va sceller la relation d’Anna et Julien… Pourquoi cet art plutôt qu’un autre ?

La musique a joué un rôle déterminant dans ma connexion aux autres et je crois que c’est le cas de beaucoup d’adolescents. La musique, c’est l’art des adolescents… JD Beauvallet, qui est un journaliste musical que j’apprécie beaucoup et fondateur du magazine Les Inrockuptibles, m’a écrit après avoir lu Forever Young : « Fini le livre, avec cet effroi remonté de cette période charnière où les années durent dix ans à l’échelle de la vie adulte. J’avais oublié (non, en fait) à quel point j’avais été terrorisé par ce cirque social, par ces cruels jeux de rôles, par l’incompréhension absolue des mécaniques adolescentes. Du coup, mes meilleurs amis étaient des disques. » Cela résume parfaitement ce que je cherchais à dire, avec cette obsession de la musique. Dans l’histoire, au démarrage, les meilleurs amis d’Anna sont des disques et grâce à eux, elle s’autorise à penser que Julien la comprend puisqu’il a les mêmes goûts qu’elle.  La musique joue le rôle de passerelle entre eux deux.  Ils les utilisent pour se dire ce qu’ils ne savent pas se dire.

- Comment t’es venue l’envie d’écrire ?

Elle n’est pas venue un jour précis. Je l’ai toujours fait.  Et d’ailleurs, ce n’était probablement pas une envie mais un besoin. Je lisais beaucoup, j’écrivais un peu et c’est toujours le cas. Mais maintenant, il m’arrive d’écrire plus que je ne lis !

- Pourquoi as-tu choisi d’écrire sous pseudonyme ? A-t-il une signification particulière ?

J’ai préféré un pseudonyme car avant toute chose, je n’étais pas sûre de pouvoir assumer la publication de mon livre. Et si tout le monde le trouvait nul  ? Bref, niveau confiance en moi… c’était pas top.  Et puis comme j’ai un boulot qui n’a rien à voir, ça me permet de garder une frontière entre mes deux activités. Et oui, ce pseudo a une signification. Le prénom, c’est celui de ma grand-mère maternelle, une femme assez dingue pour son temps, très libre, indépendante, extrêmement intelligente et qui écrivait dans son coin. Orcival, c’est l’idée de mon mari. Je cherchais, je cherchais et il m’a dit : « Pourquoi pas Orcival ? » C’était un mot de passe que j’utilisais depuis des années sur mon ordinateur, né d’un voyage en Auvergnat (Orcival est un village du Puy-de-Dôme) et d’une passion pour un chanteur auvergnat Jean-Louis Murat (la musique, toujours !).

- Pour quelles raisons t’es tu tournée vers l’auto-édition ?

La liberté de se lancer sans intermédiaire. L’espoir d’avoir des retours de lecteurs et des bons si possible. La possibilité de faire tout dans mon coin en catimini.

- Ton roman rencontre un joli succès… As-tu envie de lui faire suivre une voie plus « traditionnelle » maintenant ?

Oui, j’aimerais beaucoup obtenir les faveurs d’une maison d’édition traditionnelle pour toucher plus de lecteurs grâce à une plus grande distribution du livre tout simplement mais aussi pour avoir les services de professionnels.

- Tu es en train d’écrire ton 2ème roman. Peux-tu nous en parler un peu ?

Je le peux car je me suis enfin mise à travailler sérieusement et surtout avec motivation. Pendant plusieurs mois, j’avais envie de m’y remettre car l’écriture me manquait mais j’étais occupée à faire connaître Forever Young et le marketing, la communication, ça prend du temps. Mais maintenant, je suis à nouveau en train de phosphorer dans tous les sens et j’adore cela même si je suis aussi en plein doute sur l’histoire que j’ai choisie de raconter. Quelques indices : cela se passe en 2001/2002.  Nous sommes entrés de plein fouet dans une nouvelle époque et les personnages de mon histoire essaient de mener leur barque dans ce grand bordel qu’est le monde.  Et il y a beaucoup, beaucoup d’amour dedans. Parce que l’amour c’est quand même une valeur sûre, non ?

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Catégorie Interviews

J’adore New York, Isabelle Laflèche

L’histoire

Décrocher un job dans un grand cabinet d’avocats new-yorkais : pour Catherine Lambert, la petite frenchie, c’est un rêve. Manhattan, ses lieux branchés, ses boutiques fascinantes pour une accro du shopping… Mais dès qu’elle pose le pied à New York, tout part en vrille. Sa patronne ? Une hystérique ultra-exigeante. Ses clients ? Des types lubriques aux égos surdimensionnés. Ses collègues ? Des assoiffés de pouvoir prêts à tout. Heureusement que dans cet enfer, Catherine peut compter sur Rikash, son assistant indien qui la sort des situations les plus délicates. Et puis il y a ce riche homme d’affaires pour qui elle a le béguin : avec lui, c’est limousines, spas, haute couture et soirées chics ! Mais si cette histoire, comme tout dans cette ville, n’était que de la poudre aux yeux ?

Mon avis

Quel plaisir de découvrir la plume d’Isabelle Laflèche qui sème un vent de fraicheur sur la chick lit ! Avec J’adore New York, j’ai passé un excellent moment de lecture dans un univers à la croisée de ceux dépeints dans le roman Le diable s’habille en Prada et la série Suits qui se déroule dans un grand cabinet d’avocats d’affaires où tous les coups sont permis. Et le mélange de ces deux mondes – la mode et le droit – fonctionne à merveille.

Dans ce premier tome, on fait la rencontre de l’avocate française Catherine Lambert qui vient d’intégrer un éminent cabinet new-yorkais dans lequel elle rêve de devenir associée. Sauf qu’entre les collègues aux dents longues, les clients pervers et/ou manipulateurs, et sa passion sans faille pour la maison Dior, notre héroïne ne sait plus trop où elle en est ni ce qu’elle veut vraiment. Malgré une carrière parfaite et une vie pleine de privilèges, aurait-elle fait fausse route ?

Entre des dossiers plus ou moins complexes à gérer, une liaison inappropriée avec un businessman presque trop parfait et un quotidien survolté dans la ville qui ne dort jamais, Catherine va finalement mener la quête de toutes les jeunes femmes de son âge et finir par se poser les bonnes questions.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui nous entraine dans les hautes sphères d’un cabinet d’avocats, tout en nous partageant les petits plaisirs d’une éternelle accro du shopping qui ne sort jamais sans porter quelques gouttes de J’adore de Dior, forcément. Catherine est une femme moderne, intelligente et ambitieuse, mais elle fait aussi des erreurs et nous dévoile ses failles et ses doutes, ce qui la rend d’autant plus attachante. Sa relation avec Rikash en est la preuve, et j’ai hâte de retrouver cet improbable duo dans de nouvelles aventures aux quatre coins du monde !

 

J’adore New York d’Isabelle Laflèche, City Editions, 352 pages, 18,50 €.

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Catégorie Chick Lit / Romance

Le Jardin au clair de lune, Corina Bomann / Concours inside !

L’histoire

Le jour où un étrange vieil homme lui offre un violon orné d’une rose qui aurait appartenu à sa famille, Lilly Kaiser voit sa vie basculer. Quelle énigme renferment l’instrument et la partition intitulée Le Jardin au clair de lune dissimulée à l’intérieur ?
De Berlin à Londres en passant par l’Italie, ses recherches vont mener Lilly jusqu’à Sumatra, une île d’Indonésie intense au riche passé colonial. Des plantations de canne à sucre aux concerts éblouissants, Lilly met ses pas dans ceux de deux violonistes virtuoses, Rose et Helen, qui ont enchanté les foules cent ans plus tôt. Elle est encore bien loin de se douter qu’en pénétrant dans le mystérieux et sublime jardin « au clair de lune », elle a rendez-vous avec sa propre histoire… et avec l’amour.

Mon avis

Les Éditions Charleston ont l’art et la manière de nous offrir des sagas familiales qui nous transportent… Après avoir eu un coup de cœur pour La mer en hiver l’an passé, je me suis complètement laissée embarquer dans ce Jardin au clair de lune, un roman passionnant sur fond d’histoire coloniale et de musique classique.

Le récit commence en Allemagne dans la boutique d’antiquités tenue par Lilly Kaiser, pour nous conduire ensuite à Londres, à Crémone en Italie et enfin sur l’île indonésienne de Sumatra, alors que l’héroïne enquête sur l’origine d’un mystérieux violon ancien et découvre par ce biais l’histoire exaltante de ses propriétaires : Rose et Helen.

Ces deux femmes – des violonistes hors pair – vont permettre à Lilly de lever le voile sur tout un pan de son histoire familiale qu’elle n’aurait jamais soupçonné… Une aventure inattendue qui va pousser notre héroïne à sortir de sa zone de confort, elle qui s’était repliée sur elle-même à la mort de son mari.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui nous offre de magnifiques portraits de femmes et nous fait voyager aux quatre coins du monde et d’une époque à l’autre. Je l’ai trouvé bien équilibré, entre la quête de Lilly que l’on voit doucement reprendre goût à la vie et à l’amour, et l’histoire tragique de Rose, partagée entre sa passion pour le violon et son amour impossible pour un beau lord anglais…

Les chapitres consacrés à l’Indonésie sont de véritables invitations au voyage, à la rencontre d’un peuple et d’une terre magnifique pourtant défigurée par l’histoire coloniale et les catastrophes naturelles. Le violon tient également une place à part entière, et on se retrouve finalement très frustré de ne pouvoir écouter ce fameux Jardin au clair de lune, qui a l’air tout simplement sublime !

 

Le Jardin au clair de lune de Corina Bomann, Éditions Charleston, 448 pages, 22,50 €.

 

Le concours

Les Éditions Charleston ont la gentillesse de vous offrir un exemplaire pour que vous aussi, vous puissiez découvrir ce magnifique Jardin au clair de lune :)

Pour participer c’est simple, il vous suffit de :

- Laisser un commentaire sous ce post en expliquant pour quelle raison vous souhaitez le lire;

- Liker la page Facebook du blog et celle des Éditions Charleston;

- Partager le concours sur vos réseaux préférés.

Le concours est ouvert jusqu’au 12 juin 2016. Le nom du gagnant sera annoncé ici-même et sur les réseaux. S’il ne se manifeste pas, je procéderai quelques jours plus tard à un nouveau tirage au sort ;)

Bonne chance à tous !

Edit du 13 juin : bravo à Melcouettes qui a été tirée au sort ! Merci de m’envoyer tes coordonnées complètes à labulledecoco@yahoo.fr :)

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Catégorie Contemporain, Histoire

Forever Young, Charlotte Orcival

L’histoire

C’est une histoire d’avant. D’avant les sms, les emails, les statuts Facebook. D’avant les iPods, les cd. D’avant la chute des tours du 11 Septembre et celle du mur de Berlin. De la pop anglaise explosait dans les écouteurs de mon premier walkman tandis que les radios FM diffusaient une perpétuelle soupe musicale qui nous racontait que nous aurions une jeunesse éternelle. Et moi, et moi, du haut de mes 13 ans tout frais, je n’imaginais même pas qu’elle ne pourrait pas l’être. Bien sûr, j’écrivais dans mon journal que ma vie était pourrie mais j’éclatais de rire dans la seconde suivante.

Ceci est une histoire d’une année de survie. L’histoire d’une première histoire avec l’amour.

Mon avis

Forever Young raconte l’histoire d’Anna Sobieski, une jeune parisienne de 13 ans qui fait sa rentrée dans un lycée en Bretagne. Manque de chance : en plus d’être la petite nouvelle, elle est aussi la fille de la prof de maths. Mais heureusement, elle se fait tout de suite de très bons amis, Erwan et Laure, qui lui permettent d’intégrer assez facilement leur petit groupe. Et puis surtout il y a Julien, le don juan séduisant et mystérieux qui partage sa passion de la musique, et dont elle va tomber irrémédiablement amoureuse même s’il passe son temps à souffler le chaud et le froid…

Ce roman a été l’un de mes gros coups de cœur de ce début d’année. La plume de Charlotte Orcival est magnifique, tout en justesse, en délicatesse et en poésie, alors même qu’elle nous décrit le quotidien d’une adolescente comme les autres. A l’aide d’une anecdote ou d’une simple tournure de phrase, l’auteure arrive à rendre leur magie aux premières fois – à toutes les premières fois – à la passion qui nous anime à cet âge, aux petits bonheurs comme aux grandes tragédies auxquelles on peut être confronté, parfois trop tôt.

Forever Young a pour moi le goût de la vérité et de la nostalgie, un parfum des années 80 que l’auteure a su saisir admirablement pour retranscrire toute une époque et nous faire revivre ces années de jeunesse si particulières, si charnières dans une vie… Même si j’ai trouvé qu’Anna avait parfois le comportement de quelqu’un de plus âgé, ses sentiments et ses réflexions sonnent tellement justes et sont tellement poignants que j’ai suivi son histoire comme on lit un roman plein de suspense.

Ce premier livre de Charlotte Orcival nous offre une histoire que l’on garde comme un talisman précieux et que l’on a envie de faire découvrir à ses amis les plus proches comme quand ado, on partageait avec eux nos secrets les plus intimes… Un petit bijou de l’auto-édition à découvrir sans hésiter !

 

Forever Young de Charlotte Orcival, 314 pages, 11 €.

 

 

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