La Délicatesse, David Foenkinos

La Délicatesse, David Foenkinos

la delicatesse

Voilà un roman qui porte bien son nom ! Tout y est délicat : les personnages principaux (la douce et triste Nathalie qui vient de perdre son mari accidentellement et Markus, le collègue amoureux, maladroit et touchant), leur histoire d’amour improbable, aussi tendre qu’évidente…

Sans oublier le style léger et fantasque de David Foenkinos, qui se joue des codes de la littérature en ajoutant ici et là des définitions, des citations, des références à des chansons ou des films, mais aussi des listes de ce qu’un personnage aurait pu dire et des notes de bas de pages qui prêtent à sourire, et plutôt deux fois qu’une.

Non vraiment, il n’y a rien d’autre à faire que se laisser porter par cette romance où pour une fois, il ne s’agit pas d’un coup de foudre ou d’amoureux qui commencent par se détester avant de tomber dans les bras l’un de l’autre au dernier chapitre.

La Délicatesse parle plutôt de l’apprentissage de l’amour, entre deux êtres qui s’apprivoisent en douceur, malgré les circonstances. C’est un roman sans prétention, plein de douceur et de poésie, et qui mérite tout le bien que l’on dit de lui.

Avez-vous succombé à La Délicatesse vous aussi ?

La Délicatesse, de David Foenkinos, chez Folio, 209 pages, 6,50 €.

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5 Replies to “La Délicatesse, David Foenkinos”

  1. C’est un bon souvenir de lecture pour moi aussi; je l’avais commenté sur mon propre blog: http://fattorius.over-blog.com/article-grains-de-sable-dans-des-existences-ordinaires-73652466.html

    Je me souviens d’avoir rencontré David Foenkinos en 2001 à la Fête du Livre de Saint-Etienne – son roman “Entre les oreilles” m’avait laissé alors une impression mitigée. Depuis, je trouve qu’il s’est bonifié, qu’il a gagné en personnalité au fil de ses romans.

    Sur ce, je m’en vais explorer votre blog…

    1. Je ne connais pas (ou plutôt pas encore !) les autres romans de David Foenkinos, mais j’ai “Lennon” dans ma PAL… L’avez-vous lu ?

  2. Je n’ai pas lu “Lennon”… et sur ma pile à lire, j’ai encore “Bernard”.

    Celui que je préfère, de David Foenkinos, reste “Les coeurs autonomes”, un roman tragique (pour une fois) qui puise son inspiration dans les manifestations estudiantines (affaire Rey-Maupin). L’auteur, à mon avis, y montre sa maîtrise du genre sans se cacher derrière une facilité d’expression qu’on pourrait prendre pour de la superficialité.

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