La Pâtissière de Long Island, Sylvia Lott

La Pâtissière de Long Island, Sylvia Lott

La-patissiere-de-Long-IslandL’histoire

Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer aussi loin que possible de leur petit village de Frise orientale : à New York, chez ses deux frères. Avec pour seuls bagages son cœur brisé et la recette secrète de son gâteau au fromage blanc, elle débarque à Brooklyn en ce froid mois de novembre 1932, à la fois fascinée et terrifiée par ce qui l’entoure. Elle est bien loin de se douter de l’incroyable destin que lui réserve le Nouveau Monde.
Des décennies plus tard, Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, vient lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie la recette du cheesecake qui doit changer sa vie.

Mon avis

Je vais commencer cette chronique par une petite confession : ce roman a attendu dans ma PAL pendant presque un an et m’a fait culpabiliser pendant tout ce temps ! Je m’explique : malgré la couverture magnifique, le résumé qui correspondait parfaitement à mes goûts (le destin de deux femmes d’une même famille, à deux époques différentes) le tout couronné d’un soupçon de pâtisserie, je n’ai pas réussi à me lancer pour une raison “technique”. A chaque fois que je le sortais – généralement le soir, après une bonne journée de travail – la taille de la typo me décourageait. Et c’est bien dommage parce que d’une part, elle n’est pas si petite que ça et d’autre part, ce roman mérite largement qu’on prenne le temps de le savourer !

Avec La Pâtissière de Long Island, c’est tout un pan de l’histoire allemande que l’on découvre à travers le destin de Marie et de sa famille originaire de Frise orientale. Le récit commence dans les années 30 alors que la jeune femme est envoyée aux États-Unis où vivent déjà plusieurs de ses frères et sœurs. Elle découvre ainsi le Nouveau Monde, une autre façon de vivre et des idéaux modernes, tout en restant fidèle à Arthur, le maître d’école protestant dont elle est tombée amoureuse contre l’avis de son père.

Je n’ai malheureusement pas été captivée par cette histoire d’amour contrariée – il faut dire que dès le départ, je n’ai pas compris ce que Marie trouvait à Arthur, un personnage presque antipathique que j’ai eu du mal à cerner (à raison !) Par contre, j’ai vraiment apprécié que l’auteure s’attarde sur le thème de la famille, à travers les différences entre plusieurs générations, l’affection, le soutien mais aussi les disputes et les conflits qui surviennent alors que chaque membre essaye de réaliser ses rêves.

Si j’ai aimé découvrir la vie à Long Island à travers les yeux de Marie, de ses frères Willi et Fritz, ou encore de leurs amis écrivains, artistes ou entrepreneurs, j’ai trouvé que le récit trainait parfois un peu en longueur, au détriment de l’histoire de Rona, la petite-nièce de Marie qui essuie 70 ans plus tard un gros revers personnel et professionnel.

Néanmoins, l’histoire du Cheesecake New York Style est très réussie (et appétissante !) et Rona reçoit ce singulier héritage d’une bien jolie façon. J’ai beaucoup aimé la relation tardive entre Marie et Rona, et la “renaissance” de cette dernière qui nous fait découvrir la Frise orientale actuelle à la faveur d’un nouveau départ que l’on se plait à suivre et à s’imaginer.

En bref, La Pâtissière de Long Island est un roman historique très complet, avec de nombreuses qualités qui viennent compenser les petits bémols que j’ai évoqués. Je regrette seulement d’avoir mis autant de temps à le lire !

Ma note : 4/5

 

La Pâtissière de Long Island de Sylvia Lott, chez Piranha, 368 pages, 19 €.

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