L’affaire de la belle évaporée, J. J. Murphy

L’affaire de la belle évaporée, J. J. Murphy

affaire belle evaporee-crg.inddL’histoire

31 décembre, New York, à l’époque de la Prohibition.
En compagnie de ses fidèles amis, Woollcott et Benchley, Dorothy Parker fête le nouvel an à l’hôtel Algonquin. La grande star de théâtre et de cinéma, Douglas Fairbanks, y organise une réception dans sa luxueuse suite. Alors que la soirée bat son plein, l’un des invités, le Docteur Hurst, annonce qu’un cas de variole vient d’être détecté, et que l’hôtel est mis en quarantaine. Le cauchemar ne s’arrête pas là : quelques heures après le début des festivités, Bibi Bibelot, l’extravagante vedette de Broadway, est retrouvée sans vie dans un bain de champagne.
Dans une course contre la montre, Dorothy va mener l’enquête, épaulée par Sir Conan Doyle, le célèbre créateur de Sherlock Holmes. Une investigation à huis clos, où personnages réels et fictifs se croisent et se recroisent. D’un étage à l’autre, questions, dilemmes et révélations s’enchaînent et s’entrechoquent, alors que le meurtrier, lui, continue à échapper aux membres du Cercle Vicieux.

Mon avis

J. J. Murphy ravira les fans des aventures de Sherlock Holmes et des romans d’Agatha Christie avec cette histoire atypique qui nous plonge dans un huit-clos au charme incomparable : on se retrouve en effet le soir du réveillon du nouvel an dans le New York des années 20, dans un hôtel chic mis en quarantaine et avec le cadavre d’une actrice de Broadway sur les bras…

Dorothy Parker nous entraine dans un “jeu de l’assassin” plus vrai que nature, au cours duquel des personnalités connues vont lui prêter main forte pour découvrir le fin mot de l’histoire : Robert Benchley, Alexander Woollcott, le Dr Hurst… J’ai vraiment apprécié cette galerie de personnages hauts en couleur aux réparties vraiment impayables !

J’ai donc été ennuyée de… m’ennuyer à certains moments, parce que l’auteur à mon avis a trop (tout ?) misé sur ses personnages et leur humour pince-sans-rire, au détriment de l’enquête qui sert finalement de prétexte. Dans un roman policier classique, les indices sont semés au fur et à mesure des chapitres, ce que je n’ai pas retrouvé dans L’affaire de la belle évaporée et ce qui a joué sur mon intérêt.

Bien sûr, les mésaventures de Dorothy Parker et de ses acolytes – dont le célèbre Sir Arthur Conan Doyle en personne ! – ont été plaisantes à lire, mais sans jamais me donner l’envie de poursuivre ma lecture à tout prix pour dénouer les fils du mystère.

Un rendez-vous plutôt manqué en somme, même si je suis ravie d’avoir découvert la plume de J. J. Murphy et les célèbres “membres de la Table Ronde de l’Algonquin”.

Ma note : 3/5

 

L’affaire de la belle évaporée de J. J. Murphy, aux Éditions Baker Street, 336 pages, 21 €.

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