L’Île du Maudit, L’espoir est une terre lointaine #1, Colleen McCullough

L’Île du Maudit, L’espoir est une terre lointaine #1, Colleen McCullough

l'ile du mauditL’histoire

1775. Richard Morgan tient une taverne à Bristol. Lorsque son  fils unique disparaît et que son épouse est retrouvée morte, il est pris dans les rets d’une justice impitoyable. Il est jeté en prison, mais son calvaire ne s’arrête pas là… Condamné à l’exil, il embarque avec d’autres forçats sur une frégate qui les conduit, après un long voyage, sur une petite île perdue au large de l’Australie : Norfolk. Là, sur cette terre hostile, sa nouvelle vie l’attend. Des hommes violents gouvernent sans pitié, la loi du plus fort règne. Morgan devra faire preuve d’une force d’âme à toute épreuve pour parvenir un jour à faire sienne cette terre lointaine.

Mon avis

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, L’île du Maudit a été pour moi une grosse déception et ce pour différentes raisons. Tout a commencé avec le pitch qui ne correspond pas tout à fait au roman, dans le sens où il résume en fait les 2 tomes de cet énorme ouvrage qu’est L’espoir est une terre lointaine, paru en un seul livre dans sa version originale. Moi qui rêvais d’aborder les côtes australiennes, j’étais encore “coincée” sur la frégate quand ce premier tome a pris fin.

Mais je dirais que ce n’est pas le plus gros problème de ce récit – à mes yeux je le rappelle ! J’ai été bluffée par la richesse des détails historiques et la complexité de l’écriture de Colleen McCullough, mais je n’ai à aucun moment été embarquée dans son histoire, comme j’avais pu l’être il y a quelques années avec un autre de ses romans majeurs – je parle bien sûr de la célèbre saga Les Oiseaux se cachent pour mourir.

Dans L’île du Maudit, on suit les mésaventures de Richard Morgan confronté aux pires conditions de son époque : l’injustice, l’emprisonnement, la vie de forçat, la déportation à l’autre bout du monde… Mais comme je n’ai jamais réussi à m’attacher à ce personnage trop empreint de belles valeurs et de bonté pour être crédible, j’ai vraiment souffert de la longueur des chapitres et de certains passages qui m’ont semblé carrément indigestes.

Si je lui reconnais une grande valeur informative sur la vie dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, j’ai trouvé que ce premier tome manquait de souffle romanesque, de passion ou peut-être même d’un minimum de rébellion de la part de ce héros qui accepte toutes sortes d’injustices et de mauvais traitements sans jamais sourciller.

J’ai eu du mal à terminer ce livre et j’espère que la suite sera plus “facile” à lire, avec un héros moins soumis et plus dans l’action… même si je n’y compte pas trop et que je crains le manque de surprise quant à l’avenir de ce personnage à la dimension quasi-biblique.

Ma note : 2/5

 

L’île du Maudit, L’espoir est une terre lointaine #1 de Colleen McCullough, L’Archipel, 440 pages, 22 €.

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